Downtown Manhattan, New York City, NY

New Jersey

Downtown Manhattan, le centre-ville (comprenez par là aux USA qu’il s’agit du centre des affaires où l’on trouve les bureaux), comprend les quartiers situés sous la 14e street. Le secteur compte de nombreux et impressionnants buildings, des quartiers à la mode, des rues historiques (à petite dose) et des recoins un peu délabrés. C’est l’un des lieux les plus animé et fascinant de New-York. Au sud de Manhattan, Downtown compte deux îles très célèbres pour les monuments et musées qu’elles abritent, à savoir la Statue de la Liberté et Ellis Island. Sur l’île de Manhattan à proprement dite le quartier le plus au sud est le Financial District traversée par Wall Street et où l’on trouve le quartier historique de South Street Seaport. Les emblèmes du quartier sont ses immenses buildings en verre qui forme l’image la plus connue de New-York. Au nord du Financial District les immenses batiments du Civic Center (abritant, entre autre, la mairie de New-York) marque la limite sud de l’un des quartier emblématique de la ville : Chinatown. Au milieu de cette mini-nation asiatique se trouve les quelques rues qui constituent Little Italy, autrefois un véritable quartier napolitain, aujourd’hui un lieu essentiellement fréquenté par les touristes. A l’est de Chinatown, le fameux Lower East Side (LES) est un quartier typiquement new-yorkais ou se mêlent le délabrement et les lieux à la mode. Le LES a toujours été un quartier d’immigration, accueillant de nombreuses communautés au fil de son histoire, le plus souvent dans une grande pauvreté. Pendant la plus grande partie de 20e siècle le LES fût un quartier très majoritairement juif. C’est aujourd’hui un mélange de latinos et de hipsters (les bobos new-yorkais) comme en témoigne les nombreux bars et restaurants branchés. A l’ouest de Chinatown on découvre les quartiers indissociables mais différents de TriBeCa (triangle below canal street, le triangle sous la rue Canal) et SoHo (south of houston street, au sud de la rue Houston). Ils s’agissaient initialement de secteurs industriels mais se sont aujourd’hui des quartiers résidentiels haut de gamme, très typiques là encore du paysage urbain new-yorkais avec des nombreux lofts aménagés dans d’anciens entrepôts. SoHo est également connu pour abriter des boutiques haut de gamme et pour être l’épicentre du cinéma new-yorkais d’aujourd’hui, bien que cela ne soit pas très visible pour l’oeil des touristes. A proximité, NoLita est un micro-quartier réputé pour ses nombreuses boutiques et ses restaurants à la mode. Au nord de Houston Street, Downtown prend un autre visage avec ce que les new-yorkais appellent les Villages. West Village et East Village, respectivement à l’ouest et à l’est de Broadway, possèdent deux ambiances bien différente mais qui ont en commun d’être le repaire des bobos de la ville. L’East Village est apprécié pour son animation, ses bars, ses restaurants et son atmosphère bohème chic. Le West Village est plus intello, plus traditionnel, plus riche aussi. Les deux quartiers sont des hauts lieux de sorties pour les new-yorkais. Enfin on ne peut évoquer Downtown sans parler de Ground Zero, le mémorial des attaques du 11 septembre 2001 sur les Twin Towers. La reconstruction du site est aujourd’hui en bonne voie pour accueillir un nouveau complexe de buildings futuristes qui devraient conforter Big Apple dans son rôle de centre du monde.

Statue de la liberté
Se tenant fièrement face à Manhattan dans le New York Harbor, la Statue de la Liberté,  que les new-yorkais surnomme Miss Liberty, est depuis toujours le symbole du rêve américain. Il s’agit d’une représentation allégorique de la liberté tenant un flambeau pour éclairer le monde. Comme chacun le sait, il s’agit là de l’oeuvre d’un français (cocorico !), Auguste Bartholdi. Il créa le monument à Paris entre 1874 et 1884 aidé notamment d’un certain Gustave Eiffel. La sculpture fût offerte aux USA pour célébrer la fraternité entre les français et les américains. La statue la plus célèbre du monde moderne symbolise parfaitement les liens intimes mais complexes qu’ont toujours entretenus les deux pays. Il est possible de se rendre sur l’île de Liberty Island, mais malheureusement il n’est plus possible de se rendre sur la tête de la statue depuis les attentats du 11 septembre. Cela reste néanmoins une attraction très prisée et mieux vaut prévoir de l’attente à l’embarquement du ferry. Aussi je vous conseille de faire d’abord un tour sur le Staten Island Ferry qui vous permettra de voir la statue de près et qui a de plus l’énorme avantage d’être gratuit. Vous pourrez ensuite décider si oui ou non vous souhaitez en voir plus.

Ellis Island
Juste en face de la statue, Ellis Island reste célèbre pour avoir été l’accès de l’Amérique pour près de 12 millions d’immigrants. Initialement appelée Gibbet Island par les Anglais, qui utilisaient l’île comme un bagne, Ellis Island est devenu la porte d’entrée des USA en 1892. Son rôle était principalement d’absorber le flux de migrants en provenance de l’Europe du sud et de l’est. La station d’immigration resta ouverte jusqu’en 1954 date à laquelle elle fût abandonné et commença lentement à décliner. Les immigrants qui arrivaient via Ellis Island était les passagers des classes les plus pauvres des navires. Les passagers plus riches avaient tout le loisir de se soumettre aux formalités (souvent moins draconiennes) à bord de leur cabines. La plupart des familles arrivaient affamées et sans aucunes ressources. Beaucoup se faisaient arnaquer à leur débarquement par des petits truands qui vivaient en volant les bagages des nouveaux arrivant ou bien en changeant à des taux très élevés le peu de monnaie que certain avaient pu apporter. Les familles étaient séparées dès leur arrivée sur l’île, les hommes d’un côté, les femmes et les enfants dans d’autres salles, tandis que les premiers contrôles servaient à refuser les indésirables et les infirmes. Les bateaux d’immigrants avaient pour obligation de ramener à leur port d’origine tous ceux qui ne passaient pas les contrôles. Cependant moins de 2% de la totalité des immigrants passés par Ellis Island ont été refoulé. La plupart de ceux qui étaient refusés à l’immigration tentaient de s’enfuir à la nage vers Manhattan et souvent on ne les retenait pas vraiment. Au moment de sa fermeture Ellis Island n’était plus le petit îlot de ses débuts, c’était un immense complexe avec un impressionnant bâtiment central. Aujourd’hui il s’agit du Ellis Island Immigration Museum. Ce musée est l’une des grandes attractions new-yorkaise, à plus forte raison pour les américains qui peuvent y consulter les registres pour tenter de retrouver un ancêtre qui aurait franchi ici même les portes de l’Amérique. L’exposition Treasures From Home présente des objets laissés par les immigrants. Un bon moyen de faire le lien entre l’Amérique et la vieille Europe. D’ailleurs l’attrait de la visite d’Ellis Island dépend surtout de votre intérêt historique pour ce lien.

The Financial District
Le Financial District de New-York constitue la pointe sud de l’île de Manhattan. C’est le quartier des affaires, littéralement le “quartier financier”. Comme pour beaucoup de quartiers new-yorkais vous verrez ou entendrez peut-être son nom abrégé en FiDi (Financial District). Avec ses immenses buildings symbole de puissance économique, ses foules de working boys & girls et ses canyons urbains, le Financial District est l’un des grands clichés de l’imaginaire populaire associé à NYC. Dans la pratique c’est loin d’être le quartier le plus passionnant ou le plus animé de la ville mais cela reste selon moi une étape incontournable lors d’une visite en règle de Manhattan. A éviter toutefois le weekend et particulièrement le dimanche lorsque les rues sont presque désertes. Les activités financières à New-York datent de la fin du 18e siècle mais ce n’est qu’à partir de 1817 que la bourse de New-York, le New York Stock Exchange (NYSE), s’est organisée de façon concrète. Wall Street, la rue centrale de ce microcosme, est toujours l’une des grandes institutions financières du monde et c’est incontestablement le coeur de ce quartier. Toutefois le Financial District risque de vous surprendre sur un autre point. C’est en effet l’un des lieux les plus historiques de New-York.  Ainsi l’architecture et les rues pavées du micro quartier de South Street Seaport sont l’un de mes incontournables à Big Apple. Pour résumer, d’un point de vue touristique il n’y a que quatre lieux qui peuvent vous faire venir dans le Financial District. Le premier c’est donc South Street Seaport. Le second c’est ce que l’on appel toujours Ground Zero et qui est aujourd’hui le nouveau World Trade Center. Le troisième c’est le célébrissime magasin Century 21 qui n’est pas une agence immobilière mais le temple absolu de la démarque. Le quatrième c’est Wall Street où nous allons tout de suite.

Wall Street & Environs
Soyons honnête d’emblée, Wall Street est plus un nom qu’autre chose. Il est fort probable d’ailleurs que vous n’y passiez pas plus de temps qu’il n’en faudra pour vous dire, “j’y suis allé”. Mais tout d’abord intéressons nous à ce fameux nom justement. Pourquoi Wall Street, la “rue du mur” ? La logique américaine étant implacable, il y a bel et bien eu un mur ici même construit en 1653 sur commande du gouverneur hollandais Peter Stuyvesant (probablement un mal aimé car de nombreux quartiers défavorisés de la ville portent son nom aujourd’hui). Le mur devait servir de protection contre les colons britanniques installés plus au nord. Aujourd’hui il n’y a plus aucune trace du mur et cette rue ressemble aux autres du quartier, entourée par d’immenses buildings de bureaux. Le gigantisme des constructions vous donnera sûrement le vertige (au sens propre si vous regardez en l’air) et vous comprendrez mieux d’où vient le surnom de canyon donné à certaine rue new-yorkaise. Le bâtiment le plus convoité de la rue est bien entendu la Bourse de New-York, ou New York Stock Exchange en anglais. Vous n’aurez aucun mal à remarquer le building néoclassique par la profusion de mesures de sécurités qui l’entoure. C’est vraiment dommage mais on ne peut plus assister en tant que spectateurs aux échanges qui ont lieu dans la salle des marchés et ainsi profiter de son ambiance survoltée. La seule chose qu’il est désormais possible de faire c’est de photographier la célèbre statue du taureau en cuivre, symbole de la rue. C’est un taureau car dans le jargon on dit bull market (le marché du taureau) lorsque les affaires vont bien. Au contraire on dit bear market (le marché de l’ours) lorsque la bourse s’effondre. Inutile donc de chercher une statue d’ours ! Par la même occasion inutile également de chercher la statue du taureau car celle-ci ne se trouve pas sur Wall Street mais sur Broadway au niveau de Bowling Green Park. Par dépit de ne pas pouvoir visiter la Bourse et de ne pas voir le fameux taureau (qui n’est pourtant pas loin) la plupart des touristes vont donc s’asseoir sur les marches d’un autre beau bâtiment gardé par la statue de George Washington, souvent sans remarquer ni le bâtiment ni la statue. Il s’agit du Federal Hall National Memorial. L’entrée est gratuite et c’est un musée qui relate les premiers jours du premier président du pays (Washington, of course), fascinant pour qui aime un peu l’histoire des Usa. Voilà, vous avez fait à peu près le tour de Wall Street. Pour avoir vraiment tout vu, continuez vers l’extrémité ouest de la rue (à l’angle de Broadway) jusqu’à Trinity Church. Cette église aux airs anglais a été construite en 1846 et fût ensuite pendant 50 ans rien de moins que la plus haute construction de New-York. Incroyable quand on y pense car c’était il n’y a pas si longtemps et surtout aujourd’hui Trinity Church paraît bien petite entourée par les buildings géants du quartier. Pour la petite histoire, l’église abrite la tombe de Alexander Hamilton, le premier Secrétaire du Trésor américain (qui est donc tout à fait à sa place ici). Il fût tué en duel à l’époque par Aaron Burr, alors vice-président du pays (comme quoi la politique était un métier dangereux en ce temps là !). Si je vous en parle c’est qu’Alexander Hamilton est probablement la figure que vous verrez le plus lors de votre séjour aux Usa, sans même le savoir, car il se trouve sur les billets de 10$. En descendant un peu Broadway, juste derrière  la statue du taureau (voir un peu plus haut pour la description) se trouve Bowling Green Park. Le terme de parc est présomptueux et beaucoup de passant ne remarque même pas ce petit square qui marque l’extrémité sud de la plus longue avenue de Manhattan (Broadway). Pourtant c’est ici que la meilleure affaire immobilière (ou la pire arnaque, selon le point de vue) de l’histoire à été enregistré. Peter Minuit, alors gouverneur hollandais de la colonie de New Amsterdam (le premier nom de New-York City) y acheta l’intégralité de l’île de Manhattan aux amérindiens qui y résidaient contre une poignée de babioles dont la valeur totale ne devait pas excéder les 25$. Pour le même prix il serait bien difficile aujourd’hui d’y acheter autre chose… qu’une poignée de babioles. Si le Bowling Green Park vous décois, continuez un peu vers le sud pour arriver à Battery Park, un vrai espace vert ou les office workers (les employés de bureaux) viennent déjeuner en été avec vue sur leurs buildings et sur la Statue de la Liberté.

South Street Seaport
Water, Fulton et Front Streets forment le micro-quartier historique de South Street District. Bien entendu tout ce que vous y verrez à été retravaillé et rénové (et pas qu’une fois) mais disons que pour New-York (qui ne regarde que vers l’avant) c’est tout de même une belle plongée dans le passé. C’est très clairement l’un des quartiers les plus intéressants de Manhattan, bien qu’il soit tout petit.  Initialement il s’agissait d’un secteur portuaire florissant mais lorsque le commerce s’en est allé (vers les outers borough dont Brooklyn et le Bronx) les divers entrepôts ont été abandonnés, jusqu’à la première vague de rénovations dans les années 1970. Encore quelques années en arrière on pouvait toujours visiter l’un des derniers monuments du quartier, le Fulton Fish Market, un repère notoire de la mafia et un marché aux poissons pour professionnels qui était le plus grand de New York. Il a déménagé lui aussi vers le Bronx, dans un lieu ou vous n’irez jamais (sinon fuyez, pauvres fous !). Aujourd’hui South Street Seaport est donc un quartier entièrement touristique. C’est quand même sympa car c’est le seul lieu où l’on peut se projeter grandeur nature dans la ville telle qu’elle était à ses débuts. On y trouve des boutiques, restos et bars branchés et au milieu de cette débauche bobo, la Fraunces Tavern. Ce bâtiment là, mesdames et messieurs, est le plus ancien de New York. Évidemment après toutes ces rénovations il est sûrement plus récent que beaucoup de building de Midtown, donc le sujet fait débat parmi les new-yorkais, mais une chose est sûre, on ne peut pas lui enlever son aspect historique. C’est ici en 1783 que George Washington, juste après l’indépendance américaine, fît ses adieux à ses officiers dans le but de retourner vivre une vie paisible et rurale chez lui en Virginie. Perdu ! L’homme ne deviendra pas fermier comme il l’aurait souhaité mais le premier président de la nouvelle nation. Parfois le destin vous poursuit, qu’il en soit ainsi ! Faite comme lui, non ne partez pas en Virginie, venez à la Fraunces Tavern qui est toujours… une taverne-musée où l’on peut découvrir l’histoire du lieu. Pour en savoir plus sur le quartier vous irez au South Street Seaport Museum. Si ça ne vous intéresse pas plus que ça, il y a de bonnes chances que vous vous retrouviez au Pier 17, après être passé sous la FDR, sorte de périphérique démoniaque new-yorkais où mieux vaut prier de ne jamais s’y retrouver en voiture (ni à pied, ni à vélo ni rien d’ailleurs). Le Pier 17 est un mall, un centre-commercial, enfin… ça c’est du passé. Et oui, malheureusement ce mall assez sympathique est fermé depuis l’ouragan Sandy qui a fait beaucoup de dégâts à South Street Seaport. Le quartier a été bien restauré mais Pier 17 n’y a pas survécut. Il ne rouvrira pas mais on peut toujours y apprécier de belles vues sur Brooklyn et son célèbre pont depuis les berges aménagées de l’East River.

Brooklyn Bridge
Même si fort logiquement le Brooklyn Bridge (ou pont de Brooklyn en français) vous fera sortir de Manhattan (pour vous emmener à Brooklyn vous l’aurez compris, du moins je l’espère sinon votre sens de la déduction laisse à désirer) il n’en est pas moins indissociable de Downtown ne serait-ce que parcequ’il vous offre les meilleurs vues possibles sur les buildings de ce dernier. Le pont le plus connu de New-York (et certainement l’un des plus célèbre du pays avec le Golden Gate de San Francisco) est adoré par les new-yorkais, comme jamais vous pensiez qu’il était possible d’adorer un pont. Pour les visiteurs aussi c’est un incontournable. Tenez vous le pour dit, il est possible de laisser de côté la visite de la Statue de la Liberté mais ne pas arpenter le Brooklyn Bridge est une faute de goût touristique quasi impardonnable. Aujourd’hui l’un des nombreux pont enjambant l’East River, il fût en son temps une prouesse technologique mondialement reconnue. En 1883, lorsque le pont a ouvert, il s’agissait du premier à utiliser des câbles en acier et pendant 20 ans il à été le plus grand pont suspendu du monde. Maintenant ce mode de construction est tellement répandu aux Usa que les petits américains le dessine dès la maternelle. Désormais il n’est donc ni le plus grand ni le plus innovant mais son architecture particulière et les panoramas fantastiques sur la Grosse Pomme en font une étape classique d’un séjour à New-York. Les piétons et les voitures sont séparés. Une voie surélevée en bois permet de l’arpenter à pied en oubliant la circulation intense qui défile quelques mètres en dessous. Inutile de préciser qu’il faudra oublier la balade romantique car le pont est très fréquenté tout le temps. Enfin une petite précision, le pont est assez long il faut donc prévoir au moins une heure pour faire l’aller-retour jusqu’à Brooklyn. Cela dit tant que vous y êtes il serait vraiment dommage de ne pas continuer jusqu’au quartier de Brooklyn Heights pour faire une pause avant de reprendre le pont vers Manhattan.

Civic Center
En revenant du Brooklyn Bridge vous aurez sûrement besoin d’une petite pause car c’est tout de même une belle balade. Je vous invite donc à vous asseoir dans le City Hall Park si le temps le permet. C’est un grand square à l’angle de Broadway et de Park Row. De là observez les buildings autour de vous. Si vous doutiez encore du gigantisme de New-York, n’en doutez plus, tous les bâtiments que vous voyez ici forment la mairie de la ville et ses multiples ramifications. Cela vous donne une idée de certain casse-tête administratif auquel sont confrontés les new-yorkais lorsque vous êtes au 23e étage d’un immeuble et que l’on vous dit que le bureau que vous recherchez se trouve à 3 blocks de là au 36e étage d’un autre building. Mieux vaut prévoir son après-midi de libre rien que pour la marche ! Parmi ces buildings vous n’aurez aucun mal à repérer le plus connu, remarquable à sa ligne classique et à ses décorations gothiques, le Woolworth Building. Situé au 233, Broadway, le Woolworth est immanquable pour les férus d’architecture, au moins autant que les Empire State ou Chrysler Buildings. Ce bâtiment représente singulièrement les buildings new-yorkais et pour beaucoup il en est l’essence même. Il fût construit par un commerçant, Frank Woolworth, ayant fait fortune avec ses boutiques Woolworth  Great Five Cent Store (littéralement “les super boutiques Woolworth ou tout est à 5 cents”), des sortes de “tout à 1 euro” qui n’existe plus sous leurs formes originales mais qui ont fait des milliers d’émules dans le pays. Quoiqu’il en soit il avait amassé une telle fortune en vendant des bricoles variées qu’il s’était offert ce building en espèces. D’ailleurs l’immeuble respire la passion de l’argent et je vous encourage à regarder de plus près les reliefs, notamment dans le hall si vous pouvez y accèder. Vous ne rêvez pas ils représentent bien Mr Woolworth en train de compter sa fortune en pièces jaunes. La beauté du building évoque ce paradoxe américain où l’inspiration et le sens du visuel se mêle souvent au mauvais goût. En remontant en haut du City Hall Park via Broadway, vous arrivez au Civic Center officiel, c’est à dire tout les bâtiments administratifs dont je vous parlais ci-dessus. Au centre de ce mic-mac de buildings se trouve le City Hall (au coeur du City Hall Park bien nommé), le bâtiment central de la mairie (pas facile à suivre, je sais). Il y a peu de chance que vous le visitiez mais je vous en parle plutôt pour la symbolique. Les new-yorkais adorent ce qu’ils appellent les parades. Il y en aura sûrement une lors de votre visite car il y en très régulièrement. La moindre victoire sportive, la moindre bonne nouvelle impliquant un new-yorkais donne lieu à une parade. Celles-ci sont des marches joyeuses et souvent spectaculaires qui suivent Broadway et ont toutes pour destination le City Hall depuis que l’aviateur Charles Lindbergh y a été salué en héros en 1927. Donc si une équipe sportive new-yorkaise gagne un trophée ou un match important durant votre séjour, oubliez le shopping le lendemain sur Broadway (qui risque fort d’être bloqué dans tous les cas) et rendez-vous au City Hall pour apprécier l’expérience.

Chinatown
En passant le Civic Center au nord et en vous dirigeant vers l’East River (à l’est donc) vous arrivez à Chinatown. Inutile d’être guidé pour le deviner car Chinatown n’est pas un simple quartier chinois, c’est tout simplement la Chine déguisée en New-York. La communauté chinoise a commencé son immigration à Manhattan vers le milieu du 19e siècle. La plupart de ces immigrants avaient déjà travaillé dans l’ouest du pays, principalement dans la construction de chemin de fer ou dans les mines d’or de Californie. La vie rude et le mauvais sort qui leur était réservé les poussaient à chercher une vie meilleure sur la côte est. Pour beaucoup il ne s’agissait que d’une étape avant le retour vers la Chine. Au final peu d’entre eux sont rentré au pays et beaucoup sont restés et chinatown est devenu un quartier permanent. Bienvenue dans le quartier ethnique le plus vibrant et le plus immersif de Big Apple. Un quartier dont l’extension semble ne jamais finir, à l’image de la Chine finalement. Autrefois resserré autour de Mott et Pell Streets, Chinatown empiète désormais allègrement sur Little Italy (surnommé Chinataly) et sur le Lower East Side (qui deviendra probablement un jour le Upper Chinatown). Canal, Pell, Bayard, Doyers et Bowery streets sont les artères les plus marquantes du quartier. Un communauté forte de près de 150.000 chinois se concentre dans le district, et je ne compte pas les autres (et nombreuses) communautés asiatiques qui sont venus s’y greffer au fil du temps. Vous trouverez dans le quartier pas moins de sept journaux quotidiens sans un mot d’anglais (si ce n’est “New-York”) et au moins 200 restaurants proposant toutes les spécialités de l’extrême orient. Vous n’aurez jamais fait le tour de la Chine et de l’Asie aussi rapidement qu’ici ! Toutefois ce qui caractérise singulièrement Chinatown, et le place à part dans l’infinie mosaïque des quartiers new-yorkais, c’est sa vitalité économique – sur un périmètre assez restreint se trouve des centaines d’usines de confections et des milliers de boutiques – et sa stabilité sociale. Cependant d’un point de vue touristique on ne peut pas dire qu’il y ai beaucoup de sites incontournables à Chinatown. Il s’agit plutôt d’un quartier à envisager dans son ensemble, où se plonger dans un buzz et une énergie incroyable, où se frayer un chemin parmi la foule dans les rues et ruelles (le quartier est sûr, n’hésitez pas), où acheter de tout et n’importe quoi (souvent introuvable ailleurs à NYC) et où se retrouver téléporté dans l’arrière-salle d’un restaurant digne d’une ruelle de Guangzhou ou d’une avenue de Kuala Lumpur.

Little Italy
Au nord de Canal street, le long de Mulberry street, le quartier de la petite Italie d’aujourd’hui est à des années lumières de ce qu’il était autrefois. Peuplé à l’origine au 19e siècle par un afflux gigantesque d’immigrés italiens, Little Italy n’est désormais plus qu’une petite ombre de la mère patrie. La hausse immodérée des loyers et l’expansion inexorable de Chinatown ont poussé de nombreuse famille à quitter le quartier, principalement vers Belmont dans le Bronx. Paradoxalement avant qu’il ne devienne une parodie de lui même on voyait Little Italy d’un mauvais oeil à Manhattan. Maintenant qu’il est presque un parc d’attraction les touristes s’y rendent en masse. Une chose ne change pas, les new-yorkais n’y vont toujours pas car pour eux le quartier est passé de peu fréquentable à piège à touriste, à l’instar de Times Square. Malgré tout je vous avoue que j’aime bien cette rue. Sous la profusion de drapeaux italiens on y trouve quelques bonnes adresses, d’authentiques épiceries et du café fort, le tout dans une ambiance italo-new-yorkaise clichée. Bien sûr la plupart des restaurants sont trop touristiques et ne sont pas bon marchés mais si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas vous rendre dans le Bronx à Belmont (et je pense effectivement que vous ne pouvez pas et que vous ne voulez pas non plus) alors Little Italy mérite un petit détour ne serait-ce que pour voir. Si vous êtes à NYC au mois de septembre, vous pourrez assister à la Festa di San Gennaro, une grande fête souvent agitée où tout les italiens de la ville converge vers leur ancien quartier pour célébrer le saint patron de Naples et manger toutes les spécialités de leur pays sur un immense marché en plein air.

NoLiTa
Littéralement North of Little Italy (au nord de Little Italy), NoLita s’étend autour de Houston street entre Bowery et Lafayette street. A l’origine il s’agissait d’un quartier italien comme son grand frère au sud. Désormais les italiens sont presque tous partis mais à l’inverse de Little Italy, NoLita à choisi de se reconvertir dans ce qui marche le mieux à NYC, le mouvement hipster. C’est donc maintenant un petit quartier très branché (et sympathique) ou l’on trouve de nombreuses boutiques fashion, des restaurants hype, des cafés cool et plusieurs librairies, le tout dans de beaux immeubles en briques rouges à l’architecture typiquement new-yorkaise. Je vous conseil d’y faire un tour.

SoHo
Entre SoHo et NoLita (je ne vous avais pas menti en vous disant que les new-yorkais adorent les petits noms pour leurs quartiers) il n’y a qu’un pas, parfois c’est même un doux mélange. On ne sait pas trop quand commence SoHo et où fini NoLita, à vrai dire cela n’a pas grande importance car les deux sont le royaume incontesté des hipsters, les bobos new-yorkais. Depuis le début des années 1980, SoHo, South of Houston, littéralement le quartier au sud de la rue Houston, est un monde peuplé de galeries, de boutiques chics ou moins chics mais à la mode, de bars cosmopolites et de tout ce que Nyc compte comme faune branché et fashion (ou qui aimerai l’être tout du moins). Cela n’a pas toujours été le cas. Au début du 20e siècle, SoHo était un no-man’s land d’entrepôts et d’ateliers, peu fréquentable. Comme toujours à Big Apple c’est l’embourgeoisement d’un autre quartier (en l’occurence la montée des loyers à Greenwich Village) qui a favorisé le développement de SoHo. Les artistes sont venus s’y installés, poussé par les prix abordables de superbes loft typiquement new-yorkais. SoHo est devenu à la mode et ses nouveaux habitants ont déployé moult talent pour protéger leur nouveau home sweet home. A tel point que le quartier fût déclaré lieu historique, essentiellement pour la beauté de son architecture, mélange de briques et de fer forgé, un grand classique de Nyc qui vaut assurément le détour. Alors qu’en est-il aujourd’hui ? Et bien SoHo est toujours un quartier très commerçant et animé, toujours branché (mais pas trop), et toujours intéressant. C’est devenu l’un des grands secteurs touristiques de Lower Manhattan et un hot spot pour les restaurants et le shopping. Outre l’activité quotidienne et l’attrait de son architecture, vous pouvez également visiter à SoHo le New Museum of Contemporary Art (sur Broadway, entre Houston et Prince Street) qui est l’anti-chambre du MoMa. Concrètement vous y trouverez les oeuvres d’artistes qui seront peut-être demain les grands noms de l’art contemporain.

Tribeca
A l’inverse du quartier de SoHo voisin, TriBeCa n’est pas un secteur très touristique et ce n’est pas non plus un quartier très animé. Pourtant il est relativement connu des visiteurs, surtout de par les efforts immodérés de son plus célèbre résident pour le hisser au rang des quartiers qui compte dans la grosse pomme. Il s’agit bien sûr de Robert De Niro qui, en plus d’habiter le coin, y a installé sa société de production et ouvert un restaurant. Pour les fans ou les curieux il s’agit du TriBeCa Grill (au 375 Greenwich Street). Il est possible de voir l’acteur dans son restaurant mais c’est loin d’être une garantie. Revenons à TriBeCa. Prononcé “traille – becka”, le quartier est l’amalgame de Triangle Below Canal, qui signifie le triangle sous Canal Street. En réalité c’est plutôt un rectangle entouré par Canal et Chambers Street, Broadway et l’Hudson river. Quel que soit sa forme, le quartier était autrefois (un mot qui à NYC désigne toute la période industrielle de la ville) un secteur de vente en gros de vêtements. C’est aujourd’hui le lieu de résidence de nombreux artistes déçus ou déchus (ou les deux) de SoHo. Le quartier est pourtant au moins aussi cher que son grand voisin, d’autant que les surfaces habitables sont souvent vastes, s’agissant la plupart du temps d’anciens immeubles industriels. Si vous ne comptez pas investir, d’un point de vue purement touristique il n’y a pas vraiment grand chose à voir à TriBeCa mais le quartier compte quelques restaurants et bars réputés et s’y balader est loin d’être désagréable.

East Village
L’East Village est le quartier des initiés à Manhattan. Généralement les touristes lambda ne s’y aventurent pas car le secteur est mal desservi par le métro. Selon moi c’est fort dommage. Comme pas mal de quartier new-yorkais, l’East Village est né sur les marges. Il se différencie vraiment de son cousin de l’ouest (Greenwich Village), autant dans son ambiance que dans sa physionomie. Vous n’aurez aucun mal à percevoir l’aspect un peu plus rugueux de ce côté-ci de Broadway (la célèbre avenue marque la limite entre les quartiers West et East de Manhattan). Autrefois, tout comme le Lower East Side adjacent, l’East Village était un refuge pour les immigrants et le quartier de la classe ouvrière. Accueillant les non-conformistes de tous bords, il fût un temps le repère de ce que l’on appel la Beat Generation dont le fer de lance était Jack Kerouac, l’auteur de “Sur la route”. Ce mouvement littéraire et artistique désabusé et avide de liberté existe toujours dans le quartier, au moins dans l’esprit, Un peu plus tard l’East Village à de nouveau révélé son visage provocateur en inventant le punk-rock dans un club tout petit et insolent, le CBGB. Le groupe emblématique du quartier reste les célèbres et déjantés The Ramones.
Pour information le CBGB (sur Bowery street) existe toujours et se dédie toujours au bruyant punk-rock mais son heure de gloire est clairement derrière lui et l’ambiance risque de vous décevoir.
L’East Village s’organisait à ses débuts autour de Astor Place. Dans les années 1830 c’était le quartier le plus huppé de tout New-York et notamment Lafayette Street. Bien qu’elle ne soit plus aujourd’hui qu’une avenue lambda et pas forcément passionnante, Lafayette Street abritait à l’époque les demeures des grandes richesses de la ville, notamment John Jacob Astor. Ce business man peu scrupuleux n’était pas vraiment apprécié. Pour comprendre d’où lui venait sa mauvaise réputation et sa fortune, rendez-vous dans la station de métro Astor Place. Sur le quai les décorations évoquent le créneau de l’homme d’affaire : la fourrure de castor.
Désormais le centre névralgique de l’East Village s’est déplacé, fort logiquement, vers l’est et principalement le long de la 8e rue appelée St Mark’s Place. C’est l’une des rues les plus sympathiques de Manhattan, sorte de petit village au coeur de Big Apple. Les boutiques anarchistes, les clubs louches et les personnages rebels du début de l’East Village ont laissé place à une version beaucoup plus grand public de l’affaire avec des chaînes de cafés cozy et des magasins fashion mais la sauce prend toujours. C’est certainement l’un des meilleurs recoin de la ville pour ce qui est du choix des restaurants.
Si vous allez jusqu’au bout de St Mark’s Place vous arriverez à Tompkins Square Park, un square public qui marque le commencement d’un secteur de l’East Village que l’on appel Alphabet City. On donne ce nom à ce quartier car ici les avenues n’ont plus des numéros mais des lettres, A, B, C et D. C’est un lieu en plein chamboulement, les boutiques design, les restaurants japonais, les cafés et les magasins de musique ont trouvé leur place sur l’Avenue A (et certaine commencent à ouvrir jusque sur l’Avenue B), mais pour les new-yorkais l’évocation d’Alphabet City est encore synonyme de gangs, drogues et ghetto. En effet le quartier à longtemps été considéré comme l’un des plus dangereux et malfamé de la ville. Je peux affirmer que désormais l’Avenue A fait partie intégrante de l’East Village. Toutefois je peux également vous dire qu’il doit y avoir aussi peu de touriste qui arpente l’Avenue D à Manhattan que les rues de Kaboul. Alphabet City à réellement changé et continue sa mutation mais malgré tout si vous y aller n’oubliez pas l’adage new-yorkais suivant : “Avenue A, you’re all right, Avenue B, you’re brave, Avenue C, you’re crazy, Avenue D, you’re dead.” (Avenue A, tout va bien. Avenue B, vous êtes courageux. Avenue C, vous êtes fou. Avenue D, vous êtes mort.) Tout un programme.

Greenwich (West) Village
Pour beaucoup de visiteurs, Greenwich Village (ou simplement Le Village comme on l’appel souvent) est le quartier le plus apprécié de New-York, bien qu’il est perdu son indépendance radicale il y a bien longtemps maintenant. Malgré la prise de pouvoir des hipsters qui sont ici chez eux, l’image bohème du village persiste toujours (particulièrement pour les non new-yorkais) et le quartier compte toujours plusieurs points d’intérêts qui attire les foules, une vie sociale et nocturne très riche, la plus grande concentration de restaurant de Manhattan, de nombreux bars et boutiques et l’architecture typiquement new-yorkaise popularisée par les séries Friends ou Sex & the City. Au commencement, Greenwich Village était un peu la campagne new-yorkaise. On venait ici pour se reposer du rythme déjà effréné de la ville qui s’étendait alors autour de South Street Seaport au sud de Manhattan. Je vous l’accorde le sens du dépaysement était limité mais c’était pratique. Durant l’épidémie de fièvre jaune qui sévit à NYC en 1822, Greenwich Village est le seul refuge sûr, isolé des rues infectés de Downtown. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que le Village prend son tournant bohème. Les artistes sont attirés par l’architecture des townhouse (maisons de ville), par les faibles loyers et l’ambiance libertaire qui y règne. A l’époque de la Prohibition (entre 1920 et 1933, durant laquelle la vente et la consommation d’alcool ont été interdite aux USA) les speakeasies (bar et club clandestin où l’on trouvait de l’alcool) ont fleuries ici plus qu’ailleurs. Cet aspect clandestin et frondeur à largement perduré jusque dans les années 50. Le Village fût une scène novatrice pour l’ensemble de la ville et même du pays, avec de nombreux journaux et magazines indépendants qui s’y sont crées, des fêtes sensationnelles à l’aube du mouvement hippie, des cafés, des clubs et des théâtres off-broadway qui ont définis la contre-culture américaine.
Le coeur véritable de Greenwich Village est Washington Square Park. Ce n’est pas vraiment le plus beau parc de NYC (Central Park détient incontestablement ce titre, et pour cause) mais c’est l’un des plus connu avec comme emblème l’Arc de Triomphe construit en 1892. Le square est surtout intéressant considéré qu’il est la place centrale de NYU, l’université de New-York. Beaucoup des bâtiments qui entourent Washington Square font partie de l’université et dès que le climat le permet le parc est investi par la foule étudiante, par des performances de rues, des joueurs d’échecs, des stands de t-shirts originaux, des fans de football (US of course), des musiciens, le tout dans un joyeux désordre.
En empruntant n’importe quelle rue vers l’ouest depuis le square vous déboucherez forcement sur Bleecker Street (à un moment ou un autre car l’orientation dans le village est assez confuse et quoi qu’il arrive vous allez vous perdre, désolé !). Bleecker est une rue célèbre de New-York, au même titre que Wall Street ou Madisson Avenue, et c’est l’artère principale de Greenwich Village. Elle est remplie de bars, de cafés, de boutiques, de restaurants et de monde ! C’est néanmoins une très belle rue. Pour les amateurs d’architecture et pour découvrir le côté résidentiel très recherché du Village, rendez-vous un peu plus loin sur Bedford ou encore Grove Street. Les amateurs de séries Tv américaines trouveront ici de nombreux sites de tournages voire de vraie adresse comme Magnolia’s Bakery (une super pâtisserie de cupcakes rendues très populaire par la série Sex & The City).

Lower East Side
Situé sous l’East Village, au sud de la partie est de Houston Street, le Lower East Side (souvent abriévé en LES) est un quartier emblématique du melting-pot que constitue New-York. Son histoire débute à la fin du 19e siècle, à l’époque en tant que bidonville insalubre pour des centaines de milliers d’immigrants juifs. Depuis la physionomie du quartier à largement évoluée avec les vagues d’immigrations chinoises et latines, elles-même suivies par le récent engouement du LES auprès des étudiants, des artistes et des hipsters de tous poils. Le bidonville des débuts est aujourd’hui un quartier à la mode, peuplé de restaurant, de brunch archi-courus (il existe un brunch auquel je n’ai jamais eu l’occasion d’aller car la foule est toujours trop importante !) et de boutiques fashion. Le noyau de ce “nouveau” LES gravite essentiellement autour de Clinton Street. Outre pour ses brunch du week-end et pour le fameux deli’s Katz’ (une instution new-yorkaise, lieu emblématique du film “Quand Harry rencontre Sally”), le Lower East Side attire également pour ses possibilités de shopping. Héritage de ses jeunes années, on trouve toujours à peu près tout (et de plus en plus de n’importe quoi) dans le quartier à des prix toujours plus attractifs (tout est relatif cependant) que dans le reste de Nyc (hormis Chinatown et les faubourgs du Queens). A condition de venir au bon moment cependant car parfois le quartier est inexplicablement un peu désert… Le dimanche matin, un grand marché prend place le long d’Orchard Street. Les initiés ne le manquerai pour rien au monde. Une mise en garde toutefois, certaine rue du sud-est et des abords d’Alphabet City reste peu engageantes et vous n’aurez probablement pas trop envie d’y flâner.

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