Las Vegas, Nevada

New Jersey

Welcome to fabulous Las Vegas, ce fameux signe sur la route à l’entrée de Las Vegas Boulevard (mondialement célèbre sous le nom de Strip), vous laisse libre d’imaginer ce qui vous attend quelques kilomètres plus loin. En tout cas une chose est sûre, c’est vraiment fabuleux, mais peut-être pas comme vous le souhaiteriez. Scintillant dans le désert telle un El Dorado des temps modernes, Las Vegas est pour moi la ville la plus incroyable des Usa. A peine croyable déjà de par son développement. Au début du 20e siècle Las Vegas n’était rien de plus qu’une oasis en plein désert, un village agricole. L’ironie du sort veut que la ville ai été fondé par les Mormons, une communauté principalement installé dans l’état voisin de l’Utah et connue pour son goût limité pour la fête (pas d’alcool, pas de jeux). Aujourd’hui Vegas est une ville tentaculaire de 1,4 millions d’habitants et son penchant pour la fête délirante ne connaît aucune limite. Comme quoi, il ne faut jurer de rien ! Sin City (la ville du péché, tout un programme…) est résolument une ville à part et d’une complexité intrigante. Sur les 16 plus grands hôtels du monde, Vegas en compte 15. Ici les hôtels ne sont pas là pour accueillir les touristes, ils sont les attractions qui font venir les touristes. Une logique unique rendue possible grâce aux dépenses pharaoniques de ces hôtels-casino pour vous amener à un seul et unique but : mettre votre premier jeton dans une machine à sous. Le jeu, voici la colonne vertébrale de Vegas, vous vous en doutez. Depuis les années 1950, Las Vegas est réputée dans le monde entier comme la destination numéro 1 pour jouer. Pourtant la ville ne se repose pas sur ces lauriers. La première fois que l’on arrive on s’attend à découvrir une ville kitsch au possible mais bien au contraire, les milliards qui sont en jeu ne laisse aucune place à la nostalgie. Je dirai que Vegas est la ville des Usa qui évolue et change le plus rapidement. Les modes passent à une telle vitesse ici que deux visites ne sont jamais pareils. C’est sûr, on y voit encore de nombreux sosies d’Elvis (dont certain totalement farfelue, comme des Elvis nains ou déguisé en Père Noël) mais ce qui marque le plus la ville c’est la recherche permanente de la nouveauté. C’est très flagrant dans de nombreux domaines, que se soit l’architecture, la gastronomie ou les spectacles. Il y a sans cesse quelque chose de nouveau qui dépasse tout ce que la ville avait connu jusqu’à présent. Cependant il y a une constante qui demeure, c’est que Las Vegas n’a jamais été, n’est pas et ne sera sûrement jamais une destination familiale. Oubliez tout ce que vous avez lu, vu, entendu, les enfants n’ont pas leur place dans cette immense foire pour adultes.

Un peu d’histoire (intéressante)
Difficile d’admettre que Las Vegas ai une véritable histoire tant elle est justement réputée pour ne pas en avoir. Pourtant Vegas n’est pas sortie du désert en un clin d’oeil comme on peut le voir écrit un peu partout. C’est depuis longtemps une oasis au coeur de ce désert particulièrement hostile qu’est le Mojave du nord. Le nom de Las Vegas – signifiant “les prairies” – est connu des voyageurs depuis 1829 comme une étape de ravitaillement sur le Old Spanish Trail (une ancienne route commerciale entre Santa Fe et Los Angeles). Pour le reste il faut avouer que l’histoire de Vegas est bien mince et tiens en quelques événements qui pourrai se raconter sur un post-it. C’est très certainement je crois l’une des grandes villes du monde dont l’histoire est la plus courte, excepté peut-être quelques villes chinoises qui ont poussé comme des champignons. Des villes américaines fondées au 20e siècle, Vegas est la seule qui dépasse aujourd’hui le million d’habitant. Etonnant lorsque l’on sait qu’en 1900 la région ne comptait que 30 pionniers. En 1905 tout s’accélère tandis que le chemin de fer reliant Salt Lake City à Los Angeles est terminé et fait étape dans le village. Ironie de l’histoire, le Nevada est le premier état américain à interdire le jeu en 1909. Un comble quand on y pense ! Cela dit, en 1931 les paris deviennent à nouveau légaux et par un heureux hasard Las Vegas trouve ses premiers clients dans les ouvriers du Hoover Dam tout proche – un immense barrage dans le désert -, ravis de pouvoir dépenser leur paye et se divertir. En 1935 c’est encore le Hoover Dam qui donne un coup de pouce à la ville en lui offrant littéralement une abondance d’eau (indispensable pour se développer en plein désert) et d’électricité (dont Vegas fera un usage immodéré dans ses fameux néons). En 1941, une nouvelle ère débute pour la ville avec l’ouverture de son premier vrai hotel-casino, El Rancho (d’abord appelé le Thunderbird Hotel). L’entreprise est profitable et rapidement l’idée de gagner énormément d’argent au beau milieu du désert via une activité très nébuleuse attire le regard de la mafia. C’est le célèbre gangster Bugsy Siegel, déjà propriétaire du El Cortez dans le centre de Vegas, qui ouvre le premier casino ouvertement mafieu de la ville en 1946, le Flamingo. Au final l’affaire est loin d’être une réussite mais c’est une autre histoire (que je vous raconterai…). Quoiqu’il en soit la mode est lancé et dans les années 1950 Las Vegas est en pleine explosion. C’est même the place to be aux Usa pour tout ce qui touche aux spectacles et aux divertissements. A cette époque ni NYC ni Los Angeles ne peuvent rivaliser avec la ville du désert qui se fait déjà appeler Sin City (la ville du péché). Au même moment l’armée s’installe à proximité pour y tester sa nouvelle invention, le Projet Manhattan, la bombe atomique. Les champignons de la bombe A étaient visible depuis la ville et on se rendait volontiers dans le désert avec son pique-nique pour mieux apprécier le spectacle. Franck Sinatra fait ses débuts au casino Desert Inn en 1951. Le King, Elvis, se révèle peu après au New Frontier (bien que sa carrière à Vegas ne se verra couronnée de succès que bien plus tard en 1969). En 1960 Las Vegas est déjà la ville totalement dingue qu’elle est toujours aujourd’hui. C’est l’apogée du Vegas de la mafia. Une épopée qui prend fin au tournant des années 1970’ lorsque des entrepreneurs plus conventionnels prennent la main sur la ville. La mafia est traquée par le FBI et disparaît publiquement au cours des années 1980’. Une disparition évidement douteuse, toujours aujourd’hui. Vegas connaît alors ses premières crises et doit se réinventer pour continuer à exister dans sa folie. Les temps sont durs et la misère apparaît pour la première fois derrière le vernis de la ville. L’étincelle revient en 1989 avec l’ouverture du Mirage. Cet hôtel-casino est d’un genre nouveau pour Vegas car il dépasse le simple loisir du jeu en proposant des animations (notamment une vraie fausse éruption de volcan chaque soir sur le Strip), des dizaines de restaurants, des milliers de chambres. Il est le premier mega-resort du Strip. S’en suit un boom de la construction sans précédent avec l’arrivée de l’Excalibur, du MGM Grand (6852 chambres !), du Luxor, puis de reproductions miniatures de véritables villes comme le New-York New-York, le Venetian, le Paris et enfin une émergence du luxe avec le Bellagio ou le Monte-Carlo. De nos jours Las Vegas continue son petit bonhomme de chemin, toujours dans la démesure, mais la crise mondiale est un jeu très dangereux pour cette ville dont la seule raison d’être est de divertir les gens qui viennent de recevoir leur salaire, comme autrefois les ouvriers du Hoover Dam…

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