Beverly Hills, Los Angeles, Californie

Beverly Hills Los Angeles Californie

Situer ce lieu sur une carte

Qui ne connait pas Beverly Hills ? Films, séries tv, littérature, et la réalité (qui dépasse assez souvent la fiction) ont contribué à faire de ce quartier l’image même de la richesse en Amérique. C’est aussi le symbole ultime de la prétention qui s’empare parfois de Los Angeles.

Derrière les clichés, Beverly Hills est avant tout un quartier résidentiel. C’est effectivement l’un des quartiers les plus riches du monde et on y trouve plus de policiers par habitant que n’importe où ailleurs aux USA. La propreté des rues, les jardins parfaitement entretenus, les boutiques chics, voici l’exacte antithèse de Skid Row (voir l’article Downtown). Que l’un des quartiers les plus chic du pays se trouve à quelques kilomètres de l’un des plus insalubres (où toute la population, ou presque, est sans abris) est le reflet des extrêmes qui caractérisent Los Angeles.

Il n’y a pas vraiment grand-chose à voir à Los Angeles, même si c’est agréable de s’y promener quelques heures. Si votre porte-monnaie ne déborde pas alors, ne comptez pas y faire votre shopping. Si vous vous arrêtez trop longtemps dans les rues résidentielles de la ville, attendez-vous à devoir expliquer à des policiers que vous ne faites que regarder.

Le secteur entouré par Santa Monica Blvd, Wilshire Blvd et North Crescent Drive est le cœur de Beverly Hills. On l’appelle Golden Triangle (le triangle d’or). Il se caractérise par ses commerces de luxe, ses restaurants gastronomiques (ou pas, mais cher dans tous les cas), ses palaces (dont le tout rose Beverly Hills Hotel, le lieu préféré des stars) et ses galeries d’art. Ici shopping rime avec million et le paraître joue un rôle plus important qu’ailleurs à L.A. L’artère centrale du Golden Triangle est la très célèbre Rodeo Drive, qui est la rue commerçante la plus chic de la métropole. Équivalent de la 5e Avenue de New York, Rodeo Drive n’a rien de la démesure de l’avenue new-yorkaise entouré de ses immenses buildings. C’est une petite rue (c’est ce qui est le plus surprenant), bordée de larges trottoirs plantés d’arbres. On y trouve pour ainsi dire que les grands noms de la mode de luxe, designers italiens ou français et bijoutiers de la Place Vendôme.

Rodeo Drive est véritablement le centre commerçant haut de gamme de la ville. C’est donc un lieu propice pour voir les nombreuses célébrités hollywoodiennes qui viennent y faire leurs achats. L’ostentation est à son comble à Rodeo Two, un centre commercial ultra haut de gamme, situé sur Wilshire Boulevard. Il a été construit en 1990 avec en modèle les rues commerçantes européennes de luxe.

En dehors de Rodeo Drive, l’attrait principal de Beverly Hills réside dans ses quartiers résidentiels nichés dans canyon verdoyant et les collines au-dessus de Sunset Boulevard. La route Benedict Canyon Drive permet d’avoir une bonne vision de ces fantastiques villas. Les maisons des stars hollywoodiennes sont l’une des grandes attractions de L.A, bien qu’en réalité on ne voit vraiment pas grand-chose. Ces palaces ont fait de Beverly Hills le symbole du succès pour l’industrie du cinéma. Habiter au-dessus de Sunset Boulevard, c’est avoir vraiment réussi. Ceux qui habitent en dessous sont riches, mais c’est incomparable avec les quartiers situés au-dessus. La  « mode » des villas de stars à Beverly Hills date des années 1920 lorsque le couple Mary Pickford et Douglas Fairbanks y a construit leur demeure, Pickfair, au sommet de Summit Drive. Tous les noms célèbres, ou presque, ont suivi.

Les maisons sont aussi diverses que les personnes qui les habitent. À savoir que certaines demeures sont la propriété de personne totalement inconnue, n’estimez pas que quelqu’un qui sort de l’une de ces grandes villas soit forcément une star du cinéma. Le plus étonnant est que certaine villa sont sommes toutes assez modestes (même si tout est relatif), s’agissant parfois d’ancienne maison habitée depuis longtemps par de vieilles familles locales. On trouve un peu partout à L.A des cartes qui décrivent des circuits en voiture pour découvrir les maisons des stars (avec leur nom, évidemment). C’est sans intérêt, même si la balade est sympathique, car comme je l’ai dit, on ne voit jamais ni les maisons et encore moins ceux qui les habitent. Les résidences sont le plus souvent protégées par de hauts murs et des écrans de végétation.

À l’est de Beverly Hills, plus vraiment dans le quartier, mais plutôt à Century City (qui était à l’origine le lieu des studios de cinéma de la 20th Century Fox), on trouve le Museum of Tolerance (musée de la tolérance). Ce musée est tout entier dédié à la connaissance et au respect des différences entre les peuples ainsi qu’à l’histoire du racisme sous toutes ses formes aux USA et en Europe. Les expositions ont des thèmes divers, les émeutes de 1992 à Los Angeles, l’Holocauste (avec une reconstruction dérangeante d’une chambre à gaz), ou encore une carte interactive qui dénonce plus de 250 groupements racistes connus aux USA ainsi que leur situation. Un musée assez dur, mais qui fait immanquablement réfléchir.

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