Péninsule de Monterey & Carmel, Californie

Péninsule de Monterey & Carmel Californie

Situer la Péninsule de Monterey, Carmel et Pacific Grove sur une carte

La Péninsule de Monterey se situe au nord de la côte de Big Sur, à environ 150 kilomètres au sud de San Francisco. La péninsule est un vaste promontoire rocheux, possédant une belle végétation à mi-chemin entre la méditerranée et les forêts de forêts humides du nord. Caractérisés par les falaises, les cyprès, les champs de fleurs sauvages et les panoramas sur le Pacifique, les paysages de la région sont superbes et attirent chaque année de très nombreux visiteurs (américains et étrangers).

La ville animée et portuaire de Monterey donne son nom au secteur. Elle fût la première capitale de la Californie, à l’époque de la domination espagnole. Elle a également gardé ce rôle du temps de la Californie mexicaine puis brièvement au début de la colonisation de l’état par les américains. Très célèbre pour son magnifique aquarium (l’un des meilleurs du pays) et pour son ambiance maritime, Monterey offre également de belles constructions historiques et moult attractions touristiques (de plus ou moins bon goût !).

A quelques kilomètres au sud, la petite ville balnéaire de Carmel est une destination particulièrement attrayante. Selon un ensemble de lois locales (dont certaines ont été votées par un célèbre maire, Clint Eastwood), Carmel ne possède aucun fast-food, l’architecture doit y être plaisante et cohérente et les boutiques ne peuvent pas faire partie d’une chaîne nationale. Ceci, associé à un cadre magnifique entre plage de sable blanc et pinèdes, contribue à faire de Carmel une excellente étape et un lieu de vie très prisé des millionnaires et des artistes (qui sont parfois les deux en même temps).

Entre Monterey et Carmel, Pacific Grove s’avance sur la péninsule. C’est une ville moins connue mais pas moins charmante. Les amateurs d’atmosphère océanique et de panoramas marins y seront aux anges. Pacific Grove est également le lieu d’une migration extraordinaire qui a lieu chaque année, celle des centaines de milliers de papillons monarques qui viennent se nicher dans les arbres. Nul part ce spectacle naturel n’est aussi impressionnant qu’ici.

A noter qu’une quatrième ville occupe l’intérieur de la péninsule, il s’agit de Salinas, une cité essentiellement utilitaire où s’arrêtent les trains Amtrak et les bus Greyhound.

Carmel-by-the-Sea

Population : 3.720

Située sur un promontoire en pente douce, autour d’une superbe baie, Carmel-sur-Mer est un village modèle où tout semble manucuré. L’architecture y est savamment étudiée pour être attrayante, les commerces le long d’Ocean Avenue (la rue centrale) sont pimpants (comme les habitants), les paysages sont superbes, la plage est sauvage et on s’y croirait transporté dans un décor de cinéma pour millionnaires. C’est un peu ce dont il s’agit en réalité, Carmel est bien connu pour ses villas de vacances de luxe.

Bien entendu, tout ceci, aussi parfait que cela paraisse, ne va pas sans une certaine dose de prétention assez palpable et les amateurs d’authenticité pourront filer vers Santa Cruz plus au nord ou se contenter d’une visite de la Carmel Mission (sur Rio Road, entrée payante). La mission de Carmel fut la deuxième construite en Californie, en 1771. Ce monument historique abrite un superbe jardin et un musée qui détaille son passé (pas toujours glorieux, comme en témoigne le cimetière ou sont enterrés les ouvriers amérindiens exploités pour sa construction).

L’attrait principal de la ville reste le littoral. La Carmel River State Beach, à l’ouest de la ville, est certainement la plus belle plage des environs. Avec ses eaux turquoise, son sable blanc, ses cyprès et ses pins, c’est un paysage indéniablement enchanteur. Cependant, il est fortement déconseillé de s’y baigner en raison des courants.

Au sud de la ville, le long de la route 1, la Point Lobos State Reserve (entrée payante) est un beau petit parc naturel, parcouru de sympathiques sentiers, qui abrite de nombreuses espèces animales, principalement marines. Il est très facile d’y observer des baleines (à la bonne saison) ou encore des lions de mer, des animaux impressionnants (et bruyants) qu’il convient de ne pas trop approcher !

Pacific Grove

Population : 15.500

Surnommée (surtout par son office du tourisme) « Butterfly Town » (soit, la ville des papillons), Pacific Grove est une petite ville fondée au 19e siècle en tant que retraite religieuse. Seule l’église en bois de St Mary’s by the Sea (sur Central Avenue) rappel cette époque. A noter que l’église à l’air plutôt sobre mais les vitraux sont l’œuvre du bijoutier Tiffany !

Désormais, Pacific Grove est une petite cité balnéaire, plutôt chic mais sans prétention (à l’inverse de Carmel) et relativement préservée du tourisme de masse (contrairement à Monterey). En réalité je dirai qu’il s’agit de la véritable perle de la péninsule de Monterey. Avec ses couchers de soleil sur les pins, son phare photogénique (phare de Point Pinos, le plus ancien de Californie), ses parterres de fleurs sauvages, ses forêts de papillons, Pacific Grove est un cliché global des merveilles que l’on peut découvrir en Californie.

Le boulevard Ocean View permet d’accéder à la plage de Lovers Point. Le « coin des amoureux » est une magnifique plage, particulièrement réputée pour ses levers de soleil. C’est ici, à quelques centaines de mètres dans les terres (le long de Ridge Road) que se trouvent les arbres à papillons de Pacific Grove. Chaque année, entre octobre et février, des nuées de papillons monarques viennent s’y installer pour fuir les frimas de l’hiver plus au nord. Ce spectacle unique constitue une véritable expérience, que je vous recommande fortement.

Malheureusement payante, la Seventeen Mile Drive est une route panoramique qui fait un circuit (de 17 miles) dans le sud de la péninsule entre Pacific Grove et Carmel. Outre pour ses fleurs sauvages aux couleurs éclatantes, la route est connue pour ses panoramas sur la côte rocheuse et pour ses pins aux formes tortueuses. A faire de préférence au coucher du soleil (mais attention, la route ferme après la tombée de la nuit).

Monterey

Population : 28.300

Ancienne capitale de la Californie espagnole, le site fut découvert en 1602 par un explorateur, puis ville provinciale à l’époque mexicaine, Monterey a été la première capitale de la Californie américaine, en 1846. Elle cédera ensuite sa place à Sacramento.

Toutefois, si la ville abrite toujours quelques beaux monuments historiques, Monterey est surtout devenu un port de pêche actif, plutôt populaire, et une cité entièrement tournée non pas vers le passé mais vers le Pacifique. A cet égard, la ville compte l’un des plus beaux aquariums du pays (voire du monde), dédié à la connaissance de la faune sous-marine locale (qui est particulièrement riche). Le Monterey Bay Aquarium (entrée payante, et chère, infos sur www.montereybayaquarium.com) est l’attraction incontournable de la ville. Une bonne demi-journée est nécessaire pour explorer le site, qui est très impliqué dans la préservation de l’environnement marin. L’approche est à la fois scientifique et grand public et c’est très intéressant. On peut y voir des requins, des méduses, des otaries, des raies, des pingouins et bien d’autres espèces. Beaucoup de monde visite l’aquarium (notamment car il est inclus dans le CityPass de San Francisco) et en haute saison mieux vaut réserver les billets à l’avance sur le site.

Ceux qui veulent aller plus loin peuvent entreprendre de faire du kayak, d’aller observer les baleines voire de plonger dans la baie (mais l’eau est très froide). Plusieurs compagnies sur Cannery Row proposent des locations de matériels.

Le centre historique de Monterey est compact et se visite facilement à pied. On peut y voir quelques belles constructions restaurées, datant de l’époque coloniale espagnole ou de la Californie mexicaine, dans le Monterey State Historic Park. Un chemin appelé Path of History (plan disponible à l’office du tourisme au 401, Camino El Estero) permet de découvrir la plupart des monuments, dont l’entrée est gratuite (mais parfois uniquement accessible en prenant part à une visite guidée du quartier, gratuite elle aussi (renseignement à la Pacific House pour les horaires). Voici un petit aperçu des principales attractions du quartier.

La Pacific House est donc à la fois le lieu où il faut se renseigner sur les monuments historiques, mais également un musée consacré à l’histoire de la Californie, de Monterey et, dans une moindre mesure, des tribus amérindiennes locales. A noter que le bâtiment a eu de nombreuses utilisations depuis sa construction en 1847, notamment tribunal ou encore salle de bal.

Le vestige le plus intéressant de la ville historique est la Larkin House (croisement de Pacific et Jefferson Street). Thomas Larkin, qui habitait ici, fut le premier et le dernier ambassadeur américain en Californie mexicaine. C’est une belle construction, très typique de Monterey (et pour cause, elle servi de modèle à une bonne partie des autres bâtiments historiques) et avec de beaux jardins.

C’est au Colton Hall voisin que la constitution californienne (en vue de devenir un état américain) fut rédigée (entre autre par Thomas Larkin). Le bâtiment est resté meublé comme il l’était à l’époque. Les amateurs apprécieront la carte historique de la côte ouest, qui a servi à définir les frontières de l’état.

Le Monterey Art Museum (sur Pacific Street, entrée payante) est un musée d’art et de photographie assez intéressant, avec un très beau jardin. Non loin, la Stevenson House (sur Houston Street) est un musée dédié à Robert Louis Stevenson. L’auteur de l’Île au Trésor y a habité, mais relativement brièvement avant de partir vers les îles du Pacifique sud (il décédera aux îles Samoa).

En dehors des sites historiques et de l’aquarium, le cœur de l’animation touristique de Monterey se concentre autour des deux zones de Fisherman’s Wharf et Cannery Row. Les deux endroits sont d’anciens sites industriels de conserveries (de sardines) et d’entrepôts. L’industrie de la sardine, autrefois le pilier de l’économie locale, a déclinée dans les années 1950. Ces deux quartiers touristiques (parfois très kitch) sont pleins de restaurants, de cafés et de boutiques. C’est loin d’être désagréable, mais il n’y a pas grand-chose à en dire et il ne faut surtout pas se contenter de voir ça à Monterey.

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