Présentation de l’état de Californie

Californie

Situer la Californie sur une carte

Population : 38.041.430 (1er) ; Capitale : Sacramento ; Surnom : The Golden State; Superficie : 423.970 km² (3e)

Ahhh California ! A l’extrême sud-ouest des Usa sur les rives de l’océan Pacifique, à 6 heures d’avion de New-York (et à trois fuseaux horaires de différence), la Californie est de la taille d’un pays en Europe. Sa puissance économique est telle que si l’état était indépendant il aurait sa place au G8. Au-delà des superlatifs, la Californie représente surtout l’exotisme américain à son paroxysme. Rien ne nous prépare en tant qu’Européen au gigantisme et à la diversité de la Californie (vous pensez qu’il n’y avait pas plus démesurée que New York, vous n’avez encore rien vu !). Renommée et idéalisée dans le monde entier, la Californie possède une réputation formidable, à mi-chemin entre le paradis terrestre et l’eldorado. Dans l’imaginaire collectif l’état de Californie est une infinie variation sur le thème du soleil, du sable blond et du surf, ponctuée de hautes montagnes enneigées et majestueuses, de lacs grandioses, de forêts primaires aux espèces exotiques, de vastes régions désertiques brulantes, de palmiers délicieusement hauts et bien sûr de villes incroyablement démesurées. A cette longue liste de bonheurs il faut encore ajouter une histoire passionnante marquée notamment par la ruée vers l’or, aujourd’hui matérialisée par des villes fantômes dignes du meilleur Western. Alors, vérité ou cliché ? Un peu des deux mais je peux vous dire une chose, quoi qu’il arrive la Californie vous surprendra, croyez-moi.

Évidement pour se consoler de ne pas (encore) vivre dans ce grand paradis on peut se pencher sur les aspects plus sombres de l’état. Cela dit assez paradoxalement, loin de porter atteinte à la réputation de l’état, ils ne font bien souvent que renforcer son attrait d’une façon hypnotique. Ainsi d’un point de vue géologique personne n’est sans savoir (j’espère) que l’état vit sous la menace permanente du Big One. Ce que l’on appel le Big One est le terrible tremblement de terre de la faille de San Andreas qui un jour, inexorablement, anéantira l’état. Vous comprendrez mieux pourquoi en Californie on aime vivre dans l’instant car chaque coucher de soleil sur le Pacifique peut effectivement être le dernier ! Ou pas… Question caprices de la nature, dans tous les cas, même sans Big One la Californie connait déjà régulièrement les inondations géantes et les feux incontrôlables qui ravagent des régions grandes comme la Belgique. En Californie la nature est immense, dans tous les sens du terme.

L’autre aspect négatif c’est bien entendu le mélange infernal de violence (qui rassurez-vous ne touche pas les touristes mais principalement les ghettos où vous n’irez jamais) et de mort culturelle (qui touche tout le monde malheureusement) côtoyant l’opulence ultime et les plus hauts degrés des arts dans les grandes villes. Los Angeles en est l’exemple le plus parlant. Quoi que vous ayez pu voir, lire ou entendre sur cette ville, rien ne vous prépare au choc de la Cité des Anges.

Dans un autre registre l’état se démarque également par sa politique. La Californie, quoique bien ancrée dans ses idées conservatrices (contrairement à l’image que l’on en a souvent), a toujours été le théâtre privilégié des plus progressistes des mouvements politiques. Les manifestations des années 1960 sont loin mais l’état reste le cœur de l’Amérique libérale, dans toute sa splendeur capitaliste mais en première ligne sur le front de l’environnement, des droits sociaux et des droits civiques. San Francisco est largement considérée comme la ville la plus libérale du pays. Vivre en Californie est toujours bien différent aujourd’hui de la vie dans le reste du pays. Comment peut-il en être autrement sachant que dans le registre économique la Californie est le poids lourd des Usa. L’état est crucial et central dans tout ce qui a trait à l’économie du cinéma (of course), de la musique, de l’immobilier et des marchés financiers.

Et puis de toutes façons, un état qui élit Terminator (Arnold Schwarzenegger en l’occurrence) comme gouverneur se catapulte déjà d’office dans une autre dimension vous ne trouvez pas ? Moi je pense que ça met tout le monde d’accord. Si cela vous intéresse sachez qu’Arnold n’a pas été un mauvais gouverneur, même s’il n’a pas sauvé le monde comme on aurait pu s’y attendre au vue de ses prestations cinématographiques. Désormais il est de nouveau acteur et, magie de l’Amérique, il a joué dans une publicité pour les bières Budweiser diffusée lors du Superbowl 2014. Aux Usa ça ne choque pas grand monde (en fait personne). En revanche j’imagine que ça surprendrai pas mal de monde en France de voir Edouard Balladur vendre une bonne vieille 1664 à la télé pendant la mi-temps d’un Psg-Om !

Mais revenons à la Californie qui, vous l’aurez compris, est très clairement une région à part aux Etats-Unis. Et de surcroit absolument incontournable sur le plan touristique. Toutefois la Californie est si vaste qu’il est relativement improbable de pouvoir tout visiter en un seul voyage. Cela dit il est également bien compliqué de choisir les lieux immanquables tant ils sont nombreux et tant l’état est varié. Votre voyage idéal dans le Golden State dépendra surtout de vos attentes en tant que touriste. La première chose qu’il faut bien prendre en considération concerne le climat. Le sud et le nord de l’état n’ont absolument rien à voir. Si vous cherchez les plages et les palmiers alors il me semble inutile d’aller à San Francisco où il est strictement impossible de mettre un pied dans l’océan quelle que soit la saison.

Los Angeles est de loin la plus grande et la plus stimulante des villes californiennes. C’est également aux côtés de New-York (et dans une moindre mesure de Chicago) la seule et unique mégalopole américaine. C’est une ville globale possédant une offre culturelle sans limite (et oui, malgré son image), une diversité ethnique incroyable, une profusion infinie de restaurants, de bars, de boutiques. L.A c’est aussi une collection ahurissante d’autoroutes à 8 ou 12 voies (et les embouteillages monstres qui vont avec), des plages magnifiques, des couchers de soleil légendaire (Sunset Boulevard vous amènera bel et bien jusqu’à ceux-ci) et une mosaïque unique au monde de quartiers variant sans cesse entre l’ombre et la lumière.

Au sud de Los Angeles, la grande métropole de San Diego est souvent dans l’ombre de cette dernière. C’est pourtant l’une des villes les plus attirantes et attrayantes de tout le pays. Son climat légendaire d’éternelle fin de printemps, ses plages océanes fabuleuses (un cran au-dessus de celles de L.A) et son style de vie décontracté (et épargné de pas mal des problèmes des grandes villes Us) lui ont donné le surnom (qu’elle s’est en réalité donné elle-même) de « America’s finest city » (la meilleure ville américaine, ni plus ni moins, pas de place pour la modestie en général aux Usa).

A l’intérieur des terres depuis L.A et San Diego s’étend un vaste désert dont la région la plus célèbre est la Vallée de la Mort (Death Valley). Avec un nom pareil vous imaginez bien qu’il s’agit d’un lieu particulièrement inhospitalier mais néanmoins fascinant. Un monde de cratères volcaniques, de plaines dénudées et de lacs salés qui au cœur de l’été devient l’endroit le plus chaud du monde. Parmi les paysages les plus magiques que vous réserve le désert, le Joshua Tree National Park est sans aucun doute tout en haut de liste.

Aussi attractif que soit l’intérieur du sud de la Californie, la plupart des visiteurs choisissent cependant de longer la côte centrale de l’état, qui est l’une des plus belles régions du pays. Une route mythique (la Pacific Highway) traverse quelques petites villes très agréables et bien connues comme Santa Barbara, Santa Cruz ou Monterey. La récompense de la Pacific Highway arrive sous la forme d’une ville blottie sur une péninsule à l’entrée d’une immense baie : San Francisco. Quoique les deux villes soient aussi fièrement californienne l’une que l’autre, on ne pourrait trouver plus différentes que San Francisco et Los Angeles. Tout les sépare, à commencer par plus de 6 heures de route et un climat totalement différent. Toutefois comme sa grande sœur du sud San Francisco est une ville passionnante et déroutante. Magnifiquement située sur une série de collines très pentues, c’est la plus européenne des grandes villes du pays aux côtés de Boston. Cité d’une incroyable vitalité où tout semble possible et permis, elle possède une scène culinaire et culturelle digne d’une capitale (alors que ce n’est finalement pas une si grande ville).

San Francisco ouvre la porte aux merveilles naturelles du nord de l’état, dont les parcs nationaux de Yosemite avec ses fantastiques vallées sorties de la préhistoire ou encore Sequoia / Kings Canyon dont les arbres les plus hauts du monde vous laisseront ébahis. Dans les terres c’est le royaume des villes fantômes de l’époque de la ruée vers l’or, ainsi que de la capitale de l’état, Sacramento.

Au nord de l’état les paysages deviennent remarquablement plus sauvages (et nettement moins visités). La région est plus humide, plus verdoyante, plus Oregon que Californie. Cette partie de l’état est à mon sens l’un de ses plus majestueux recoins et de très loin son plus beau secret.

Je trouve que dans son ensemble, soyons clair, la Californie est la plus belle région des Usa et en dehors du Texas et de la Floride aucun état n’est aussi complet, passionnant et excitant. Vous savez ce qu’il vous reste à faire. Go West !

 

Un peu d’histoire

Je vais essayer de faire au mieux sur cette partie pour ne pas être ennuyeux (oui je sais c’est déjà assez ennuyeux comme phrase) mais il me semble particulièrement important d’avoir quelques repères historiques pour bien comprendre la Californie.

Comme pour de nombreux états américains, l’histoire californienne « officielle » débute avec l’arrivée des européens. En réalité ce n’est évidemment pas le cas. On estime ainsi que près d’un demi-million de natifs vivaient sur la côte ouest lorsqu’en 1542 un espagnol du nom de Juan Cabrillo s’abrite pour la première fois dans le port naturel de San Diego. Il nomme la région California. Assez bizarrement ce nom provient du fin fond d’un conte espagnol tombé totalement dans l’oubli (mais visiblement à la mode dans les années 1540 !) racontant l’histoire d’une île imaginaire peuplée d’amazones et appelée California. Cela prédestinait surement la Californie à devenir le royaume incontesté de l’imaginaire et des histoires (Hollywood les amis !).

Après ce premier contact c’est un petit défilé d’explorateurs qui ont foulé le sol californien. Sir Francis Drake est arrivé à Point Reyes au nord de San Francisco en 1579. Son nom est aujourd’hui porté par de nombreux hôtels dans tout le pays. En 1602, Sebastian Vizcaino découvre Monterey et en fait une description paradisiaque. Toutefois ces explorateurs de passage ne restent pas et ce n’est qu’en 1769 que les espagnols décident de prendre possession de la région. On voit bien ici que tandis que de l’autre côté du pays sur la côte est la société est déjà en marche (et l’indépendance des anciennes colonies anglaises n’est pas loin), sur la côte ouest en revanche l’histoire est balbutiante et les événements ne se déroulent absolument pas en parallèle. En un sens on retrouve toujours aujourd’hui cet état de fait comme s’il s’agissait de deux pays différents.

En 1769 donc, le père Junipero Serra établi une mission et un fort (un presidio) sur le site de l’actuelle San Diego. Il remonte ensuite la côte centrale pour arriver en juin 1770 à Monterey. La colonisation de cette région se met en marche et en 1804 un chemin poussiéreux, le « chemin royal » (El Camino Real) relie une série de 21 missions entre San Diego et San Francisco. Pendant ce temps les amérindiens qui vivaient là depuis des siècles ont été contraint de se convertir au catholicisme (où ont été tué dans le cas contraire).

A cette époque les américains de l’est sont déjà conscients du potentiel et de l’intérêt de ces régions de l’ouest. En 1821 le Mexique devient indépendant de l’Espagne et comprend, en théorie, la Californie. Toutefois l’Amérique ne le voit pas du même œil et les pionniers comment à arriver. Le slogan, bien connu, de l’époque était « Go West ! ». Aller à l’ouest, vers un monde plein de promesses. A ce moment l’accès à la Californie n’est pas des plus facile, loin de là. Il faut plusieurs mois en bateau (en contournant le continent américain) ou en train (en passant à travers les montagnes rocheuses dans des conditions exécrables) pour y arriver (et ne rien trouver sur place). Malgré ces difficultés l’idée que l’ouest du continent est une partie inaliénable des Usa est déjà bien ancrée à l’est. Inévitablement, les américains voulant prendre possession du terrain et les mexicains en étant les occupants officiels, cela débouche sur une guerre appelée la Mexican-American war (guerre mexico-américaine).

Dans les faits la guerre (essentiellement basée sur le contrôle de la Californie) n’est jamais sortie des frontières du Texas où ont eu lieu toutes les batailles. Inutile de faire durer le suspense car vous connaissez déjà la fin du film, en 1847 les américains contrôlent l’intégralité de la côte ouest. L’évènement majeur de la guerre n’est cependant pas la guerre elle-même mais la découverte extraordinaire qui a été faite à peine quelques semaines avant la défaite officielle du Mexique (et au grand désespoir de ce pays) : de l’or dans les montagnes de la Sierra Nevada. En quelques jours (véritablement quelques jours seulement) c’est la pure folie. Ainsi débute la plus frénétique migration de l’histoire. Des gens de tout le pays et du monde entier débarquent par flots ininterrompus. En 1850, trois ans seulement après la fin de la guerre, la Californie (qui n’était jusqu’à présent je vous le rappel qu’une immense région vide parcouru par un pauvre sentier en terre) devient le 31e état des Usa (prenant évidemment le nom de Golden State, l’état doré). En 15 ans tout l’or qu’il est possible de trouver sans creuser des kilomètres sous terre est ramassé. Des fortunes sont faites, évidemment. Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’écrasante majorité de ces fortunes ont été réalisé par les personnes qui fournissaient des services et des biens aux mineurs et non par les mineurs eux-mêmes. Ces nouveaux riches de l’ouest, aidés par des fonds fédéraux, ont permis la construction (par des ouvriers chinois, qui se sont installés pour beaucoup à San Francisco) du chemin de fer transcontinental qui mettait désormais Los Angeles à 5 petits jours de New York. A l’époque l’aller simple ne coutait que 1$ ! Des foules de migrants se sont alors dirigés vers l’ouest et ont fait de Los Angeles la plus grande ville de la région.

La Californie s’est bâtie sur cette immigration et sur… le cinéma. Ce n’est pas vraiment une légende, l’état doit une bonne partie de son succès à son climat qui a un jour décidé l’industrie du film à délaisser les rues froides d’Astoria (dans le Queens à New York) pour les paysages et la douceur d’un coin que l’on appellera plus tard Hollywood.  La Grande Dépression suite au crach boursier de 1929 à Wall Street ne touche pas autant la Californie que le reste du pays et de nombreux migrants en prennent encore et toujours le chemin, arrivant principalement des Grandes Plaines du centre. Ces personnes, appelées « Okies », se sont installées dans la vallée centrale de l’état en vue d’y devenir fermier. Ils y ont trouvé une terre peu fertile et un accueil des plus froids mais peu importe, ils sont restés.

La Seconde Guerre Mondiale et ses industries de production d’avions et de bateaux de guerre ont amené encore de nouveaux migrants ainsi que des militaires qui ne sont jamais partis (l’état compte de nombreuses bases, notamment autour de San Diego).

Toutefois c’est après la guerre que la Californie prend son tournant libéral et devient petit à petit l’état que l’on connait aujourd’hui. C’est le lieu de prédilection de la génération Beats (mouvement qui prône la vie dans l’instant, représenté notamment par l’écrivain Jack Kerouac dont le romain le plus connu est « Sur la Route ») dans les années 1950, puis du mouvement Hippie dans les années 1960. La Californie est à la pointe du changement culturel toutefois à partir des années 1970 la situation s’assombrit assez rapidement. La drogue et la misère sociale apparaissent comme des fléaux (à l’instar d’a peu près tout le pays) et culmine dans les années 1990 lorsque Los Angeles et San Francisco sont gangréné par les trafics, le chômage, les ghettos et la crise économique. La situation se met à changer au début des années 2000. Arnold Schwarzenegger est élu gouverneur à la stupéfaction du reste du monde. Cela n’étonne pas vraiment les californiens, habitués aux rebondissements historiques en tout genre.

Aujourd’hui la Californie a redoré son image et les problèmes des années 90’ (s’ils existent toujours) ne sont plus aussi flagrant et bien loin désormais des yeux des visiteurs. Ce qui saute aux yeux cela-dit c’est le changement de fond qui semble désormais inéluctable dans l’état, à savoir l’afflux continu d’immigrant venu d’Amérique Latine. La langue de-facto de bon nombre d’endroits dans l’état est désormais l’espagnol. Vous ne pourrez pas manquer ce phénomène, dès la minute ou vous sortirez de l’avion.

 

Les régions de l’état

Comme je l’ai dit plus haut, la Californie est un immense état très varié. Il est vraiment très peu probable de pouvoir parcourir l’intégralité de l’état sur un seul voyage. On peut généralement découper la Californie en 10 grandes régions touristiques.

Southern California : le sud de la Californie (généralement abréviée SoCal) est la région la plus peuplé, la plus touristique et la plus fidèle à l’image générale que l’on se fait de l’état (soleil, plage, palmiers, stars). Cette grande région au climat subtropical et méditerranéen (doux et ensoleillé toute l’année) est principalement réputée pour ses deux principales agglomérations, L.A et San Diego. A mon sens Los Angeles est, après New York, la ville la plus fascinante des Usa. San Diego n’est pas en reste et s’avère être l’une des plus belles villes du pays. En dehors des villes les autres atouts de la région sont les kilomètres de plages océanes et le royaume enchanté de Disneyland (l’original).

Le Désert : dès que l’on s’éloigne un minimum des côtes du sud de la Californie, l’intérieur des terres laisse place à une vaste région désertique. On y trouve assez peu de villes, principalement des resorts (villes de vacances) haut de gammes dont le plus célèbre est sans doute Palm Springs. Il y fait chaud et ensoleillé toute l’année. Bien plus que les villes décalées et superficielles, ce sont les magnifiques paysages qui font l’attrait de cette région. Le parc de Joshua Tree est l’un des plus beaux sites du monde et la découverte de la célèbre Vallée de la Mort est une expérience inédite au parfum d’aventure.

Côte Centrale : difficile de rivaliser avec cette région qui s’étend grosso modo entre Los Angeles et San Francisco le long du Pacifique. Sa route principale le long du littoral, la Pacific Highway, est l’un des hauts lieux touristiques du pays. En dépit de sa renommée et de la réputation de ses charmantes villes comme Santa Barbara, Monterey, Carmel et Santa Cruz, la côte centrale surprend généralement par son aspect sauvage, notamment dans la microrégion de Big Sur reconnue pour sa beauté naturelle.

Vallée de San Joaquin : beaucoup moins touristiques que les régions qui l’entourent, la vallée de San Joaquin est la principale région agricole de Californie. Centrée autour des villes de Fresno et Bakersfield, la vallée est bien loin du bling-bling de L.A ou de l’esprit libéral de San Francisco. Les paysages sont plus monotones, les villes sont endormies, l’ambiance est nettement plus rurale. Bienvenue dans la zone la plus profondément américaine de Californie.

Sierra Nevada : formant la limite ouest des montagnes Rocheuses, la Sierra Nevada est une haute chaîne alpine d’une beauté sans égal. On peut y skier en hiver et y randonnée en été. Parmi les incontournables on peut citer le splendide Lac Tahoe et les paysages uniques du parc du Yosemite.

Bay Area : à moins de vous trouver à proximité immédiate de Tampa en Floride (qui est l’autre grande baie du pays), quand vous entendez un américain parler de la Bay Area c’est qu’il fait invariablement référence à la région de San Francisco. Cette grande baie ouverte sur le Pacifique abrite la ville la plus européenne de l’ouest mais aussi les cités libérales de Berkeley et Oakland, ainsi que la vallée la plus sophistiquée du monde, la Silicon Valley. Avec la Californie du Sud c’est incontestablement l’autre poids lourd du tourisme dans l’état. Au nord de la Baie, les régions viticoles de Napa et Sonoma sont des destinations très prisées des américains.

Sacramento Valley : non loin de San Francisco se trouve la capitale du plus puissant des états américains, Sacramento. Ne vous fiez pas à la relative proximité géographique, ici les paysages, le climat et les gens sont différents de ceux de la Baie. Une étape que je vous conseille vraiment si vous avez pas mal de temps.

Gold Country : au pied des pentes enneigées de la Sierra Nevada, voici la région sur laquelle est née la Californie. C’est ici que l’on a trouvé les pépites d’or qui ont déchainé les passions (et l’immigration) dans l’état. Aujourd’hui il ne reste de cette époque que le souvenir (essentiellement touristique) d’une époque largement révolue. Les villes fantômes sont là pour vous évoquer cette histoire fascinante.

North Coast : le sud semble bien loin lorsque l’on prend la route vers la côte nord de la Californie. Au dessus de San Francisco l’état n’a véritablement plus rien à voir avec l’image ensoleillée qu’on lui connaît. Cela ne rend pas cette région moins attirante. Bienvenue dans un univers sauvage et verdoyant ou poussent les plus hauts arbres du monde et où la nature est reine.

Shasta Cascades : la vaste région au nord-est de la Californie est totalement à l’écart des circuits touristiques. A vrai dire je me demande même si j’ai déjà rencontré quelqu’un (même américain) qui y a été. Cette région très sauvage (et parfois peu hospitalière) est dominée par l’immense volcan St Helens (réputé comme étant potentiellement l’un des plus dangereux du monde du fait de son caractère explosif) et par de vastes champs de lave. Venir jusqu’ici est déjà une expédition et la région est on ne peut plus éloignée des clichés californiens.

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