Hollywood, Los Angeles, Californie

Hollywood Los Angeles Californie

Situer ce lieu sur une carte

Depuis que les blockbusters américains définissent la culture populaire et que les comédiens sont devenus les symboles de la réussite, le quartier d’Hollywood est un aimant pour des millions de touristes. Les ambitions d’une visite de ce secteur mythique sont diverses. Parfois il s’agit d’une simple curiosité, parfois d’un véritable pèlerinage à la recherche des stars et d’autres fois (surement le plus fréquemment pour les américains eux-mêmes) d’un espoir d’y trouver la gloire et (surtout) la richesse.
En réalité Hollywood est plus un cliché qu’autre chose. Ceux qui y ont trouvé le succès (et parfois la richesse) n’y passent que peu de temps (voire jamais), préférant le calme et l’intimité d’une grande villa dans les collines ou sur la côte. Dès les années 1930 le quartier s’est transformé en un endroit plutôt graveleux où s’est répandu la prostitution et la petite délinquance – puis la grande. Le déclin n’a fait que s’accélérer par la suite. Pour ce qui est du cinéma, il est toujours surprenant d’apprendre qu’Hollywood n’a jamais été le véritable centre de l’industrie. Aujourd’hui le quartier continue d’être un satellite abritant de nombreuses compagnies techniques, des fournisseurs d’accessoires ou de costumes mais les grands studios se sont depuis longtemps déplacés à Burbank et dans la Vallée. Certaines grandes compagnies (les majors) n’ont même jamais été représentées dans le quartier. Sans y avoir mis les pieds on imagine volontiers que les studios ont fait d’Hollywood un quartier glamour alors qu’en réalité ils ne s’y rendent que pour les oscars et les avant-premières laissant le secteur le reste du temps livré à son sort plutôt mitigé.
Récemment, dans la foulé du rebond américain, les choses se sont améliorés pour Hollywood avec la création de nouveaux malls et d’attractions touristiques. La plupart de ces nouveaux développements misent sur la nostalgie (réelle ou inventée) de l’Age d’Or d’Hollywood pour tenir le mythe en sursis.

Depuis Downtown on entre dans Hollywood par Sunset Boulevard et East Hollywood. Ce premier aperçu n’est probablement pas, loin s’en faut, ce que vous vous attendiez à découvrir. Assortiment de logements bon marché et de boutiques bas de gamme, la partie à l’est d’Hollywood ne compte que peu d’attraits à l’exception du quartier de Los Feliz qui s’est taillé une réputation de coin branché et présente un intérêt architectural. En continuant vers l’ouest on arrive à Central Hollywood qui est comme son nom l’indique le cœur du quartier. Autour du légendaire Walk of Fame d’Hollywood Boulevard (les étoiles) gravite un mélange excentrique et fascinant d’histoire cinématographique, d’architecture farfelue, de shopping mall, de déclin urbain, de touristes hypnotisés, d’animateurs de rues et de laissés pour compte. Tout autour d’Hollywood Boulevard le spectacle est à peu près le même parfois en plus glauque, parfois en légèrement plus chic. J’adore Hollywood Boulevard et loin de moi l’idée de vous dissuadez d’y aller car vous manqueriez quelque chose et de toute façon c’est incontournable, par contre je préfère vous prévenir qu’à partir de 21h les choses se corsent pas mal question ambiance et passé 23h c’est clairement le spectacle des tarés qui commencent. Je pense en réalité que ce n’est pas trop dangereux mais à moins de pouvoir voir un film dans l’un des cinémas de l’avenue je préfère pour ma part rester à l’écart en soirée. A vous de voir. Au nord de Central Hollywood, sur les pentes des montagnes de Santa Monica se trouve le Griffith Park, une immense zone naturelle où l’on peut randonner et très certainement l’un des grands points fort du quartier, ainsi que les célèbres Hollywood Hills (les collines d’Hollywood). C’est sur ces dernières que le terme d’Hollywood prend tout son sens notamment dans les grandes demeures perchés au-dessus de la ville le long de routes sinueuses. En dehors de la soirée des Oscars c’est le seul rappel tangible de la richesse que l’on associe à Hollywood. C’est également le seul lieu où il est éventuellement possible (avec énormément de chance) d’apercevoir une célébrité. Evidemment on y trouve ce que tout le monde vient voir à Los Angeles, le fameux signe Hollywood, mais il faut savoir qu’on le voit beaucoup mieux d’en bas.

 

East Hollywood

Bien qu’il porte le nom d’Hollywood, ce quartier à l’est du « vrai » Hollywood, est un secteur très peu touristique. Il se concentre autour de l’intersection est d’Hollywood Boulevard et de Sunset Boulevard. C’est un coin plutôt brut de décoffrage, mélange d’ouvriers latinos, d’artistes de second plan, d’antisociaux et de prostitués. Le véritable Los Angeles en quelques sortes. Dans l’absolu ce n’est pas désagréable comme endroit et certain quartier près des collines sont des secteurs résidentiels très recherchés où l’on trouve de très belles maisons de style méditerranéen.

L’un de ces quartiers se situe quelques blocs au nord-est de Sunset Boulevard autour d’un lac appelé Silver Lake. Il donne son nom à l’ensemble de ce secteur. Silver Lake, d’abord connu sous le nom d’Edendale, fût autrefois l’emplacement de quelques-uns des premiers studios hollywoodiens, désormais converti en commerces, parfois en galeries d’art, parfois en simples entrepôts. Le plus connu de tous fût le premier studio de Walt Disney, ouvert en 1926 sur Hyperion Avenue. Inutile de le chercher il n’existe plus. En tout et pour tout il ne reste plus à Silver Lake qu’une poignée de studios de prise de son. Toutefois une balade dans le quartier (en voiture, évidemment) permet d’apprécier le charme de la vie (aisée) à L.A, en haut des collines, dans de belles propriétés. Certaines maisons sont de vrais œuvres d’art. Silver Lake est connu aujourd’hui pour sa vie sociale décalée. Chaque mois d’août se tient la Sunset Junction Street Fair qui est effectivement une véritable foire réputée pour ses stands de cuisines ethniques et de vêtements vintage. On y croise à peu près toutes les minorités sur les marges, depuis les anciens hippies jusqu’aux punks, et quelques locaux.

Tout juste au nord-ouest de Silver Lake se trouve Los Feliz, un autre quartier plus ou moins dans la même veine mais très nettement un cran au-dessus en termes de richesse. Aux USA c’est à Manhattan (principalement Upper East Side et Tribeca) que l’on trouve les fortunes les plus extravagantes, toutefois pour comprendre ce qu’est la fameuse upper-class américaine il n’y a rien de mieux que les collines de Los Feliz à Los Angeles. Ce quartier peu connu (dans les collines surplombant le quartier global de Los Feliz) abrite une majorité d’habitant dont les revenus dépassent allégrement les 20.000$ mensuels. Parmi eux quelques célébrités mais surtout des producteurs ou des publicitaires qui occupent des villas de grand luxe. Faites un petit tour en voiture dans les rues au nord de Los Feliz Boulevard, c’est très agréable et un bon moyen de plonger dans le cliché hollywoodien. Par ailleurs les amateurs de belles maisons et d’architecture ne seront pas déçus à Los Feliz. On y découvre plusieurs constructions dignes d’intérêt. Parmi celles-ci la Hollyhock House se situe sur une colline à la jonction de Vermont Avenue et Hollywood Blvd. Ce fût la première contribution à Los Angeles de l’hyper prolifique architecte Frank Lloyd Wright, dont il semble parfois qu’il ait construit une bonne partie de l’Amérique. Cette drôle de villa est couverte de motifs mayas et ressemble à un temple qui ne dépareillerait pas dans la jungle du Guatemala. Encore plus étonnant quand on sait qu’elle date de 1921. L’intérieur est tout aussi fascinant. La demeure se visite en tour guidée et l’entrée coûte 7$. Plus au nord, sur Glendower Avenue, l’Ennis House est une autre construction de Wright incontournable pour les amateurs. L’inspiration semble être assez similaire à la Hollyhock avec ce très étonnant style de temple précolombien mais la Ennis House est beaucoup plus massive et, il faut le dire, possède un petit quelque chose de mystérieux. Pas étonnant qu’elle ait servi de décor à de nombreux films dont le plus célèbre est certainement le mythique Blade Runner de Ridley Scott. La maison, en mauvais état, a manqué de s’effondrer plusieurs fois mais des rénovations ont permis de la maintenir en état. On ne peut pas la visiter mais elle est bien visible depuis la rue. Plus haut dans les collines, la Lovell House de l’architecte Richard Neutra (située sur Dundee Drive) est un assemblement impressionnant de cubes de béton blanc reliés par de grandes baies vitrées. Construite en 1929 elle fût l’un des premiers exemples de l’architecture Moderniste aujourd’hui très en vogue à L.A. La maison ne se visite pas mais peut être largement appréciée dans le film L.A Confidential. Une dernière maison vaut le détour dans le quartier de Los Feliz, je dirai même que c’est certainement la plus étonnante. Il s’agit de la Sowden House, située sur Franklin Avenue. Quand vous verrez le style vous n’aurez aucun mal à retrouver la patte Maya Revival (c’est un nom officiel je n’invente pas) très chère à la famille Wright. Cette demeure est donc l’œuvre du fils de Frank Lloyd Wright qui s’appelait (accrochez-vous) Frank Lloyd Wright. Pour distinguer le père du fils il se faisait donc appeler Lloyd Wright, ce qui reste tout de même assez confus. Quoiqu’il en soit cette construction est à mon sens l’un des grands crus de la lignée des Frank Lloyd Wright. Surnommée la Jaws House (la maison mâchoire, car l’avant ressemble à une grande mâchoire), la Sowden House est une œuvre intrigante aussi bizarre que superbe. Elle possède une histoire assez riche. Elle fût initialement la demeure d’un ami de Lloyd Wright, le peintre et photographe John Sowden. A partir de 1945 s’y installe un nouveau propriétaire, un certain George Hodel. Ce docteur est plus connu pour être le suspect premier de la célèbre affaire irrésolu du Dahlia Noir. Le meurtre d’Elizabeth Short (surnommée le Dahlia Noir) aurait été commis dans la maison par le docteur. Tout cela n’est toujours que supposition mais cela a bien entendu renforcé le mystère autour de la Sowden House. Par la suite la maison de 7 chambres et 4 salles de bains fût mise en vente et acheté pour 1,2 millions de dollars. Le nouveau propriétaire à rénové la maison à grand frais. Il n’est pas possible, malheureusement, de visiter la Sowden House aujourd’hui car c’est une propriété privée mais l’extérieur est bien visible et de nombreuses photos de l’intérieur se trouvent facilement.

En dehors de cette profusion d’architecture étonnante (et surtout Maya), on trouve à Los Feliz un véritable temple pour les amateurs de cinéma, la Louis B Mayer Library. Faisant partie du American Film Institute (l’une des plus grandes écoles de cinéma du pays), la bibliothèque est accessible gratuitement et compte près de 14.000 livres ayant trait au 7e art et 5000 scriptes, ainsi que de gigantesques archives sur le cinéma d’hier et d’aujourd’hui.

Le centre commerçant de Los Feliz se situe le long de Hillhurst Avenue. C’est un alignement de mini-mall, de salle de yoga, de coffee shop et de restaurants. Rien de vraiment palpitant je vous avoue jusqu’à ce que très récemment s’ouvre un Dumb Starbucks Coffee. Cet exemple du grand n’importe quoi que constitue parfois Los Angeles est resté ouvert quelques jours à l’angle de Melbourne Avenue et de Hillhurst. Il s’agissait d’une parodie de Starbucks, copie parfaite de la célèbre chaîne avec le mot Dumb (débile) devant chaque produit. On pouvait y boire un Dumb Latte (café au lait de débile) et manger un Dumb Cake (gâteau débile). Cet énorme buzz que Starbucks n’a (étonnamment) pas trop aimé était en fait destinée à une émission de télévision appelée Nathan For You (excellente émission au demeurant ou un humoriste canadien joue un consultant totalement nul qui tente de redonner du succès à des commerces et société en déroute en leur faisant faire n’importe quoi). Le café n’est resté ouvert que le temps d’un weekend car il a dans la foulée été fermé par les autorités sanitaires de Los Angeles !

 

Central Hollywood

Les quelques blocs qui constituent le cœur d’Hollywood (Central Hollywood) sont certainement les plus mythiques et glamour dans le monde du 7e Art. En fait soyons parfaitement honnête, tout cela c’est surtout dans l’esprit. Dans la pratique Central Hollywood est un quartier qui se remet lentement d’un long déclin. Depuis le début des années 1960 le secteur est assez nettement tombé du côté obscur du rêve américain. Dernièrement les choses vont beaucoup mieux. La présence policière plus importante a permis au quartier de redevenir sûr à toutes heures du jour (mais pas de la nuit) et de nouveaux centre-commerciaux sont venus égayer Hollywood Boulevard. Au grand étonnement des visiteurs, Central Hollywood (et principalement Hollywood Boulevard) est le cœur de la communauté low-cost de L.A. On y trouve des bars bon marché, des restaurants pas chers et de nombreuses auberges de jeunesses. Bien sûr rien de tout ça n’est d’une grande qualité mais la vie sociale y est variée et la population diverse. Le soir et la nuit le quartier devient au mieux loufoque, au pire carrément louche voire un peu dangereux en dehors des zones touristiques.

Hollywood Boulevard est donc fort logiquement l’axe principal du quartier. C’est l’une des rues les plus célèbres de l’Amérique et du monde. Pour tout dire c’est assez spécial. Aussi fascinant que mélancolique (et parfois un peu effrayant), Hollywood Boulevard fût effectivement à une époque un haut lieu du cinéma. Au début des années 1920, le croisement de Hollywood Boulevard et de Vine Street abritait les sièges de la plupart des studios et les cafés et restaurants étaient le lieu de rendez-vous de tous les grands producteurs et réalisateurs. On raconte volontiers qu’à ce moment il suffisait de se balader dans le coin pour être remarqué par un producteur prenant un café ou dégustant ses œufs au bacon et ainsi devenir acteur, à la condition d’avoir la tête de l’emploi. La réputation de la jonction d’Hollywood et Vine était réelle mais concrètement la proportion d’inconnu devenu star juste en se promenant dans les parages est certainement nulle. Paradoxalement il n’y a rien qui rappel cette grande époque à l’exception de la station de métro de Hollywood / Vine qui se trouve à côté du W Hotel. La station est magnifiquement décorée avec des souvenirs de ce Hollywood vintage.

A partir de l’intersection, le trottoir d’Hollywood Boulevard prend officiellement le nom de Walk of Fame. Il s’agit de l’une des attractions majeures de la ville. Ce sont les fameuses étoiles du cinéma. Les premières étoiles furent posées en 1960 pour honorer les grands noms du cinéma mais aussi de la radio, de la télévision, de la musique et du théâtre. C’était déjà à l’époque une initiative essentiellement touristique, et ça a vraiment bien fonctionné. Personne ne pense à visiter L.A sans voir les étoiles. Beaucoup de noms sont quasi anonymes pour les européens (et pour bons nombres d’américains également). La pose d’une nouvelle étoile est annoncée dans le journal et bien sûr la star est présente. Il faut savoir que les étoiles ne sont pas gratuites et même plutôt onéreuses puisque les stars doivent dépenser plusieurs milliers de dollars pour le privilège de marcher sur leur nom. Business is… business.

Autour de Vine Street se trouve quelques sites d’intérêts. Le plus fameux est la Capitol Records Tower, un grand building qui ressemble à une pile de 45 tours surmontée d’une antenne. C’était le siège de la Capitol Records, une grande maison de disque, jusqu’en 2006 date à laquelle il a été vendu. Non loin de là, sur Hollywood Boulevard, se trouve le Pantages Theater qui possède une magnifique décoration intérieure digne d’une cathédrale. Le théâtre, impressionnant, accueil encore pas mal de spectacles dont beaucoup de show de Broadway en tournée et si vous en avez l’occasion c’est une excellente idée d’y aller. Sur Ivar Avenue, la parallèle de Vine Street, entre Sunset Boulevard et Hollywood Boulevard se tient chaque dimanche matin le Hollywood Farmers’ Market. Ce n’est ni plus ni moins que le marché d’Hollywood où les locaux viennent acheter quelques citrons et avocats produits dans la région. C’est un bon moyen, je trouve, de se plonger dans le vrai Hollywood.

De retour sur Hollywood Boulevard, le premier véritable monument du quartier est l’Egyptian Theatre (au 6712 Hollywood Blvd). Ce cinéma fût le site de la toute première « avant-première » de l’histoire d’Hollywood. Il s’agissait pour les curieux du film Robin Hood en 1922. Financé par le célèbre Sid Grauman (dont le nom revient régulièrement aux origines d’Hollywood), l’Egyptian était particulièrement excentrique pour l’époque. Son décor, inspiré de l’Egypte comme son l’indique, était une reproduction (à l’américaine) du Temple de Thèbes. Les ouvreuses y étaient habillées en Cléopâtre. Depuis son heure de gloire le cinéma à perdu de sa renommée mais pas de sa superbe. Il fût admirablement renové par la fondation du film américain. Le cinéma est toujours en activité mais il ne joue pas de blockbuster, uniquement des films étrangers, des classiques ou des documentaires. Le billet coûte 11$.
Près de l’Egyptian, Hollywood Boulevard montre l’un de ses visages les plus commerciaux. On trouve au niveau de l’intersection avec Highland Boulevard une importante concentration de boutiques à souvenirs, de musées kitchs et autres attrapes touristes.

Passé l’Egyptian, vers l’est, le Hollywood & Highland mall à été le moteur de la renaissance du quartier. Avec l’installation des grandes chaînes commerciales dans le mall, le secteur est redevenu plus sûr et les touristes sont revenus en plus grand nombre. Le complexe abrite également le Kodak Theatre dont l’entrée est l’une des plus célèbres de l’Amérique (et du monde) car c’est ici que se tiennent chaque année les Oscars. Il est possible de visiter le cinéma des Oscars en prenant part à un tour guidé d’une durée de 30 minutes (tous les jours entre 10h30 et 16h, 15$). Cela dit malgré son décor de film, avec ses immenses colonnes et ses statues d’éléphants, le Hollywood & Highland n’est ni plus ni moins qu’un centre commercial.

Juste à côté du mall vous n’aurez aucun mal à reconnaître la patte, encore une fois, de Sid Grauman dans le Chinese Theatre. Décidément attiré par les décorations exotiques, Grauman n’a pas lésiné sur les moyens pour créer une reproduction d’un temple chinois. Evidemment tout cela n’a rien de réaliste et consiste essentiellement en une surenchère de chinoiseries (queues de dragons et motifs asiatiques à tout bout de champs). On peut aimer le kitch à l’américaine ou rester dubitatif mais le Chinese Theatre est incontestablement une belle œuvre. Tout comme l’Egyptian, le Chinese a lui aussi été restauré. La visite guidée est intéressante (prix 12$) et passe par de nombreux recoins du cinéma. L’entrée du Chinese est le recoin le plus fréquenté d’Hollywood Boulevard. C’est ici que se trouve les étoiles des stars les plus connues. On y croise également les fameux imitateurs déguisés qui arpente le trottoir en quête d’une photo avec vous (payante bien entendu). Ne soyez pas surpris si aucun ne vous semble fidèle à l’original. En fait il s’agit plus d’un spectacle kitsch et humoristique qu’autre chose.

Le dernier des grands cinémas mythiques d’Hollywood se trouve au 6834 Hollywood Boulevard. Il s’agit de l’El Capitan Theatre. Construit en 1926 le Capitan se distingue par ses décorations exotiques et ses néons. Récemment rénové, le cinéma accueil désormais les avant-premières des films Disney. Pour les américains il est également connu comme le studio du talk-show de Jimmy Kimmel sur la chaîne Abc. Depuis le retour du Late Night de Nbc à New York, le talk-show du soir d’Abc est le dernier à être tourné à Los Angeles. Juste à côté du Capitan, au numéro 7000 du boulevard, le Hollywood Rossevelt fût le premier grand hôtel d’Hollywood. Son restaurant Cinegrill est notoirement connu pour avoir vu passer bon nombre de stars.

Sur Highland Boulevard, juste au sud d’Hollywood Boulevard, vous verrez peut-être le Hollywood History Museum (le ticket d’entrée coûte 15$). Ce musée sur quatre étages se consacre comme son nom l’indique à Hollywood et à son histoire. Pour autant ce n’est pas un grand musée et, aussi étonnant que cela puisse sembler, il n’existe en réalité pas de véritable musée digne de ce nom sur ce quartier mythique.

 

Sunset Boulevard

Au sud d’Hollywood Boulevard et parallèle à ce dernier, Sunset Boulevard est l’autre artère mythique de Los Angeles et de la légende du cinéma. Sunset est l’une des principales artères de la métropole puisqu’elle part de Downtown pour aboutir à l’océan. Son nom lui vient d’ailleurs de ses vues sur les couchers de soleil enflammés sur le Pacifique. Sunset Boulevard traverse Hollywood en direction de West Hollywood où il prend le nom de Sunset Strip. Le Strip est l’un des secteurs les plus célèbres de Los Angeles, mais à Hollywood à proprement parlé Sunset Boulevard ne possède finalement que peu d’attractions. On y trouve les studios de la Paramount dont la visite est loin d’être aussi amusante que le parc d’attraction d’Universal. Au numéro 7425, la boutique Guitar Center est connue par les guitaristes du monde entier. Outres des guitares (logique), on peut y voir les empreintes des plus grands guitaristes, à l’image des étoiles d’Hollywood Boulevard.

 

Les collines d’Hollywood (Hollywood Hills)

Ce nom mythique désigne en réalité un secteur bien à part du quartier d’Hollywood. Beaucoup moins construit et très chic, les collines sont l’un des où l’on trouve des maisons de stars. Parcourus de canyons, les Hollywood Hills s’étendent entre Hollywood et le Benedict Canyon sur les hauteurs de Beverly Hills. Ce coin de nature méditerranéenne est très plaisant. La meilleure façon de visiter le secteur est de conduire sur l’une des routes les plus connues du monde : Mulholland Drive. Rendue célèbre par un film, cette route qui serpente dans les collines est bordée de magnifiques demeures, dont certaines sont carrément des petits châteaux. En soirée le panorama est magnifique. Virevoltant sous les pins, la route offre des vues grandioses sur Los Angeles qui s’étend à ses pieds. Le quadrillage de la mégalopole s’étend jusqu’à l’infini. Des agences de voyages proposent de découvrir Mulholland Drive et vous dévoile le nom de ses célèbres habitants. Il faut mieux savoir toutefois qu’il est impossible de s’approcher des maisons (principalement car elles sont trop grandes).

Au pied des collines, le Hollywood Bowl est la salle de spectacle la plus renommée de Los Angeles. En été il s’y déroule des concerts en plein air qui attirent des foules immenses.
Il va de soi que tous les concerts, toutes les demeures, toutes les vues du monde ne peuvent rivaliser avec le site le plus connue des collines. Il s’agit du signe Hollywood, bien entendu. Largement visible depuis de nombreux endroits de Los Angeles, le signe Hollywood est le symbole de la ville. A l’origine le signe n’a pas grand-chose à voir avec la ville, le cinéma où même Hollywood. Il s’agissait d’une publicité illuminée géante pour des logements, construite en 1923. A l’époque (et jusqu’en 1949) on pouvait y lire « Hollywoodland ». Depuis les collines, le signe est finalement assez peu visible, d’autant qu’il est impossible de s’en approcher. De nombreux suicides et des dégradations ont fait qu’aujourd’hui le site est surveillé comme une base de l’armée (avec radars et caméras infrarouges). Pénétrer sur le site est une très mauvaise idée car les sanctions sont très lourdes. La meilleure vue sur le signe est celle que vous aurez en avion si vous atterrissez à LAX et que vous venez de l’est. Le signe se trouve alors en gros plan sur la droite de l’appareil.

 

Griffith Park

A mon sens, loin des déceptions d’Hollywood Boulevard, le grand parc public de Griffith est le site le plus passionnant d’Hollywood. C’est l’un des plus grands parcs urbains des Usa et c’est aussi, je trouve, l’un des plus beaux. Digne d’un Central Park, Griffith est un coin de nature beaucoup plus sauvage qu’on ne l’imagine. Le parc, au nord-est d’Hollywood, offre d’immenses et magnifiques espaces sauvages, des vues grandioses sur la ville et des kilomètres de sentiers de randonnées. Très sèche (le parc ressemble à un coin de Grèce), la végétation de Griffith Park est régulièrement la proie des flammes en été. Parfois le parc peut rester fermé plusieurs semaines. Si vous venez à la mauvaise période tout ce que vous risquez de voir c’est donc un barbecue géant. Au printemps et à l’automne le parc se présente généralement sous son meilleur aspect.

On trouve dans le parc le zoo de Los Angeles (ouvert tous les jours de 10h à 17h, entrée 12$). Le zoo de San Diego, à 2h de route, étant largement considéré comme le meilleur du pays et l’un des plus beaux du monde, inutile de vous dire que le zoo de L.A n’est pas une attraction majeure.
Au cœur du parc, le Griffith Observatory est l’une des plus grandes attractions de la ville. Cet observatoire dont l’entrée est gratuite (ouvert du mardi au vendredi de midi à 22h) permet à la fois d’entrer dans le monde fascinant du cosmos et d’observer l’agglomération de Los Angeles qui s’étend à ses pieds. Avec une situation pareille l’observatoire a joué les décors pour de très nombreux films et il est impossible de ne pas reconnaître le site. Après avoir admiré le soleil grâce à un télescope spécial, il est possible de se promener aux alentours de l’observatoire. De nombreux chemins permettent d’accéder à des vues panoramiques sur la ville.
L’autre site « construit » du parc est le Museum of the American West (ouvert tous les jours sauf le lundi, entrée 9$). L’ouest américain étant incontestablement l’un des plus grands sujets du cinéma, il n’est pas étonnant de voir que ce musée surplombant Hollywood soit en partie dédié au Far West via l’œil du 7e art. Dans son ensemble le musée se révèle passionnant. Il couvre tout l’aspect de l’ouest (en plus de sa version hollywoodienne donc) comme les pionniers, l’immigration asiatique, les amérindiens et les premières explorations européennes.

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