South Kona, Big Island – Hawaii

La région de South Kona Coast désigne la partie littorale au sud de Kailua-Kona, à partir de la baie de Kealakekua. La baie est un site naturel admirable, réputé pour les plus beaux fonds marins de l’île (snorkeling, mais risque de requin au large). L’accès est délicat et se fait généralement via un prestataire lors de croisières-snorkeling.

D’un point de vue historique, Kealakekua est le lieu où le capitaine Cook fut tué le 14 février 1779 lors de sa deuxième visite sur l’île. Le site et l’événement sont matérialisés par un obélisque en marbre blanc, qui est techniquement sur le sol anglais, mais il est inaccessible (sauf en bateau, ou à pied, randonnée assez difficile) et on ne peut l’approcher en voiture que d’un mile environ, depuis Napo’opo’o Beach. Le lieu peut sembler incongru mais il faut savoir qu’à l’époque de Cook, Kealakekua était le principal site de peuplement de l’île.

Dans les hauts de la baie, une série de petites villes, Holualoa, Kainaliu, Kealakekua et Captain Cook, connues sous le nom de coffee towns, forment le centre de la culture du célèbre café Kona. Importé du Brésil au début du 19e siècle, le café Kona a été acclimaté à la côte sud-ouest de l’île et est devenu un produit gourmet. Des fermes de cafés (environ 700 en tout, souvent familiale) sont disséminées le long de la route et certaine se visite, avec dégustation à la clé. Les villages sont ruraux et luxuriants, ils ne présentent pas d’intérêt particulier si ce n’est une ambiance traditionnelle et la possibilité de goûter le café. Holualoa est le plus attrayant du lot. Depuis Kailua-Kona il faut juste quelques minutes pour monter dans les hauts et découvrir la région.

Au sud de la baie de Kealakekua, le site du Pu’uhonua O Honaunau National Historical Park est le site historique traditionnel le plus intéressant des îles, situé sur une péninsule de lave. Il n’y a pas de grands monuments mais on y trouve une belle plage (pas de baignade dans le parc), trois heiaus (temples hawaiiens traditionnels en pierre) et surtout le sanctuaire de pu’uhonua (dans la pratique une zone de lave délimitée par un mur de pierres), qui était un lieu de refuge pour ceux qui transgressaient les tabous.

Le kapu ou tabou était une particularité de la société hawaiienne qui réglait tous les aspects de la vie. Transgresser un tabou était puni par la peine de mort, mais les fautifs pouvaient se rendre, si ils y parvenaient, dans des lieux de refuges, ou lieux sacrés, comme celui-ci, afin d’y subir un rituel de purification et d’en ressortir libre. Quelques grands chefs étaient également considérés comme des pu’uhonua vivants. Les sites, intouchables, pouvaient également servir de refuge à des armées vaincues ou à des personnes ne souhaitant pas prendre part à une bataille.

Dans la pratique, les pu’uhonuas se trouvaient dans des lieux difficiles d’accès, et souvent gardés, aussi seuls ceux qui bravaient les soldats royaux ou les requins de l’océan pouvaient s’y rendre et avoir la vie sauve. Cette notion de gracier les plus téméraires faisait également partie intégrante de la société locale. Ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’archipel et à la culture hawaiienne ne doivent pas manquer cette visite.

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