Big Sur, Californie

Côte de Big Sur Californie

Situer Big Sur, Californie, sur une carte

Big Sur désigne une splendide portion de côte rocheuse et sauvage, située grosso modo entre San Luis Obispo et la péninsule de Monterey (soit 150 km environs). Dans l’ombre des montagnes Santa Lucia, bordé par sa majesté l’océan Pacifique, les falaises, les forêts, les panoramas et l’atmosphère résolument rustique mais bohème de Big Sur ont contribué à faire de cette région littorale l’une des destinations les plus réputées de Californie. A juste titre ! La côte et la vallée de Big Sur sont rarement visitées par les touristes étrangers, trop pressé de filer vers San Francisco par l’autoroute, ce qui est regrettable (à mon avis). La route 1, aussi appelée Pacific Coast Highway (également Cabrillo Highway), longe la côte et serpente au-dessus des falaises, offrant des paysages proches des corniches de la Côte d’Azur, en beaucoup plus vastes et sauvages (il y a également parfois un petit aspect hawaïen, notamment l’île de Kauai). Inutile d’espérer explorer la côte sans votre propre véhicule (sincèrement, Guide Oncle Sam ne peut rien pour vous si vous cherchez à prendre un bus dans le coin). Mieux vaut savoir également que les services sont relativement limités à Big Sur et que les prix (essence, nourriture) subissent l’inflation de l’isolement, un peu comme sur une île. Enfin, la région marque également le passage entre le climat doux et ensoleillé du sud californien, à celui plus frais et brumeux du nord de l’état. En hiver, la côte de Big Sur est parfois prise dans de grosses tempêtes, tandis qu’en été les feux de sécheresse ne sont pas rares. Ce n’est pas une zone inhabitée mais c’est une région véritablement assez sauvage et reculée. On ne trouve pas de villes dans le secteur, ni de centres commerciaux, de fast-food, de buildings, ou même de feux rouges. Rien de ce qui est habituellement associé à la côte californienne dans des villes comme Los Angeles ou San Francisco.

Big Sur se visite en prenant son temps, et si possible en y passant une ou plusieurs nuits. Il s’agit d’un lieu de communion avec la nature et une certaine idée du lâcher prise, dans un environnement préservé. Du sud au nord, plusieurs étapes permettent de mettre des images sur le terme générique de Big Sur.

Tout au sud (et théoriquement avant le début de la côte de Big Sur à proprement dite), on peut observer une vaste colonie de phoques sur le site de Piedra Blancas. Les animaux habitent ici toute l’année donc il n’y a pas de mauvaise saison pour les voir mais la période active (de reproduction) à lieu au début de l’année (janvier et février). Il ne faut pas approcher la colonie car les animaux, nombreux, peuvent se montrer agressifs. Il y a un point de vue le long de la route 1.

On passe ensuite les petits hameaux de Plaskett et Lucia pour arriver au cœur de Big Sur, le Julia Pfeiffer Burns State Park. Il a été endommagé par un important feu de forêt en 2008 mais le site se remet lentement. La partie du parc la plus proche de la côte est un superbe site de randonnées (certaines sont faciles). On peut également y voir la chute d’eau de McWay Falls, dans un cadre fantastique, que l’on atteint sans effort après un rapide sentier (pas plus de 500 mètres).

Quelques kilomètres plus loin, un sentier permet de rejoindre Partington Cove, une petite jetée qui est l’un des très rares lieux de Big Sur au bord de l’océan. Le site est spectaculaire mais il faut absolument rester hors de l’eau car la mer est dangereuse à cet endroit. Il est possible de camper dans le parc mais les prix sont particulièrement élevés (infos sur www.reserveamerica.com).

Après la sortie du parc au nord, le Deetjen’s Big Sur Inn est un hébergement conseillé par tous les guides locaux. Ce n’est pas donné mais l’expérience est bonne, on y dort dans des cabanes en bois, avec des lits très douillets mais sans autres formes de confort (vous me direz, c’est déjà bien !). Personnellement j’ai beaucoup apprécié l’expérience mais il faut savoir que c’est quand même assez rustique. Dans le registre gastronomique, les guides conseillent également le Nepenthe, un restaurant panoramique. Plutôt cher mais les vues sont indéniablement superbes. Le resto est situé en face de la Henry Miller Memorial Library qui est un centre culturel (littéralement au milieu de nulle part) avec notamment une boutique de livre. Un révélateur de l’atmosphère écolo-cultivée qui règne sur Big Sur.

Au nord, accessible par la petite route tortueuse de Sycamore Canyon Road (pas facile à trouver, en venant du sud, après le Big Sur Bakery & Restaurant il faut rouler quelques minutes, passer un pont et repérer les boites aux lettres et la route qui part sur la gauche) mène à la plage de Pfeiffer. C’est le plus beau site littoral de Big Sur (mais la concurrence n’est pas rude car on ne peut pratiquement pas accéder à l’océan dans la région). Un gros rocher percée d’une sorte de porte-fenêtre offre à la plage de sable blond des couchers de soleil d’anthologie, notamment lorsque les rayons passe par l’ouverture (la chambre de commerce et du tourisme de Big Sur, www.bigsurcalifornia.org, peut vous renseigner sur les dates possibles du phénomène).

Une fois passé la plage, la route 1 s’engage dans la vallée de la rivière Big Sur, qui donne son nom à la région. La côte n’est jamais loin mais les paysages sont différents. Le Pfeiffer Big Sur State Park (également endommagé par les grands feux de 2008) offre de nombreux sentiers à travers les forêts de séquoias, le long de la rivière et jusqu’aux chutes d’eau de Pfeiffer Falls (belles mais moins photogéniques que les chutes McWay plus au sud). A l’instar du parc Julia Pfeiffer, il est possible de camper ici. C’est également dans ce secteur que l’on trouve la majorité des hébergements et adresses de Big Sur, notamment autour du village appelé tout simplement The… Village ! (En réalité le village s’appelle Posts, pour ceux que ça intéresse).

Après encore quelques kilomètres la route 1 retrouve la ville à Carmel by the Sea, superbe (et très chic) village balnéaire qui marque la fin (ou le commencement) de la région de Big Sur. C’est déjà fini mais rien ne vous empêche de repartir dans l’autre sens pour avoir les vues à l’envers !

Pour finir je voudrai tenter d’éclaircir un mystère qui vous n’aurez aucun mal à remarquer (rien qu’en lisant l’article), presque tout ce qui concerne Big Sur porte le nom de Julia Pfeiffer Burns. En réalité il s’agissait d’une résidente de la région, disparue avant même la création des parcs d’état qui ont été nommés en son souvenir. Le mystère reste donc pour le moins opaque !

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