Santa Barbara, Californie

Santa Barbara Californie

Situer Santa Barbara, Californie, sur une carte

La voie rapide US-101 qui file au nord de Los Angeles, passant par quelques cités résidentielles et commerçantes comme Ventura, change radicalement de rythme au niveau de Santa Barbara. Le mieux étant bien sûr de suivre la très belle route Pacific Coast Highway (US-1). Nous sommes ici à environ 150 kilomètres de L.A. Sannnnnta Barbaraaaaaa chanteront les puristes, car oui, le nom de cette ville résonne comme la douce nostalgie du fameux soap-opera qui l’a rendu célèbre. Pourtant, elle n’en aurait pas eu besoin. Santa Barbara est une ville magnifique, dans un cadre naturel superbe et baignée par un climat idyllique ou le printemps succède à l’été qui succède à nouveau au printemps et ainsi de suite… Cette grande station balnéaire s’étale sur une série de douces collines en bordure du Pacifique, au milieu d’une végétation à mi-chemin entre la méditerranée (le maquis, les pins) et les tropiques (les grands palmiers, les fleurs exotiques). Pas de grands buildings qui défigurent le paysage ici, mais une architecture coloniale, avec des toits de tuiles rouges et des murs blancs. Au bout de State Street, la rue principale très animées avec ses restaurants, ses cafés, ses librairies et ses boutiques, se trouve la jetée et les plages océanes, enroulée autour d’une grande baie et bordées de très hauts palmiers. Le mythe californien !

Résidence de l’ancien président Reagan, et depuis (presque) toujours une des destinations weekend favorites des grandes familles de Los Angeles, Santa Barbara penche incontestablement plutôt républicain que démocrate de la balance politique. Pourtant ce n’est qu’une image, car en pratique la ville est fièrement californienne, cultivée et libérale. Il ne faut pas oublier non plus que Santa Barbara n’est pas une grande ville, mais un petit coin provincial. Les musées et les théâtres existent, mais les passe-temps favoris restent la balade le long de la plage, le surf, et les cafés en terrasses.

Son nom est très connu mais la ville fait rarement l’objet d’une étape pour les visiteurs étrangers (aussi, il faut le reconnaître, car les hébergements y sont assez chers). Après la visite de la Mission et un petit tour sur la jetée, la plupart de ceux qui s’y arrêtent repartent vers d’autres destinations plus encensées par les guides. Cela dit, il y a beaucoup à découvrir ici et Santa Barbara est, à mon sens, l’une des villes les plus sympas du pays.

Jusque dans les années 1920, Santa Barbara n’était qu’un village typique de la côte californienne avec une architecture Victorienne et quelques reliquats du passé colonial, principalement le Presidio et la Mission de Santa Barbara. Paradoxalement, la cité avait à l’époque une allure moins coloniale qu’aujourd’hui. La raison est un grand tremblement de terre qui a eu lieu en 1925. Après les destructions, la décision fut prise de reconstruire la ville dans un style Mission presque cliché. Même le mall de State Street, El Paseo, possède un style plus proche d’un pueblo mexicain que d’une banlieue américaine. Le succès de l’opération fut total et désormais l’architecture typique (mais qui ne l’est pas) de la ville en est l’un de ses grands attraits.

Centre « Historique »

Le cœur historique, pas si historique que ça dans la pratique, se concentre principalement autour de State Street et dans les rues avoisinantes, quelques blocs à la sortie de l’autoroute. State Street est une rue animée, riche en distractions (boutiques, restaurants, cafés, bars) et continuellement arpentée par les étudiants de l’université (située dans la ville voisine de Goleta). Les quelques véritables bâtiments historiques (ceux qui ont survécu au tremblement de terre) sont regroupés à l’est de State Street au sein du Presidio de Santa Barbara (E. Canon Perdido St, entrée payante). Les constructions en adobe sont les restes de la dernière garnison espagnole présente dans la région (dont il ne reste que les baraquements des soldats). L’une des constructions, El Cuartel, date de 1782 et on peut y voir un modèle réduit du village espagnol tel qu’il était.

Pas très loin, le Santa Barbara Historical Museum (entrée gratuite, E. De La Guerra Street), toujours dans le quartier de Pueblo Viejo (le vieux village), présente l’histoire locale plus en détail, la vie à l’époque espagnole puis mexicaine, la géologie, les tribus amérindiennes et la ville américaine moderne. C’est très complet si le sujet vous intéresse (et vous devriez ! Quoi ? Vous préférez la plage ?!). A côté, au croisement de De La Guerra Street et State Street, la Casa de la Guerra (entrée payante) était l’une des plus belles demeures de la ville au 19e siècle. Ce fut l’une des rares constructions à avoir survécu au tremblement de terre et lors de la reconstruction elle servi de modèle au style adopté pour le reste de la ville.

Le Santa Barbara Museum of Art (au croisement de State St et Anapamu St, entrée payante) n’est certainement pas du niveau des grands musées de L.A à seulement deux heures de route, mais il offre une visite agréable et des collections assez variées (antiquités grecques et égyptiennes, peintures françaises, beaucoup de peintures américaines, point fort du musée). De quoi se cultiver entre la plage et le shopping.

Sur Anacapa St, proche du musée d’art, le tribunal du comté (County Courthouse) est l’une des perles architecturales de Santa Barbara, dans un style toujours colonial, et c’est certainement l’un des plus beaux bâtiments administratifs du pays. Il est possible de visiter gratuitement le tribunal (que certains visitent de force d’ailleurs !), en restant dans les limites autorisées, ou de prendre part à un tour guidé. Le Mirador est une tour d’horloge où il est possible de grimper pour avoir un beau panorama sur la ville, ses toits rouges et ses palmiers.

Les plages

Au bout de State Street, à quelques centaines de mètres du centre-ville, Cabrillo Boulevard est une Croisette version californienne. Le boulevard longe la plage, un vaste ruban de sable blond bordé de grands palmiers. C’est indubitablement l’une des plus belles plages urbaines du pays. Dans le prolongement de State Street, la jetée en bois de Stearns Wharf fut construite en 1872 et a résisté à de nombreuses catastrophes, feux ou tremblements de terre. A chaque fois rénovée à l’identique, la jetée constitue une promenade agréable, au milieu des pélicans, le long des stands de glaces et de souvenirs. Le Ty Warner Sea Center, sur la jetée, est un petit musée consacré au monde marin.

La marina se trouve au sud de la plage. On peut y organiser des sorties en mer (à la rencontre des baleines) ou encore louer des kayaks ou un paddle board pour explorer la baie. Le Santa Barbara Maritime Museum plaira aux amateurs de maquettes de bateaux et s’attache à détailler les liens entre la ville et l’océan.

La plage de Santa Barbara n’est jamais trop bondée et déjà très agréable mais le long de la côte dans les environs se trouve d’autres plages qui méritent un détour. On peut citer la plage de la petite station balnéaire de Carpinteria au sud, à l’allure typiquement californienne (palmiers, surfeurs, grande plage de sable fin), ou la plage sauvage d’El Capitan au nord (très beaux paysages). A noter qu’il faut s’acquitter d’un droit d’accès (10$) pour aller en voiture à ces deux plages.

La Mission et autour

Au nord de State Street et du centre, sur les collines qui dominent la ville, la Mission Santa Barbara est l’une des attractions les plus visitée de la ville. Située le long de Laguna Street (entrée payante, ouvert tous les jours), la mission est surnommée la « Reine » parmi le chapelet des constructions historiques de Californie. Combinant les styles architecturaux dans un mélange attrayant, l’édifice se caractérise par les deux tours de sa façade. Les décorations intérieures et le cimetière à l’arrière rappellent que la mission fut construite par des amérindiens de la tribu locale des Chumash.

Juste derrière la Mission, le Santa Barbara Museum of Natural History (entrée payante) présente des objets artisanaux de la tribu des Chumash, ainsi que les classiques du genre, dont un squelette de mammouth nain (découvert sur une île au large de la baie) et un planétarium. Intéressant à combiner avec la visite de la Mission.

Un peu plus haut sur la colline, le jardin botanique de Santa Barbara (sur Mssion Canyon Road, entrée payante, ouvert tous les jours) permet de découvrir l’environnement naturel de la région le long de sympathique sentiers, notamment des espèces de cactus et de fleurs sauvages endémiques. Une visite très sympathique.

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