Welcome to Miami, Floride

Situer ces lieux sur une carte

Population : 5.502.379 (agglomération)

Difficile, voire impossible, d’évoquer la Floride sans parler de sa ville phare, Miami. Ville tropicale (ou subtropicale pour être exacte), ville Art Déco, ville latine, ville balnéaire, ville festive, Miami possède tellement d’attraits pour les voyageurs qu’elle est tout naturellement un incontournable des circuits touristiques du pays. Miami est une grande ville, en bordure de l’océan Atlantique à l’endroit où il prend ses quartiers caribéens, composée de deux parties bien distinctes, l’une sur le continent et l’autre sur les îles barrières à quelques kilomètres au large. Entre les deux s’étend un vaste lagon, urbanisé par des îles résidentielles, souvent chic.

C’est de très loin (très très loin) la destination qui fascine le plus en Floride. Je ne pourrai pas vraiment dire pourquoi Miami possède un quelque chose de particulier, mais elle fait incontestablement partie de ces lieux magnétiques. En arrivant aux Usa par Miami on ne peux rêver d’une meilleure introduction avec le continent américain, riche en paradoxes et en découvertes fascinantes. Miami est une ville différente. Un lieu étonnant et très souvent d’une beauté à couper le souffle. Parfois quand la lumière du soleil inonde les plages de sable blanc où que les néons de South Beach se détachent sur un fond de palmiers et de lune orangée, il semble difficile d’imaginer une ville plus belle et plus photogénique.

En dehors des plages et des touristes, Miami est une véritable métropole (8e agglomération du pays avec 5.5 millions d’habitants), comme l’atteste les grattes-ciels de Downtown qui abritent beaucoup de sièges d’entreprises d’Amérique Latine. Dans le monde uniformisé des Usa, se sont les gens, plus que le climat ou les paysages, qui donne à Miami une place à part. La moitié de la population de l’agglomération est d’origine hispanique (soit plus de 2.5 millions d’habitants). Une vaste majorité est cubaine. L’espagnol est la langue dominante de la ville à peu près partout sauf au coeur de l’enclave touristique de South Beach et à l’aéroport. Les nouvelles en provenance de Bogota, de Buenos Aires et bien sur de la Havane sont suivies avec nettement plus d’attention que les derniers ragots de Los Angeles ou les nouvelles du business à New-York.

Avant d’être la destination à la mode qu’elle est aujourd’hui, Miami a connu la pire dépression qu’une ville américaine ai eu à affronter, hormis Détroit. Dans les années 1980, Miami était vraiment la ville la plus dangereuse et glauque des Usa. La faute à un phénomène incontrôlable à l’époque, le trafic de drogue. Les touristes avaient désertés et les rues de South Beach étaient des coupes-gorges. Les choses ont heureusement énormément changé. D’une certaine façon la drogue reste un pilier de l’économie souterraine de la ville mais cela n’affecte plus les visiteurs. South Beach à retrouvé son statut de haut lieu touristique, notamment par la grâce de ses magnifiques immeubles Art Déco. La mode hipster venue de New-York a largement gagnée les rues de la ville (en hiver Miami se transforme tout simplement en annexe de Manhattan avec à peu près les mêmes restaurants et les mêmes clubs qui y établissent des succursales pour la haute-saison). D’autre part les liens de la ville avec l’Amérique Latine n’ont cessé de s’étendre jusqu’à faire de Miami la plaque centrale de toute l’économie entre le nord et le sud du continent américain, générant ainsi des investissements colossaux et une richesse que vous ne pourrez manquer de remarquer tant dans les splendides villas que dans les innombrables voitures de luxe.

Présentation

Sur les îles, la ville indépendante de Miami Beach attire tous les regards, particulièrement dans sa partie sud, un petit triangle de rues nommé South Beach. Mondialement célèbre, la station balnéaire n’est pas aussi grande qu’on l’imagine et elle s’avère être beaucoup plus abordable que son image ne le laisse supposer. La plage est véritablement le grand attrait de Miami Beach et se pose en rivale des Bahamas au large, une immense étendue de sable blanc (mais pas forcément fin) bordée d’eaux turquoise. Pour le reste, tout tient en quelques mots, Art Deco, shopping et sorties. Le quartier du Art Deco Historic District et ses 1200 bâtiments classés est un incontournable. Le long d’Ocean Drive, son artère principale en front de mer, la ville prend des allures de carte postale parfaite, entre palmiers ondulants, architecture acidulée et néons scintillants, le tout sous les cieux chaleureux des tropiques. Après la plage, le shopping, qui passe invariablement par l’artère piétonne de Lincoln Road et par l’avenue centrale de Collins Avenue. Quant aux sorties, il suffit d’arpenter les rues principales de South Beach un soir de weekend pour être plongé dans un tourbillon de musique et de fêtes, parfois très select. Sur la petite et très touristique rue d’Espanola Way, ambiance cubaine aseptisée et atmosphère européenne (non moins aseptisée) font bon ménage.

Sur le continent, la ville de Miami à proprement dite est moins touristique mais contient la vraie personnalité de la ville et plus d’intérêts variés. C’est une cité de quartiers. Le cœur est Downtown, visage américain traditionnel de la ville avec ses buildings, son grand mall (Bayside Marketplace) et ses musées (Miami Art Museum notamment), mais ce n’est pas un secteur très touristique, où alors essentiellement d’affaires.

Little Havana personnalise l’identité cubaine de Miami, qui symbolise plus que tout autre l’image de la cité (même si on y trouve des populations de plus ou moins tous les pays d’Amérique Latine). C’est un secteur authentique, qui n’est pas mis en scène pour le tourisme (et qui d’ailleurs ne possède pas de véritable attraction) et qui a conservé un aspect très brut et une ambiance populaire. L’artère principale est Calle Ocho (ou SW 8th Street) qui n’est jamais aussi vivante et dépaysante que lors de la foire de rue des Viernes Culturales, les vendredis culturels (chaque dernier vendredi du mois à partir de 18h). Evidemment, boutiques de cigares, joueurs de dominos et restaurants de cuisine cubaine (où l’on commande en espagnol) font aussi partie du décor.

Au nord de Downtown, deux quartiers encore peu touristiques mais en voie de le devenir, Design District, la Mecque des designers et décorateurs avec des dizaines de showroom, et Wynwood, quartier artistique avec de nombreuses galeries dans d’anciens entrepôts reconvertis. Comme tous les quartiers de l’Amérique urbaine qui se redécouvrent, parfois c’est un peu désert et on peut se demander par où commencer. Le voyageur aura tout intérêt à se rendre dans ces deux secteurs voisins le deuxième samedi de chaque mois lorsqu’ils proposent des animations nocturnes.

Non loin, Little Haïti est un quartier populaire qui abrite une grande partie de la communauté haïtienne de Miami. Ses bâtiments aux couleurs acidulées, son marché exotique et ses botanicas (boutiques d’articles vodous), lui donne un attrait touristique et culturel indéniable. Il faut toutefois savoir que Little Haïti n’est pas un secteur voué au tourisme, et que si le touriste n’y est pas malvenu, il doit savoir se fondre dans le décor (et particulièrement si il veut visiter une botanica). Inutile également de s’attendre à une vraie ville haïtienne, le quartier n’est pas différent au niveau architectural du reste de Miami. Seule attraction touristique, l’Haitian Heritage Museum présente l’art et l’histoire de cette communauté.

Au sud de Downtown, deux secteurs méritent une visite, Coral Gables et Coconut Grove. Le premier pour son allure de ville méditerranéenne (il fut construit comme une utopie urbaine), son Miracle Mile (rue commerçante) et surtout pour ses deux attractions, la Venetian Pool, certainement l’une des plus belles piscines publiques qui soit avec ses cascades, ses grottes et son architecture de Riviera italienne (après au niveau intérêt cela reste une piscine), et le Biltmore Hotel, construction emblématique du quartier. Ce dernier propose des visites gratuites le dimanche, et même sans y loger il est possible de venir y prendre un thé pour apprécier les lieux. Coconut Grove est connu dans la ville pour son musée des sciences mais pour les voyageurs son premier attrait est surtout la Vizcaya, une demeure-musée de style Renaissance avec un très beau jardin. Il faut compter une ou deux heures pour chaque quartier.

Au large de Downtown, Key Biscayne est la première (ou la dernière selon le point de vue) des îles des Keys, qui s’étendent jusqu’à Key West. C’est avant tout une banlieue résidentielle très chic, mais c’est un site intéressant d’un point de vue touristique pour le parc Bill Baggs Cape Florida qui occupe la pointe de l’île et compte de belles plages sauvages (mais rarement désertes). A noter que l’accès à Key Biscayne se fait par un pont payant.

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