Guide pratique, Boston, Massachusetts

Guide pratique boston Massachusetts

Un homme intéressant, Oliver Wendell Holmes, ancien juge de la Cour suprême et grand défenseur du lavage de main (ce qui a permis de réduire considérablement le taux de mortalité dans le pays), considérait sa ville natale comme le noyau de l’univers. C’était sommes toute un peu exagéré. Cela dit, Boston est le cœur de la Nouvelle-Angleterre (qui est un univers en soi) et c’est de loin son nœud de communication le plus important. Les vols directs en provenance d’Europe sont assez nombreux (surtout si l’on considère que l’aéroport de Boston Logan est loin d’être l’un des plus grands du pays), tandis que le réseau régional de train et de bus en a fait une destination incontournable sur l’axe New York – Montréal et pour desservir n’importe quel autre lieu de la Nouvelle-Angleterre.

Les avions se posent et décollent de l’aéroport de Boston Logan, à quelques minutes à peine du centre-ville sur une péninsule artificielle dans le port de Boston. Pour se rendre depuis ou vers l’aéroport le mieux est de prendre le métro (ligne bleue) qui met à peu près 10 minutes entre downtown et les terminaux. La station de métro n’est pas située directement dans l’enceinte de l’aéroport et se rejoint via un système de navettes gratuites qui circulent très régulièrement entre 5h30 et 1h du matin. Les taxis sont évidemment très nombreux même s’il est plus difficile d’en attraper un dans la rue qu’à NYC. Attention, car même si le trajet est court (une vingtaine de minutes), l’itinéraire par les tunnels est souvent très chargé.

South Station, en plein Downtown au croisement de Summer Street et d’Atlantic Avenue, est à la fois la gare ferroviaire et la gare routière de la ville. Les trains longue distance Amtrak desservent le Northeast Corridor (la grande agglomération qui part de Washington DC pour aboutir à Boston au nord, en passant par Baltimore, Philly, NYC et Providence), ainsi que le nord-ouest des USA (Chicago) et le Canada via Springfield dans le centre du Massachusetts. La station est assez agréable (toute proportion gardée) et possède notamment une vieille horloge qui vaut le coup d’œil. La ligne rouge du métro de Boston dessert la gare, downtown et Harvard. Il est assez peu probable que vous ayez à utiliser les autres gares de la ville, à savoir Back Bay Station (où certain train Amtrak font un stop) et North Station (trains de banlieue uniquement).

Les bus utilisent donc également South Station comme gare centrale. De nombreuses compagnies se partagent les lignes locales et régionales. Il est très facile de se rendre à peu près partout en Nouvelle-Angleterre grâce au réseau de bus, ainsi qu’à New York City ou plus loin avec les compagnies longue distance.

Pour circuler en ville, le plus agréable et le plus pratique reste d’utiliser vos bonnes vieilles jambes. Boston est l’une de ces (trop) rares villes américaines à pouvoir se visiter et parcourir à pied sans devoir faire 2 kilomètres rien que pour traverser une seule avenue (ah Los Angeles…). La cité fut construite bien avant l’invention de la voiture et cela se ressent, un peu comme en Europe finalement. Marcher à Boston est un plaisir, y conduire peut tourner (et tourne invariablement) au cauchemar. Les panneaux de direction sont inexistants, les routes sont illogiques (dans les banlieues, vous avez autant de chance de vous retrouver dans le Maine qu’au centre de Boston si vous n’êtes pas très attentif), les sens unique sont un casse-tête et les prix des parkings sont indexés sur le cours de l’or. À côté de ça, vous serez ravi d’apprendre que Boston dispose d’un système de transport en commun très efficace. Le métro de la ville est le plus ancien du pays (ouvert en 1897) et sa première station, Park Street, constitue toujours le centre de son réseau. Tous les trains notés « inbound » vont donc en direction de Park Street. Le réseau compte 4 lignes, codifiées par couleurs, rouge, verte, bleue et orange. Le métro fonctionne de 5h à 1h du matin, un peu à l’image de Paris. Il est sûr et fiable et seules les parties excentrées de la ligne orange sont à éviter tard le soir. Le trajet coûte 2,10$, avec tout un système de réduction à côté.

Se repérer

Boston s’est construite et développée autour des jardins de Boston Common, déclarés terrains publics en 1634. C’est le véritable cœur de la ville et un point de départ assez logique pour la visiter. L’office du tourisme tout proche est le point de départ du Freedom Trail. Face à Tremont Street, le quartier commerçant de Downtown, le Quincy Market et le front de mer se trouvent tout droit et à droite. Jouxtant le front de mer, le secteur du North End est un quartier d’immigration. Autrefois irlandais, puis juif et aujourd’hui très largement italien. Sur la gauche se situe le quartier très photogénique de Beacon Hill, considéré depuis longtemps comme l’adresse la plus prestigieuse de l’Amérique. Derrière se trouvent les « nouveaux » quartiers, construits sur d’anciens marais asséchés, notamment le chic Back Bay, autre haut lieu touristique de la ville. Enfin de l’autre côté de la rivière Charles, la ville de Cambridge constitue le cœur étudiant de l’agglomération avec en point d’orgue la légendaire (et légendairement cher) université d’Harvard.

Boston, Massachusetts

Boston Massachusetts

Situer ce lieu sur une carte

Population : 645.966 (agglomération : 4.180.000)

Boston est un must ! Voilà c’est dit, au moins vous savez à quoi vous en tenir. L’une des cités les plus connues et les plus touristiques de la côte est américaine, Boston n’est pas une si grande ville à l’échelle des USA (elle se classe à la 24e place des villes du pays). Bien que l’agglomération de Boston se soit depuis longtemps étendue sur le littoral de la baie du Massachusetts, ainsi que sur des kilomètres à l’intérieur de terres, il est étonnant de constater (surtout en Amérique) que son cœur originel, son vieux port du 17e siècle, est toujours apparent. Si vous êtes venu aux USA pour les villes tentaculaires avec leurs immenses avenues qui se coupent à angle droit ou pour les autoroutes à 10 voies, inutile de faire un détour à Boston, vous seriez déçu. Ici, vous ne trouverez pas le plan quadrillé typique de l’Amérique moderne (inventé à Philadelphie au 18e siècle). La ville est l’opposé de Los Angeles, une cité à taille humaine où l’on se déplace à pied dans des rues sinueuses. Les vieux quartiers autour des jardins de Boston Common, le cœur de la ville, sont un témoignage sur l’aspect de la première grande cité américaine.

Jusqu’en 1755, Boston était la plus grande ville de la nation américaine, qui n’était pas encore un pays. En tant que capitale de facto, Boston était forcément beaucoup plus observée et contrôlée par l’Angleterre. Ce fut donc fort logiquement le premier lieu de naissance des idées qui mèneront à la Révolution américaine et à la Guerre d’Indépendance. De nombreux sites historiques emblématiques de cette époque peuvent être vus le long d’une promenade urbaine appelée le Freedom Trail. Littéralement, le sentier de la liberté, le Freedom Trail est la première attraction touristique de la cité. Ce chemin rouge tracé sur les rues de downtown conduit de bâtiments historiques en bâtiments historiques à la découverte des prémices des USA.

Du temps de l’Empire Britannique, Boston, construite sur une péninsule étroite, était toute entière dédiée à la mer. C’était le troisième port de la couronne après Londres et Bristol. L’actuelle Washington Street était alors le seul chemin permettant d’accéder à Boston depuis l’intérieur des terres. L’espace qui constitue le parc de Boston Common était lui-même une rade d’amarrage pour les navires. Difficile d’imaginer Boston ainsi, car la ville a beaucoup changé.

Au cours du 19e siècle, on combla un espace naturel constitué de marais le long de la Charles River pour en faire un nouveau quartier de la ville. Ce quartier chic, Black Bay, allait ouvrir la voie de l’expansion de Boston et de son agglomération. Jusqu’à il y a peu, le centre de la ville était séparé de la Baie et du quartier italien de North End, par l’autoroute I-93 qui tailladait littéralement la cité. Un projet d’envergure colossal et débuté en 1985 visant à faire passer l’autoroute dans un tunnel sous Downtown, sembla ne jamais finir. De nombreux locaux auraient juré, ne jamais voir de leur vivant la fin de cette construction et pourtant en 2007, ce projet, le Big Dig (le gros creux), s’est achevé. La cicatrice de l’I-93 a disparu et Boston s’en est trouvé revitalisé. Avec un coût proche de 15 milliards de dollars, le Big Dig est toujours aujourd’hui la construction la plus chère des USA.

Pour le reste de l’Amérique, et particulièrement les habitants du sud et de l’ouest, les habitants de Boston sont perçus comme snob, avec un net penchant à vouloir vivre dans le passé (comprenez comme en Angleterre). L’accent des Brahmins (ou brahmanes) est toujours audible dans les quartiers les plus chics de la ville. Les Brahmins sont les membres de la haute bourgeoisie de Boston, habitant les secteurs huppés et fréquentant de préférence Harvard. Les puristes se reconnaissent à leur lignée qui remonte directement aux premiers colons arrivés sur le Mayflower ainsi… qu’à leur accent. Le terme de Brahmane vient du nom de la plus haute caste du système des castes en Inde. Les brahmanes de Boston se considèrent largement au-dessus du lot, y compris (et surtout) de la bourgeoisie new-yorkaise qu’ils considèrent comme populaire.

Toutefois, Boston est aussi une ville métissée. Après la famine en Europe, les Irlandais ont commencé à immigrer en masse à Boston, jusqu’à en faire l’une des plus grandes villes irlandaises du monde après Dublin. Dès 1885, le maire de la ville était d’origine irlandaise puis environ un siècle plus tard, le pays élira un président issu de l’immigration irlandaise de Boston, JFK. Les Kennedy ont marqué Boston de leur empreinte, évidemment. Le libéralisme attaché à cette famille respire à Boston et est toujours plus vivace que jamais, nourri notamment par la centaine d’université et d’écoles que compte l’agglomération. Parmi celles-ci, la plus célèbre est bien entendu l’Université d’Harvard, dont le mythe va bien au-delà des frontières de la ville (en réalité la ville de Cambridge, face à Boston le long de la rivière Charles) et même du pays.

Le marasme des dépressions économiques du 20e siècle n’a pas épargné la ville et à de nombreuses périodes, surtout depuis les années 1950 la population de la ville a diminué. Aujourd’hui cependant, comme pour bon nombre de grandes cités américaines, l’heure est au renouveau et au rajeunissement. De nombreux quartiers ont fait peau neuve, les bâtiments historiques ont été préservés et mis en valeur, l’hideuse autoroute du centre est un lointain souvenir, l’architecture s’est embellie et de nombreux musées innovants ont ouvert leur porte. À 4h de route de New York City, Boston est le cœur de la Nouvelle-Angleterre et c’est incontestablement la destination principale de la région. Une destination qui mérite un détour et, si vous êtes dans les parages, qu’il est inconcevable de manquer.

Massachusetts

Massachusetts

Population : 6.547.629 (14e) ; Capitale : Boston ; Surnom : The Bay State ; Superficie : 27.360 km² (44e)

État symbolique de la Nouvelle-Angleterre, qui se considère elle-même comme une région à part au sein de la nation américaine, le Massachusetts (un nom qui vient d’une tribu amérindienne locale, comme toujours) représente l’antithèse absolue d’un état comme l’Arizona (par exemple). Ici, le souvenir de la vieille Europe est encore bien vivant, les autoroutes à 8 voies n’existent pas, les fast-foods n’ont pas vraiment pignon sur rue et la valeur accordée à la connaissance et à la culture est bien supérieure à celle accordée aux strass et aux paillettes. Évidemment c’est encore l’Amérique, mais une Amérique avec un goût historique très prononcé.

Pour les premiers colons de la Massachusetts Bay Company (qui ont été précédé de 9 ans par les premiers colons américains débarqués du navire Mayflower un peu plus au sud), l’arrivée près du site de l’actuelle ville de Salem en 1629 fut un moment clé. Les puritains embarqués pour ce voyage, ayant décidé de quitter l’Angleterre avant qu’elle ne sombre dans la guerre civile, ont vu dans ce lieu l’opportunité unique de créer leur monde utopique, appelé « city upon a hill » (la ville sur la colline, en référence au nom du Massachusetts signifiant « la grande colline ») selon les termes de John Winthrop à la tête de l’expédition et premier gouverneur de la future colonie de la baie du Massachusetts qui deviendra plus tard la métropole de Boston. Le puritanisme désigne un courant religieux autant que politique qui a vu le jour au 14e siècle en Angleterre avant de prendre réellement son essor au 17e siècle en Nouvelle-Angleterre sous l’impulsion de cette petite troupe de colons. La nouvelle colonie, le futur Massachusetts, était destinée à devenir un véritable modèle pour le reste de l’humanité. À la fois un exemple politique et un modèle de principes spirituels. On remarque d’ailleurs que bon nombre d’états du nord-est américains se sont fondés sur des idées très fortes, largement aux portes de l’utopie (notamment religieuse) et sur des principes de liberté absolue. Cela dit quelques siècles plus tard on ne peut que constater que si les idées ont fait leur chemin et que le succès a été au rendez-vous, au moins partiellement, les USA sont tout de même devenus un pays ultra policé et sont loin d’être un havre de liberté totale.

Revenons à notre expédition de la Compagnie de la baie du Massachusetts. Évidemment les puritains n’étaient pas les seuls à participer au voyage et parmi leurs compagnons certains n’avaient pas de motivation aussi grandiose. En réalité pour beaucoup il s’agissait surtout de fuir les difficultés de l’Angleterre et les oppressions en tous genres, en découvrant si possible une terre ou ils pourraient vivre à leur aise en cultivant et en pêchant.

Entre les utopies des uns et les petites parties de pêche des autres, ce sont ces dernières qui ont rapidement pris le dessus. Les puritains n’ont pas eu le succès escompté et dès que les nouvelles du Nouveau Monde sont parvenues en Europe, les dissidents de tous bords se sont empressés de traverser l’Atlantique. Ainsi la Nouvelle-Angleterre puritaine s’est rapidement transformée en société laïque. Si leurs idées religieuses ont fait un genre de flop, leur influence générale en revanche est restée très forte dans la région au cours de son développement. Ainsi on retrouve les grandes motivations puritaines tout au long de l’histoire locale, depuis la création de l’université de Harvard en 1636 jusqu’aux œuvres des grands écrivains comme Melville en passant par les soulèvements contre le pouvoir anglais (la Révolution, guerre d’indépendance) ou contre les esclavagistes du Sud (Guerre de Sécession). C’est pour cela que même si l’idée de base n’a pas été suivie, on continue de considérer l’Amérique comme une grande société puritaine.

Par la suite, d’autres vagues de migrants sont venues s’installer au Massachusetts. Parmi celles-ci, les plus influentes (qui ont façonné l’état d’aujourd’hui) sont sans conteste les migrations italiennes, les esclaves échappés des états du Sud, les marins portugais et, surtout, l’immense communauté irlandaise qui ont fait du Massachusetts une petite Irlande d’Amérique.

La plupart de ces immigrants avaient pour point commun de n’être pas vraiment les bienvenus aux yeux de ceux qui vivaient déjà là. Avec son image sympathique de petit coin tranquille où tout le monde vit en harmonie, le Massachusetts n’a en réalité jamais été réputé pour sa grande ouverture. Au cours du 19e siècle, l’un des grands partis politiques locaux, le « Know-Nothing », était principalement axé sur l’anti-immigration (surtout l’immigration irlandaise). Littéralement, le nom signifie « ne rien savoir », un nom qui vient du fait que le parti était à l’origine une société secrète dont les membres prétendaient justement ne rien savoir. Dans la même veine, croyant atterrir dans un lieu de tolérance totale, deux anarchistes italiens bien connus des années 1920, Sacco et Vanzetti, ont eu la désagréable surprise de découvrir que le cliché n’était pas fondé en étant condamnés pour meurtre puis exécutés.

Beaucoup plus récemment, il ne faut pas oublier que les tensions raciales à Boston, dans les années 1970, n’avaient pas grand-chose à envier à ce que l’on pouvait voir en Alabama. Toutefois en 40 ans le Massachusetts a beaucoup changé, à l’image de l’ensemble du pays, pour redevenir le coin tranquille et typique de l’Amérique qu’il n’avait finalement jamais vraiment été.

La métropole de Boston est évidemment le grand site touristique de l’état, en plus d’être un nœud de communication incontournable et, une fois n’est pas coutume, la capitale de l’état. Boston, c’est tout simplement la côte Est sous son meilleur angle et je vous recommande vivement de découvrir cette ville (excursion facile au départ de New York City par exemple). C’est bien sûr une ville historique, l’une des plus intéressantes et riche (à tout niveau) du pays. C’est aussi une cité moderne, avec son lot de gratte-ciels et d’énergie propre à l’Amérique. Évidemment c’est également le cœur universitaire du pays avec la ville voisine de Cambridge qui abrite la très prestigieuse université de Harvard ou encore le campus du mondialement célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology).

Le Massachusetts est dominé par Boston, mais il ne se limite pas à la grande ville. Plusieurs cités historiques sont facilement accessibles depuis la métropole, dont Salem, célèbre pour ses sorcières autant que pour ses premiers colons, Concord et Lexington ou encore Plymouth au sud de Boston, site de l’arrivée des Pères Fondateurs de l’Amérique. Le long du littoral de l’Atlantique, le Massachusetts possède d’immenses attraits dont le plus connue est la grande presqu’île de Cape Cod. Avec ses villes historiques devenues des stations balnéaires aux décors de cinéma et ses superbes plages, Cape Cod s’est taillé une très solide réputation dans la difficile bataille des vacances à la mer aux USA. La région attire des foules immenses en haute saison, aussi pour s’échapper un peu rien ne vaut un petit séjour dans les îles aussi belles que riches de Martha’s Vineyard ou de Nantucket. L’intérieur des terres en comparaison est moins attractif, à l’exception de quelques petites villes animées comme Amherst ou encore de la région des collines des Berkshires totalement à l’ouest de l’état.

 

Les régions de l’état

Au vu de ses multiples atouts et attraits, de son histoire, de sa richesse naturelle et culturelle, il n’est pas étonnant que le Massachusetts soit devenu une grande destination touristique. Boston et Cape Cod occupent le devant de la scène, mais pour ceux qui ont du temps rien n’empêche d’explorer plus en profondeur cet état relativement petit. On peut diviser l’état en sept grandes régions touristiques :

Boston & Cambridge : Histoire, culture, éducation, architecture, voici les maîtres mots des villes jumelles de Boston et de Cambridge qui constituent le cœur de la métropole de Boston. Haut lieu touristique et historique du pays, l’agglomération est également le principal centre urbain de la Nouvelle-Angleterre, avec tout ce qui en découle, animation, shopping…

Cape Cod & les îles : La péninsule en forme de crochet de Cape Cod est l’une des grandes destinations balnéaires du pays. Il faut dire qu’elle ne manque pas d’atouts avec ses kilomètres de belles plages, son cadre naturel, ses villes historiques, ses hôtels et restaurants haut de gamme ou encore ses bed & breakfast typiques. Au large, les îles de Martha’s Vineyard et de Nantucket sont une variation sur le même thème tout aussi attractif.

South Shore : le littoral sud du Massachusetts (en dehors de Cape Cod) est principalement occupé par les banlieues de Boston qui semblent ne jamais finir (surtout quand on les parcourt à 5 miles à l’heure sur la route embouteillée de Cape Cod). Deux villes historiques méritent un détour sur la route des plages, New Bedford d’une part et surtout Plymouth, lieu de débarquement des 102 premiers colons américains, les célèbres pèlerins arrivés sur le navire Mayflower.

North Shore : fort logiquement s’il y a un South Shore (littoral sud) il y a un North Shore (littoral nord). Comprenez par là qu’il s’agit du sud ou du nord de Boston. Plus riche que le sud (c’est largement visible en roulant depuis Boston au travers de banlieues chics), le littoral nord compte plusieurs sites d’intérêts dont le principal est la ville historique de Salem, resté célèbre avant tout pour son procès de sorcières. Le long de la côte, les étapes les plus intéressantes sont Marblehead, un petit port typique, Rockport, une station balnéaire historique connue pour ses paysages et ses homards, ou encore Gloucester, surnommé le plus ancien port de l’Amérique.

Le Centre du Massachusetts : région la moins visitée (mais pas la moins parcourue) de l’état, Central Mass est une zone relativement pauvre en attraits. La principale étape (qui ne reste bien souvent qu’une petite étape) est la ville de Worcester, deuxième ville de l’état et qui possède la distinction unique d’être la seule grande ville industrielle à ne pas être au bord d’un océan, d’un lac ou d’une rivière. À noter également que l’on peut skier dans la région près de Princeton sur le mont Wachusett.

La vallée des Pionniers : surnom de la vallée de la rivière Connecticut, la vallée des Pionniers marque le début de l’ouest du Massachusetts. C’est une région assez intéressante, notamment pour ses villes étudiantes d’Amherst et Northampton ou encore pour la ville où fut inventé le basketball, Springfield.

Les collines des Berkshires : trois chaînes de petites montagnes regroupées sous une même appellation, les Berkshires sont réputés pour leurs paysages, leur cadre naturel et surtout pour leur richesse. Regardant plus du côté de New York que de Boston, la région des Berkshires est devenue le coin de campagne favori des riches habitants de Manhattan, ce qui a eu pour effet de transformer ce coin rural en un décor cinématographique de campagne américaine. Les petites villes sont chics, artistiques et les maisons sont plus souvent des manoirs victoriens que de simples fermettes.

Massachusetts – Où Aller ?

Massachusetts - Ou Aller

Où Aller ? vous présente le plus clairement possible les principaux attraits touristiques de chaque état des USA.

Le Massachusetts est l’état le plus populaire, le plus peuplé et le plus touristique de Nouvelle-Angleterre. Sur une surface relativement restreinte (à l’échelle américaine), il concentre bon nombres de destinations de premiers choix. Son cœur est évidement la grande ville historique et vivante de Boston. Avec sa voisine universitaire Cambridge elle forme la principale agglomération de la région. D’ici il est très facile de voyager vers les villes coloniales et historiques de Salem et de Plymouth ou encore de prendre la direction des superbes plages du Cape Cod ou bien des îles de Martha’s Vineyard et de Nantucket. Comparé aux richesses de la côte, l’intérieur de l’état fait plutôt pale figure mais il recèle tout de même quelques lieux intéressants notamment dans les collines des Berkshire.

Boston ★★★★ – La plus grande ville de l’état et la première destination de la région. Ville animée, à la fois moderne et historique. Nombreux monuments, musées et quartiers variés qui se visitent en suivant le Freedom Trail, un chemin tracé dans les rues de la ville. Il est possible de faire le tour de la cité en une journée mais pour tout voir et visiter il faut compter plusieurs jours. Les principaux sites à visiter sont donc les monuments le long du Freedom Trail (Faneuil Hall, Old State House, plusieurs musées), les stands de nourritures du Quincy Market, les jardins de Boston Common en centre-ville, le quartier historique et chic de Beacon Hill, Downtown qui est le centre des affaires et des gratte-ciels, le quartier italien de North End et le quartier commerçant et chic de Back Bay (autour de Newbury Street).

Cambridge★★★– La visite de Boston est généralement combinée à celle de sa voisine, Cambridge. C’est une ville universitaire où l’on trouve le superbe campus de l’université d’Harvard. Egalement de nombreuses librairies et des musées.

Salem★– Une petite ville proche de Boston, connue pour le procès de 19 sorcières qui s’y déroula en 1692. Cet évènement historique étonnant est retracé dans de nombreuses attractions touristiques assez kitsch pour la plupart. La ville possède également un quartier historique et un très bon musée maritime.

Lexington– Cette petite ville coloniale est un lieu historique car c’est ici que s’est déroulée la première bataille de la révolution américaine en Avril 1775. L’évènement est retracé dans le Minute Man National Historic Park qui est la principale attraction de la ville.

Concord★– Proche de Lexington, Concord est connu pour son passé littéraire. Au 19e siècle c’était une communauté d’écrivain très vivante. De nombreux écrivains y ont vécu où écrit des œuvres importantes du pays. On peut visiter plusieurs maisons et musées. Cela dit pour le visiteur européen la plupart des noms sont peu connus donc l’intérêt est moindre.

North Shore★★– Le North Shore désigne la région littorale qui s’étend au nord de Salem jusqu’à la frontière du New Hampshire. Le coin est également connu sous le nom de Cape Ann. La principale destination est le port de pêche de Gloucester, fondé en 1623. Il est possible de prendre part à des croisières pour observer les baleines. Au nord de Gloucester, Rockport est un charmant village d’artistes au bord de la mer. A la frontière du New Hampshire, Newburyport est un village historique dont le cœur a été rénové et qui possède la plus belle plage du coin.

Plymouth★★– Une petite ville avec du charme qui vaut essentiellement pour son histoire. C’est ici que les premiers pionniers ont décidé de s’installer pour la première fois sur le sol américain. Les Pères Pèlerins sont littéralement vénérés par les américains qui se déplacent en masse pour visiter la Plimoth Plantation, une reconstitution du village de 1627. Si vous aimez l’histoire c’est une destination qui vaut facilement ★★★★.

Cape Cod★★★★– Une merveille de la nature. Cape Cod est une vaste péninsule de près de 100 kilomètres de longueur. C’est l’une des principales destinations de vacances balnéaires sur la côte Est des Usa. On y trouve de superbes plages, des villages coloniaux préservés d’où l’on peut voir des baleines et de nombreuses possibilités de randonnées à pied ou en vélo. Parmi les étapes principales on peut citer Sandwich, un petit village très typique de Nouvelle-Angleterre, Chatham, une petite ville tout aussi charmante, Truro, pour son calme et ses belles plages et Provincetown. Située tout au bout du cap, Provincetown est la capitale touristique officieuse de la région. Son paysage océanique, ses dunes et plages, et son animation en font un haut lieu du tourisme. Le Cape Cod National Seashore, entre Chatham et Provincetown, offre les paysages naturels les mieux préservés du cap. Falmouth et Hyannis sont les deux centres urbains du Cape Cod. Ils n’ont pas le charme des plus petits villages mais offrent un accès facile à la région et un coût du voyage moins élevé qu’ailleurs. A noter que Cape Cod est une destination très prisée et chic, et de ce fait assez chère.

Martha’s Vineyard★★★★– Cette île située au sud du Cape Cod était autrefois connue comme un site important de pêche à la baleine. Aujourd’hui c’est une destination touristique encore plus chic, plus tranquille et tout aussi charmante que le Cap. On y vient pour les paysages, les plages océanes et l’ambiance générale. Les destinations majeures de l’île sont les deux petites villes de Vineyard Haven et de Oak Bluffs (la plus intéressante des deux), la station balnéaire huppée d’Edgartown et la région plus sauvage du nord de l’île avec sa campagne, ses moutons et ses petits villages et connue sous le nom de Up-Island.

Nantucket★★★★– Une autre île, plus petite que Martha’s, située également au sud du Cape Cod. Nantucket est un lieu superbe et très chic. Beaucoup moins fréquentée et plus calme que le cap ou que Martha’s Vineyard, Nantucket est un vrai dépaysement. On y vient pour ses plages, ses paysages sauvages et fleuries et la charmante petite ville de Nantucket. Destination très côtés, Nantucket affiche des prix très élevés aussi bien en hébergement qu’en restauration.

Le centre du Massachusetts– Surnommée la Vallée des Pionniers car c’est par ici que les premiers américains ont commencé à pénétrer à l’intérieur du continent, le centre du Massachusetts présente beaucoup moins d’intérêts que les côtes. C’est une région réputée pour ses universités de qualités ainsi que pour ses villages de pionniers restaurés. Parmi les destinations touristiques les plus intéressantes sont Sturbridge, où est reconstruit un village typique de la région des années 1830, Springfield, qui abrite de nombreux musées (Art, Science et Histoire), et Northampton, qui est de loin la ville la plus attrayante et animée. Pour faire étape dans la région, Northampton ★ est le lieu le plus conseillé.

The Berkshires★★– La façade ouest de l’état, en bordure de l’état de New York, est appelée le Berkshires, du nom de la petite chaîne de collines qui s’y trouve. C’est un paysage de campagne vallonnée qui a longtemps été un lieu de villégiature prisée par les riches familles de la région. Le long de la route 7 on trouve quelques villes pittoresques et riches en culture. Les destinations principales sont Stockbridge, une ville charmante, véritable carte postale des cités de Nouvelle-Angleterre, Lenox, qui se transforme chaque été en haut lieu de la culture avec plusieurs festivals de musique, de danse et de théâtre (mais qui vaut moins le déplacement le reste de l’année), et le Hancock Shaker Village, près de Lenox, un musée vivant sur les Shakers, une secte religieuse mystérieuse et passionnante du 18e siècle. Réparti dans la région se trouve également deux musées qui valent la visite. Le Clark Art Institute à Williamstown, un grand musée de peinture. Le Mass MoCa, un immense musée d’art contemporain.