Midtown Manhattan, New York City, NY

New Jersey

Le coeur du coeur de NYC, Midtown Manhattan englobe tout ce qui se trouve entre l’East River et l’Hudson River depuis la 14e rue au sud jusqu’à la 59e rue au nord, à la lisière sud de Central Park. L’adresse la plus glamour et la plus chère de New York, la 5e Avenue, trace une ligne droite au centre de Midtown, presque parallèle à Broadway qui se pare ici de tous ses excès de néons colorés, de foule et de spectacles. La 5e Avenue marque une séparation assez franche entre les deux visages de Midtown. Sur la 5e et à l’est de celle-ci se trouve les immeubles de bureaux, la gare de Grand Central (absolument incontournable), les Nations Unies et les plus célèbres buildings de la ville – l’Empire State Building bien sûr, mais aussi le Chrysler Building et le Rockefeller Center. On y trouve également les secteurs résidentiels de Murray Hill (peu connu des visiteurs) et l’élégant Gramercy Park. Union Square, au sud du quartier, est l’une des places majeures de la ville, comprenant entre autre un marché bio très couru et le flagship (magasin principal) de Barnes&Noble qu’aucun amateur de livres et papeteries ne devrait manquer. L’ambiance est déjà relativement frénétique à toute heure à l’est de la 5e Avenue mais c’est pourtant ce qui est considéré comme la face “calme” de Midtown. Cela ne risque pas de vous sembler si calme que ça pour autant ! Mais là où la fourmilière new-yorkaise prend tout son sens c’est bel et bien dans la partie de Midtown à l’ouest de Fifth Avenue. Au sud Chelsea, quartier gay et artistique, est bordé par le Garment District, sorte de Sentier version Big Apple (et probablement l’un des seuls recoins de Midtown pas toujours très engagent). C’est autour de la 42e rue que se trouve l’oeil du cyclone new-yorkais, le Theater District et ses music-hall. L’un des centre mondiaux de la culture pop, culminant sur la célèbre place de Times Square. Dans les années 90’ le lieu de toutes les débauches et dérives, Times Square est désormais un secteur très sûr et émerveille les touristes par ses écrans publicitaires géants et ses grands magasins ouvert très tard. A l’ouest de Broadway les rues entre la 40e et la 50e forme le quartier de Hell’s Kitchen. Littéralement “la cuisine de l’enfer”, le coin est aujourd’hui fashion et embourgeoisé. Bienvenue dans la marmite new-yorkaise !

Union Square & Madison Square
L’une des places centrales de Manhattan, un passage obligé (à plus forte raison si vous empruntez le métro car c’est un noeud pour les transports). Au sud, la 14e rue marque la limite avec Downtown. Elle va des grands ensembles de l’East Side jusqu’aux entrepôts près de l’Hudson. Au centre de Manhattan elle borde Union Square, lieu de vie incontournable pour les new-yorkais qui viennent prendre l’air et regarder les écureuils dans le petit parc. Je ne plaisante pas avec les écureuils, vous n’en aurez jamais vu autant dans un espace aussi restreint (et aussi urbain). Tous les lundi, mercredi, vendredi et samedi, vous trouverez au nord-ouest de la place un excellent marché fermier et bio. De quoi apprendre en dégustant que New-York n’est pas qu’une mégalopole intimidante mais aussi un état rural où l’on adule les grands espaces et les produits de la nature, comme partout aux Usa.
La partie de Broadway juste au nord de Union Square était autrefois connu sous le nom de Ladie’ Mile pour ses boutiques chics. C’est aujourd’hui un mall grand public à ciel ouvert avec de nombreux magasins de chaînes. La foule et le consumérisme ambiant risque de vous gâcher la vue mais essayer de remarquer l’architecture des façades sculptées, caractéristiques de cette portion du boulevard.
A l’est de Broadway, entre la 20e et la 21e rues, là où Lexington Avenue devient Irving Place, le désordre apparent de Midtown se transforme assez subitement en un lieu paisible et bien ordonné, Gramercy Park. Ce n’est pas un détour à faire car le parc est inaccessible sauf à ceux qui en possède la clé et aux résidents du Gramercy Park Hotel ! Cet ancien marécage asséché en 1831 est l’un des plus beaux parcs de la ville, parfaitement entretenu et… vide bien entendu car c’est un secret réservé à quelques privilégiés.
Accessible à tous, et donc beaucoup plus connu et fréquenté, Madison Square (à ne pas confondre avec le Madison Square Garden qui est une salle de spectacle et qui n’est pas exactement au même endroit, un bon exemple d’humour new-yorkais) est un parc qui est essentiellement remarquable pour sa situation au coeur du chaos urbain et pour le plus célèbre stand de nourriture de rue de NYC : Shake Shack. Ce stand amélioré propose les meilleurs burgers de la ville, les meilleurs milk-shake, les meilleurs frittes, bref le best-of de l’emblématique fast-food américaine. Vous perdrez probablement 1 an d’espérance de vie à chaque repas tant c’est lourd et gras mais vous y reviendrez joyeusement comme des milliers d’autres fanatiques. Certains sont près à attendre des heures pour leur ration, d’autres un peu moins c’est pourquoi Shake Shack a eu la bonne idée d’installer une webcam qui permet de guetter la longueur de la file d’attente et de foncer prendre sa place lorsqu’elle diminue ! Cela dit, webcam ou pas, pluie, neige, soleil, canicule, il y a toujours du monde.
Pendant que vous déguster votre Shake, vous aurez le loisir de regarder autour de vous et même sans être un grand amateur d’architecture vous ne pourrez manquer le building le plus remarquable du quartier, le Flatiron (qui ne se prononce pas “iron” comme dans “nous irons à la pêche” mais bien “iron” comme dans “iron man”, vous voyez). Son nom signifie le “fer à repasser plat”, en rapport à sa drôle de forme très étroite. Construit en 1902, le building à une forme tellement unique qu’il créer des rafales de vent au niveau de la rue, tant et si bien qu’à une époque plus “réservée” la police empêchait les regroupements d’hommes sur la 23e rue pour ne pas qu’ils assistent au spectacle… des jupes de femmes qui se soulèvent !

Chelsea
Chelsea, autour de la 8e avenue entre la 14e et la 23e rue, le quartier possédant la plus grande communauté gay de la ville n’est pas aussi animé qu’on pourrait le penser et n’a certainement pas l’intérêt du Castro de San Francisco. C’est un avis subjectif et cela ne veux pas dire pour autant que c’est un secteur sans attraits. Ainsi on y trouve de nombreuses bonnes galeries d’art (entre la 10e et la 11e Avenue autour de West 24th Street), une portion non négligeable de la superbe High Line (la promenade plantée aménagée en hauteur sur d’anciens rails d’entrepôts) et le magnifique Chelsea Market, un petit mall très classe aménagé dans une ancienne confiserie où l’on trouve aussi bien des produits bio que des livres et des vêtements. Si vous descendez la High Line vers le sud de Manhattan, retournez vous au niveau des escaliers surplombant la 10e Avenue et ne manquez pas d’admirer le tableau urbain très coloré “You and Me”.
Pour l’annecdote il faut savoir que Chelsea a été durant quelques temps le coeur artistique de New-York. De cette période il ne reste rien à part le Chelsea Hotel, qui est un monument de la ville, ne serait-ce que pour son architecture. L’hôtel a vu défiler de nombreuses personnalités elles mêmes mêlées à toutes sortes d’événements. Mark Twain (auteur des Aventures de Tom Sawyer) y a vécu, de même que Tennessee Williams (Un tramway nommé Désir). En 1951, Jack Kerouac y rédige d’une traite sur une machine à écrire le premier jet de son mythique roman Sur la Route. Dans les années 1960 l’hôtel est le repère d’Andy Warhol qui y tourne Chelsea Girls. Toutefois c’est le sulfureux membre du groupe punk les Sex Pistols, Sid Vicious, qui est le plus tragiquement lié à l’hôtel. En 1978 il poignarde sa compagne, Nancy Spungen, dans une des suites, et quelques mois plus tard il y décède d’une overdose.

Garment District
Pas un quartier touristique, ni même véritablement un quartier bien défini, le Garment District est l’équivalent new-yorkais du Sentier parisien. Au nord de Chelsea, entre les 34e et 42e rue, et les 6e et 8e avenues, dans l’ombre de Times Square, le secteur habille les femmes et les enfants de l’amérique toute entière. Plus de la moitié des productions textiles du pays se marchandent dans ce petit périmètre. Bien malin celui qui pourrait le deviner car c’est un monde fermé au public et sans devanture. Toutefois le consommateur peut se réjouir car un temple lui ai tout de même dédié : Macy’s. Au milieu d’autres grands magasins de chaîne, Macy’s régne en maître absolu. Il se positionne comme le plus grand magasin du monde, rien de moins, et je n’irai pas le remettre en question car il semble improbable d’en faire totalement le tour. Le chiffre d’affaire de ce mastodonte est estimé à 5 millions de dollars… par jour. Vous l’avez compris, le Garment District, sous ses airs discrets, est l’un des quartiers les plus démesurés de NYC. Pour vous en convaincre définitivement, laissez la foule de Macy’s derrière vous, et plongez-vous dans la foule du complexe que constitue Penn Station et le Madison Square Garden. Penn Station est le point d’entrée des Bridges & Tunnels (c’est ainsi que l’on surnomment les banlieusards à NYC) à Manhattan. Une foule perpétuelle. Le Madison Square Garden, beaucoup plus intéressant pour le visiteur, abrite plusieurs équipes sportives de la ville, les Rangers (hockey), les Liberty (basket-ball) et surtout les vénérés Knicks (NBA). L’ambiance au Madison Square Garden est un monument de la vie new-yorkaise et la ferveur pour les Knicks est immense. Revers de la médaille, pour certaine grosse affiche les meilleurs places se vendent à des prix indécents (plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de dollars). Toutefois en s’y prenant à l’avance et en ne rechignant pas à être mal placé il est toujours possible ou presque d’avoir une place abordable pour un match.
Un peu plus loin il existe un autre monument qui n’a pas d’intérêt touristique mais qui vous laissera totalement ébahis par son gigantisme. C’est la General Post Office, ou Poste Centrale de New-York. Inutile d’y entrer pour acheter des timbres, vous n’en sortiriez jamais !

Empire State Building
Il est si célèbre qu’il mérite bien un petit chapitre à lui seul. C’est certainement l’un des points forts d’une première visite à NYC : la vue sur l’Empire State Building pour la première fois. Il domine Manhattan mais il est surtout visible depuis les ponts (Brooklyn Bridge par exemple) et Midtown. Surplombant la 5e Avenue (au niveau de la 34e rue) du haut de ses 102 étages, l’Empire State Building est le symbole architectural de New-York depuis sa construction en 1931. Après l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center il est redevenu, bien malgré lui, le plus haut immeuble de Big Apple. Pour la petite histoire, Empire State est le surnom de l’état de New-York car chaque état américain est connu par un petit nom affiché fièrement sur les plaques d’immatriculations (entre autre). Le bâtiment ne se visite pas mais l’une des attractions phares de la ville est de monter à son sommet. C’est absolument incontournable, même King Kong l’a fait ! Vous devez le faire aussi. Avant de monter vous passerez par une série de couloirs, l’occasion de jeter un oeil à l’intérieur Art Déco du building. Après avoir passé la sécurité et attendu votre tour pour monter dans l’ascenseur (ce qui en haute saison peut largement excéder une heure même très tard le soir) vous vous retrouverez propulsé au 86e étage avec, oh joie, Manhattan, Brooklyn, le Queens, et le New-Jersey s’étendant comme des immenses maquettes à vos pieds. Le meilleur moment pour monter est le coucher du soleil qui vous réservera un spectacle magique. Inutile de vous dire toutefois que vous ne serez pas les seuls à y avoir pensé !

Times Square, 6th, 7th Avenue
A l’endroit où Broadway rencontre la 42nd Street (l’une des rues les plus intéressantes de Midtown soit dit en passant) se trouve la place mondialement célèbre de Times Square, le carrefour du monde occidental. C’est l’épicentre touristique incontestable de New-York. Aussi détesté par les new-yorkais, pour qui le sport préféré est d’éviter d’y mettre un seul pied au cours de leur vie, qu’adulé par les visiteurs, qui semblent prendre ici toute la mesure de la folie de la ville, Times Square est certes le centre du fameux Theater District autour duquel gravitent les plus grands théâtres de Broadway mais sa renommé lui vient surtout, paradoxe américain, des publicités géantes pour les grandes multinationales du pays (avec toujours dans le lot un pub pour une destination exotique en Floride ou à Hawaii). Du célèbre quotidien New-York Times, la place n’en a plus que le nom, le siège du journal se trouve désormais un peu plus au sud-ouest sur la 8e Avenue. La faute aux années malheureuses du quartier, lorsque Times Square était synonyme de débauche, de violence et de drogue. Difficile d’imaginer aujourd’hui que ce lieu hyper-touristique fût une vraie scène de roman noir. Dans les années 1990 Times Square à subit un véritable lifting et s’est transformée en un univers sécurisé, propre et (dernière nouveauté) piéton. Malgré le côté surfait il est très facile de se laisser emporter par le tourbillon de cette place, symbole ultime de New-York, bien qu’il n’y ai rien d’autre à voir que de gigantesques magasins de chaînes (dont M&M’s World et Toy’r’Us) ouvert jusqu’à 2h du matin même le dimanche.
Au nord de Times Square, le long de la 7e Avenue (angle de la 57e rue), le Carnegie Hall est un monument new-yorkais. Cette immense structure à l’architecture classique est une salle de concert et d’opéra très célèbre. C’est le compositeur Tchaikovsky qui fût invité lors de la soirée d’ouverture. Le Lincoln Center, plus récent, à fait de l’ombre au Carnegie Hall mais son acoustique exceptionnel et sa situation lui assure toujours salle comble à chaque spectacle.
A l’est de la 7e Avenue, la 6e Avenue (logique) est surnommée “l’Avenue des Amériques”, bien qu’aucun new-yorkais ne risquerai sa réputation en appelant l’avenue ainsi et que le seul signe manifeste de ce surnom soit les quelques drapeaux de pays sud-américains que l’on trouve sur certains bâtiments (mais il faut les chercher). La 6e se distingue par sa largeur impressionnante, héritage du métro aérien (le “El” pour Elevated) qui y passait autrefois, aujourd’hui remplacé par le métro sous-terrain. A son époque le El marquait la frontière entre les quartiers chics à l’est et les zones moins respectables de l’ouest. C’est toujours le cas d’une certaine façon aujourd’hui, la 6e formant une limite entre le glamour de la 5e, de Madison et de Park Avenue et les secteurs plus populaires de Times Square et de la 8e Avenue.
Au niveau de la 6e et de la 50e rue, le Radio City Music Hall est l’équivalent américain de l’Olympia. Une salle mythique où tous les artistes rêvent de se produire un jour et quoi que ce ne soit pas la plus grande salle de New-York, pour beaucoup de musiciens c’est l’occasion de prouver qu’ils ont réussi. La façade exterieure est célèbre avec son néon coloré. L’intérieur représente le summum du chic des années 30, une période pour laquelle Big Apple est particulièrement nostalgique. A noter que l’escalier principal comporte le plus grand chandelier du monde et que les décorations originales des toilettes hommes sont désormais exposées au MoMa.

Le long de 42nd Street
La 42e rue est l’une des rues de Manhattan les plus riches en points d’intérêts. On y trouve de nombreux bâtiments publics ou privés reconnus dans tout New-York. Commençons par le bout de la rue à l’est, le long de l’East River. Passé la FDR Drive (le périph’ new-yorkais) se trouve le complexe des Nations Unies. Il faut savoir que vous n’êtes plus ici à New-York ni même aux USA mais sur un territoire international. Le complexe comprend le Secrétariat, l’Assemblée Générale et les salles de conférences indépendantes. Pour qui possède ne serait-ce qu’un infime intérêt en géopolitique c’est incontestablement l’un des sites majeurs de la ville. Il est possible de visiter une partie du complexe mais uniquement lors de tours guidés (ce qui est dans tous les cas plus intéressants). A noter que les tours dépendent bien évidement des événements en cours au moment de votre visite (l’assemblée n’étant pas accessible en cas de réunion des pays). Les expositions présentent les cadeaux des différents pays dont de nombreuses oeuvres d’art.
Quelques blocks plus loin, au croisement de Park Avenue, la stature massive du dôme de Grand Central ne manque pas d’attirer le regard des touristes comme des new-yorkais. C’est très certainement la plus belle gare de tout le pays (même si dans le pays de l’automobile et des voyages en avion le train n’occupe qu’une place secondaire). Le terminal de Grand Central est l’un des monuments emblématiques de la ville. De l’extérieur la taille de la gare est diminuée par les immenses gratte-ciels qui l’entourent mais c’est à l’intérieur que Grand Central révèle toute sa splendeur et son gigantisme. La gare est un dédale de couloirs chics ou l’on trouve de nombreuses boutiques (parfois moins difficile à trouver d’ailleurs que les quais eux-même). Le plus impressionnant est le hall central, un espace immense où se croise tout new-york, surmonté d’un ciel étoilé représentant le ciel des hivers new-yorkais. L’acoustique y est exceptionnelle et deux personnes peuvent se tenir à l’opposé tout en ayant une conversation en chuchotant. Toujours dans la gare le restaurant Oyster Bar (le bar à huîtres) est réputé comme l’un des meilleurs restaurants de la mer dans la ville.
Non loin de Grand Central, au croisement de Lexington Avenue, se dresse le building le plus célèbre de la ville après l’Empire State Building. Il s’agit bien entendu du Chrysler Building, reconnaissable à sa célèbre spirale et à son architecture singulière. C’est un vrai monument, datant des année 1930. Il fût un temps le bâtiment le plus haut du monde. A noter que s’il porte toujours le nom de la marque, la société Chrysler n’occupe plus l’immeuble. Entrez dans le hall pour apprécier les décorations.s
A l’angle de la 5e Avenue, le monument Beaux Arts qui abrite la New York Public Library est un autre site remarquable pour les amateurs d’architecture. Je vous conseil vivement d’entrer dans la library (faux ami qui signifie bibliothèque en anglais) pour en apprécier l’intérieur et l’atmosphère. C’est un lieu particulièrement connu de part ses nombreuses apparitions dans des films ou des séries.

5e Avenue, Madison Avenue, Park Avenue & le MoMa
La 5e Avenue est une avenue mythique depuis que New York City est une ville qui compte. Le simple nom de 5e Avenue, ou Fifth Ave en version originale, est synonyme de la plus grande opulence et de luxe. Quiconque se considère chic se doit de faire son shopping dans les flagships (les magasins principaux) de la 5e, l’idéal consistant à filer ensuite vers l’aéroport pour terminer la journée sur Rodeo Drive à Bervely Hills ! Evidement bon nombre des boutiques de l’avenue sont hors du champs financier d’une grande majorité de visiteurs. Cela ne doit pas occulter le fait que la 5e Avenue est aussi un haut lieu de l’architecture new-yorkaise et que c’est dans tous les cas l’une des plus belles artères de NYC et du monde.
Times Square est sans doutes dans l’oeil du cyclone mais le véritable coeur urbain de New-York pour les new-yorkais se trouve dans l’immense Rockefeller Center. Cet ensemble d’immenses buildings fût construit entre 1932 et 1940 (d’où l’aspect moderne) par John D. Rockefeller, le fils de John D. Senior. Ce dernier est le fondateur de l’ancien empire pétrolier de la Standard Oil, devenu par la suite Esso (une simple déformation des initiales de la Standard) puis ExxonMobil. On estime que John D. Rockefeller Senior est l’homme le plus riche ayant jamais vécu. Peu de personnes savent que le Rockefeller Center compte en réalité 19 immeubles (et non pas 4 comme on pourrait le penser).
Le principal building est le GE Building. C’est le plus grand de tous (le 10e de NYC) et ses proportions sont monumentales (261.000 mètres carrés). La plus grande attraction du GE Building est évidemment la plate-forme d’observation sur le toit, appelée Top of the Rock (littéralement le sommet du Rock’). J’estime que le site est moins romantique que le sommet de l’Empire State Building (qui est incomparable) mais que la vue en elle-même est meilleure notamment parcequ’elle comprend justement l’Empire State Building. La montée en ascenseur est impressionnante et la découverte de NYC à ses pieds lorsque les portes s’ouvrent est un souvenir que l’on oublie pas. Aux pieds de l’immeuble se trouve la Lower Plaza. C’est une place au milieu des buildings dont l’image la plus célèbre est celle de la patinoire qui y est installée chaque hiver aux côtés d’un immense sapin pour Noël. L’accès à la patinoire est payant mais on vous prête une paire de patin avec un petit supplément. Notez tout de même que tout NYC vous regarde et qu’il y a souvent beaucoup de monde (même si elle est paradoxalement moins bondée que la patinoire de Central Park). Sous le Rockefeller Center une vaste galerie commerciale abrite une tonne de boutiques (chaînes et indépendants). N’hésitez pas à ressortir par le hall du GE Building qui est superbe et vaut vraiment le coup d’oeil. On peut notamment y voir deux superbes peintures murales, American Progress et Time signées José Maria Sert. Le building abrite quantité de bureaux dont les plus importants sont ceux de la chaîne de télévision NBC. Les studios de la chaîne se visite en tour (18,50$) mais le mieux reste définitivement d’assister à une émission. Les deux plus renommées sont The Today Show (le matin) et l’incontournable talk-show Late Night with Jimmy Fallon. Les tickets sont gratuits et s’obtiennent à l’entrée. Les places sont très limités et généralement il n’y a plus de tickets après 8h ou 9h du matin. Le Today Show est tourné dans un studio en verre  (le 1A, l’annonce de l’émission étant d’ailleurs “From NBC News, This is Today live from studio 1A in Rockefeller Plaza) au niveau de la 49e rue, il est donc possible de se joindre à la foule qui s’agglutine derrière les vitres. Pour Jimmy Fallon c’est une autre paire de manche mais c’est une des pépites de la culture américaine qui fait souvent le buzz.
Plus au nord de l’avenue, au niveau de la 57e rue, la Trump Tower est le symbole même de l’extravagance chic de la 5e. Surtout rentrez dans le hall pour découvrir dans toute sa splendeur le côté over the top du luxe à l’américaine avec sa grande cascade, son marbre et son air parfumé. La tour comporte 230 appartements aux prix vertigineux.
A l’est de la 5e Avenue il n’y a pas de 4e Avenue (qui n’existe tout simplement pas et qui est en réalité Lexington Avenue) mais une autre avenue fameuse, Madison Avenue. Concrètement, Madison est le quartier ou réside les personnes qui font leur shopping sur la 5e. C’est donc plus où moins la même chose, avec le même type de boutique et la même clientèle mais un peu moins d’animation. Juste à l’est, Park Avenue est dans la même veine que Madison, encore un peu moins animé. C’est une succession de co-op luxueuses (les copropriétés typiques de Manhattan qui font pour certaine des sélections à l’entrée) et d’hôtels 4 étoiles. Parmi ceux-ci on trouve le très connu Waldorf Astoria Hotel, un chef d’oeuvre Art Deco. Park Avenue est coupée en deux par l’imposante et magnifique Grand Central Station mais le plus beau building de Park est incontestablement le MetLife Building (du nom des assurances MetLife) au niveau de la 45e rue.
Au dessus de tous les buildings et de toutes les boutiques, l’attraction star de ce quartier est le mondialement célèbre Museum of Modern Art, communément appelé le MoMa. Il se trouve sur West 53rd Street, entre la 5e et la 6e Avenue. C’est l’un des trois musées majeurs de NYC aux côté du Met et du musée d’histoire naturelle. Le musée d’art moderne de New York offre un collection d’art inégalée de la fin du 19e et du 20e siècle. Parmi les oeuvres phares on trouve les Demoiselles d’Avignon de Picasso, la Nuit Etoilée de Van Gogh et les plus grands travaux d’Andy Warhol. C’est vraiment un musée passionnant qui peut se visiter plusieurs fois. A noter que l’entrée est gratuite tout les vendredi de 16h à 20h mais il y a énormément de monde. En dehors de ces horaires l’entrée coûte 20$.

Princeton, New Jersey

New Jersey

Étonnamment, au cœur du paysage industriel du New Jersey et à seulement 11 miles au nord de sa triste capitale Trenton, Princeton est une petite ville pimpante et chicos, avec des faux airs de cité Suisse. La cité est célèbre pour son université, la quatrième plus ancienne du pays, qui fit scission avec Yale en 1756. Historiquement la ville est également le lieu d’une des batailles principales de la révolution américaine. A peine une semaine après la bataille de Trenton, en janvier 1777, les troupes de Georges Washington ont vaincu les armées britanniques à quelques miles à peine au sud-ouest de la ville. Une victoire décisive dans la construction de l’Amérique et l’indépendance des colonies. Malgré ce passé mouvementé Princeton est aujourd’hui une ville verdoyante et tranquille. Le long de Mercer Street s’alignent de nombreuses demeures coloniales avec leurs colonnes et leurs fantaisies en fer forgé. Notez la petite maison au 112 Mercer Street, c’est ici que vécu Albert Einstein tandis qu’il était enseignant. Pour vous plonger sur les pas de Washington (le président, pas la ville), prenez la direction du Princeton Battlefield State Park, à environ 1,5 miles en dehors de la ville. Inutile de dire qu’il faut un minimum d’intérêt pour l’Histoire US afin d’apprécier le site. Pour le reste Princeton est une petite ville sympathique et proprette dont le principal intérêt reste son immense université. Comme toutes les grandes institutions de ce type aux USA, Princeton University se visite et le campus est même particulièrement pensé pour cela. Ce qui semble assez étonnant d’ailleurs vu de l’Europe où les universités sont bien souvent des ensembles de blocs de bétons plutôt effrayants. Les bâtiments de l’université sont superbes (les amateurs d’architectures apprécieront tout particulièrement le Nassau Hall, le plus vaste bâtiment en pierres lors de sa construction en 1756) et les allées ombragées du campus se prêtent parfaitement à la flânerie étudiante (même si vous avez dépassé l’âge rassurez-vous aux USA seul le compte en banque importe). On y trouve également un musée d’art qui comporte quelques pièces non négligeables de Warhol, Van Gogh ou Modigliani. Il est possible de visiter le campus en suivant les tours guidés par des étudiants. Les tours sont gratuits et partent du First Campus Center.

Downtown Manhattan, New York City, NY

New Jersey

Downtown Manhattan, le centre-ville (comprenez par là aux USA qu’il s’agit du centre des affaires où l’on trouve les bureaux), comprend les quartiers situés sous la 14e street. Le secteur compte de nombreux et impressionnants buildings, des quartiers à la mode, des rues historiques (à petite dose) et des recoins un peu délabrés. C’est l’un des lieux les plus animé et fascinant de New-York. Au sud de Manhattan, Downtown compte deux îles très célèbres pour les monuments et musées qu’elles abritent, à savoir la Statue de la Liberté et Ellis Island. Sur l’île de Manhattan à proprement dite le quartier le plus au sud est le Financial District traversée par Wall Street et où l’on trouve le quartier historique de South Street Seaport. Les emblèmes du quartier sont ses immenses buildings en verre qui forme l’image la plus connue de New-York. Au nord du Financial District les immenses batiments du Civic Center (abritant, entre autre, la mairie de New-York) marque la limite sud de l’un des quartier emblématique de la ville : Chinatown. Au milieu de cette mini-nation asiatique se trouve les quelques rues qui constituent Little Italy, autrefois un véritable quartier napolitain, aujourd’hui un lieu essentiellement fréquenté par les touristes. A l’est de Chinatown, le fameux Lower East Side (LES) est un quartier typiquement new-yorkais ou se mêlent le délabrement et les lieux à la mode. Le LES a toujours été un quartier d’immigration, accueillant de nombreuses communautés au fil de son histoire, le plus souvent dans une grande pauvreté. Pendant la plus grande partie de 20e siècle le LES fût un quartier très majoritairement juif. C’est aujourd’hui un mélange de latinos et de hipsters (les bobos new-yorkais) comme en témoigne les nombreux bars et restaurants branchés. A l’ouest de Chinatown on découvre les quartiers indissociables mais différents de TriBeCa (triangle below canal street, le triangle sous la rue Canal) et SoHo (south of houston street, au sud de la rue Houston). Ils s’agissaient initialement de secteurs industriels mais se sont aujourd’hui des quartiers résidentiels haut de gamme, très typiques là encore du paysage urbain new-yorkais avec des nombreux lofts aménagés dans d’anciens entrepôts. SoHo est également connu pour abriter des boutiques haut de gamme et pour être l’épicentre du cinéma new-yorkais d’aujourd’hui, bien que cela ne soit pas très visible pour l’oeil des touristes. A proximité, NoLita est un micro-quartier réputé pour ses nombreuses boutiques et ses restaurants à la mode. Au nord de Houston Street, Downtown prend un autre visage avec ce que les new-yorkais appellent les Villages. West Village et East Village, respectivement à l’ouest et à l’est de Broadway, possèdent deux ambiances bien différente mais qui ont en commun d’être le repaire des bobos de la ville. L’East Village est apprécié pour son animation, ses bars, ses restaurants et son atmosphère bohème chic. Le West Village est plus intello, plus traditionnel, plus riche aussi. Les deux quartiers sont des hauts lieux de sorties pour les new-yorkais. Enfin on ne peut évoquer Downtown sans parler de Ground Zero, le mémorial des attaques du 11 septembre 2001 sur les Twin Towers. La reconstruction du site est aujourd’hui en bonne voie pour accueillir un nouveau complexe de buildings futuristes qui devraient conforter Big Apple dans son rôle de centre du monde.

Statue de la liberté
Se tenant fièrement face à Manhattan dans le New York Harbor, la Statue de la Liberté,  que les new-yorkais surnomme Miss Liberty, est depuis toujours le symbole du rêve américain. Il s’agit d’une représentation allégorique de la liberté tenant un flambeau pour éclairer le monde. Comme chacun le sait, il s’agit là de l’oeuvre d’un français (cocorico !), Auguste Bartholdi. Il créa le monument à Paris entre 1874 et 1884 aidé notamment d’un certain Gustave Eiffel. La sculpture fût offerte aux USA pour célébrer la fraternité entre les français et les américains. La statue la plus célèbre du monde moderne symbolise parfaitement les liens intimes mais complexes qu’ont toujours entretenus les deux pays. Il est possible de se rendre sur l’île de Liberty Island, mais malheureusement il n’est plus possible de se rendre sur la tête de la statue depuis les attentats du 11 septembre. Cela reste néanmoins une attraction très prisée et mieux vaut prévoir de l’attente à l’embarquement du ferry. Aussi je vous conseille de faire d’abord un tour sur le Staten Island Ferry qui vous permettra de voir la statue de près et qui a de plus l’énorme avantage d’être gratuit. Vous pourrez ensuite décider si oui ou non vous souhaitez en voir plus.

Ellis Island
Juste en face de la statue, Ellis Island reste célèbre pour avoir été l’accès de l’Amérique pour près de 12 millions d’immigrants. Initialement appelée Gibbet Island par les Anglais, qui utilisaient l’île comme un bagne, Ellis Island est devenu la porte d’entrée des USA en 1892. Son rôle était principalement d’absorber le flux de migrants en provenance de l’Europe du sud et de l’est. La station d’immigration resta ouverte jusqu’en 1954 date à laquelle elle fût abandonné et commença lentement à décliner. Les immigrants qui arrivaient via Ellis Island était les passagers des classes les plus pauvres des navires. Les passagers plus riches avaient tout le loisir de se soumettre aux formalités (souvent moins draconiennes) à bord de leur cabines. La plupart des familles arrivaient affamées et sans aucunes ressources. Beaucoup se faisaient arnaquer à leur débarquement par des petits truands qui vivaient en volant les bagages des nouveaux arrivant ou bien en changeant à des taux très élevés le peu de monnaie que certain avaient pu apporter. Les familles étaient séparées dès leur arrivée sur l’île, les hommes d’un côté, les femmes et les enfants dans d’autres salles, tandis que les premiers contrôles servaient à refuser les indésirables et les infirmes. Les bateaux d’immigrants avaient pour obligation de ramener à leur port d’origine tous ceux qui ne passaient pas les contrôles. Cependant moins de 2% de la totalité des immigrants passés par Ellis Island ont été refoulé. La plupart de ceux qui étaient refusés à l’immigration tentaient de s’enfuir à la nage vers Manhattan et souvent on ne les retenait pas vraiment. Au moment de sa fermeture Ellis Island n’était plus le petit îlot de ses débuts, c’était un immense complexe avec un impressionnant bâtiment central. Aujourd’hui il s’agit du Ellis Island Immigration Museum. Ce musée est l’une des grandes attractions new-yorkaise, à plus forte raison pour les américains qui peuvent y consulter les registres pour tenter de retrouver un ancêtre qui aurait franchi ici même les portes de l’Amérique. L’exposition Treasures From Home présente des objets laissés par les immigrants. Un bon moyen de faire le lien entre l’Amérique et la vieille Europe. D’ailleurs l’attrait de la visite d’Ellis Island dépend surtout de votre intérêt historique pour ce lien.

The Financial District
Le Financial District de New-York constitue la pointe sud de l’île de Manhattan. C’est le quartier des affaires, littéralement le “quartier financier”. Comme pour beaucoup de quartiers new-yorkais vous verrez ou entendrez peut-être son nom abrégé en FiDi (Financial District). Avec ses immenses buildings symbole de puissance économique, ses foules de working boys & girls et ses canyons urbains, le Financial District est l’un des grands clichés de l’imaginaire populaire associé à NYC. Dans la pratique c’est loin d’être le quartier le plus passionnant ou le plus animé de la ville mais cela reste selon moi une étape incontournable lors d’une visite en règle de Manhattan. A éviter toutefois le weekend et particulièrement le dimanche lorsque les rues sont presque désertes. Les activités financières à New-York datent de la fin du 18e siècle mais ce n’est qu’à partir de 1817 que la bourse de New-York, le New York Stock Exchange (NYSE), s’est organisée de façon concrète. Wall Street, la rue centrale de ce microcosme, est toujours l’une des grandes institutions financières du monde et c’est incontestablement le coeur de ce quartier. Toutefois le Financial District risque de vous surprendre sur un autre point. C’est en effet l’un des lieux les plus historiques de New-York.  Ainsi l’architecture et les rues pavées du micro quartier de South Street Seaport sont l’un de mes incontournables à Big Apple. Pour résumer, d’un point de vue touristique il n’y a que quatre lieux qui peuvent vous faire venir dans le Financial District. Le premier c’est donc South Street Seaport. Le second c’est ce que l’on appel toujours Ground Zero et qui est aujourd’hui le nouveau World Trade Center. Le troisième c’est le célébrissime magasin Century 21 qui n’est pas une agence immobilière mais le temple absolu de la démarque. Le quatrième c’est Wall Street où nous allons tout de suite.

Wall Street & Environs
Soyons honnête d’emblée, Wall Street est plus un nom qu’autre chose. Il est fort probable d’ailleurs que vous n’y passiez pas plus de temps qu’il n’en faudra pour vous dire, “j’y suis allé”. Mais tout d’abord intéressons nous à ce fameux nom justement. Pourquoi Wall Street, la “rue du mur” ? La logique américaine étant implacable, il y a bel et bien eu un mur ici même construit en 1653 sur commande du gouverneur hollandais Peter Stuyvesant (probablement un mal aimé car de nombreux quartiers défavorisés de la ville portent son nom aujourd’hui). Le mur devait servir de protection contre les colons britanniques installés plus au nord. Aujourd’hui il n’y a plus aucune trace du mur et cette rue ressemble aux autres du quartier, entourée par d’immenses buildings de bureaux. Le gigantisme des constructions vous donnera sûrement le vertige (au sens propre si vous regardez en l’air) et vous comprendrez mieux d’où vient le surnom de canyon donné à certaine rue new-yorkaise. Le bâtiment le plus convoité de la rue est bien entendu la Bourse de New-York, ou New York Stock Exchange en anglais. Vous n’aurez aucun mal à remarquer le building néoclassique par la profusion de mesures de sécurités qui l’entoure. C’est vraiment dommage mais on ne peut plus assister en tant que spectateurs aux échanges qui ont lieu dans la salle des marchés et ainsi profiter de son ambiance survoltée. La seule chose qu’il est désormais possible de faire c’est de photographier la célèbre statue du taureau en cuivre, symbole de la rue. C’est un taureau car dans le jargon on dit bull market (le marché du taureau) lorsque les affaires vont bien. Au contraire on dit bear market (le marché de l’ours) lorsque la bourse s’effondre. Inutile donc de chercher une statue d’ours ! Par la même occasion inutile également de chercher la statue du taureau car celle-ci ne se trouve pas sur Wall Street mais sur Broadway au niveau de Bowling Green Park. Par dépit de ne pas pouvoir visiter la Bourse et de ne pas voir le fameux taureau (qui n’est pourtant pas loin) la plupart des touristes vont donc s’asseoir sur les marches d’un autre beau bâtiment gardé par la statue de George Washington, souvent sans remarquer ni le bâtiment ni la statue. Il s’agit du Federal Hall National Memorial. L’entrée est gratuite et c’est un musée qui relate les premiers jours du premier président du pays (Washington, of course), fascinant pour qui aime un peu l’histoire des Usa. Voilà, vous avez fait à peu près le tour de Wall Street. Pour avoir vraiment tout vu, continuez vers l’extrémité ouest de la rue (à l’angle de Broadway) jusqu’à Trinity Church. Cette église aux airs anglais a été construite en 1846 et fût ensuite pendant 50 ans rien de moins que la plus haute construction de New-York. Incroyable quand on y pense car c’était il n’y a pas si longtemps et surtout aujourd’hui Trinity Church paraît bien petite entourée par les buildings géants du quartier. Pour la petite histoire, l’église abrite la tombe de Alexander Hamilton, le premier Secrétaire du Trésor américain (qui est donc tout à fait à sa place ici). Il fût tué en duel à l’époque par Aaron Burr, alors vice-président du pays (comme quoi la politique était un métier dangereux en ce temps là !). Si je vous en parle c’est qu’Alexander Hamilton est probablement la figure que vous verrez le plus lors de votre séjour aux Usa, sans même le savoir, car il se trouve sur les billets de 10$. En descendant un peu Broadway, juste derrière  la statue du taureau (voir un peu plus haut pour la description) se trouve Bowling Green Park. Le terme de parc est présomptueux et beaucoup de passant ne remarque même pas ce petit square qui marque l’extrémité sud de la plus longue avenue de Manhattan (Broadway). Pourtant c’est ici que la meilleure affaire immobilière (ou la pire arnaque, selon le point de vue) de l’histoire à été enregistré. Peter Minuit, alors gouverneur hollandais de la colonie de New Amsterdam (le premier nom de New-York City) y acheta l’intégralité de l’île de Manhattan aux amérindiens qui y résidaient contre une poignée de babioles dont la valeur totale ne devait pas excéder les 25$. Pour le même prix il serait bien difficile aujourd’hui d’y acheter autre chose… qu’une poignée de babioles. Si le Bowling Green Park vous décois, continuez un peu vers le sud pour arriver à Battery Park, un vrai espace vert ou les office workers (les employés de bureaux) viennent déjeuner en été avec vue sur leurs buildings et sur la Statue de la Liberté.

South Street Seaport
Water, Fulton et Front Streets forment le micro-quartier historique de South Street District. Bien entendu tout ce que vous y verrez à été retravaillé et rénové (et pas qu’une fois) mais disons que pour New-York (qui ne regarde que vers l’avant) c’est tout de même une belle plongée dans le passé. C’est très clairement l’un des quartiers les plus intéressants de Manhattan, bien qu’il soit tout petit.  Initialement il s’agissait d’un secteur portuaire florissant mais lorsque le commerce s’en est allé (vers les outers borough dont Brooklyn et le Bronx) les divers entrepôts ont été abandonnés, jusqu’à la première vague de rénovations dans les années 1970. Encore quelques années en arrière on pouvait toujours visiter l’un des derniers monuments du quartier, le Fulton Fish Market, un repère notoire de la mafia et un marché aux poissons pour professionnels qui était le plus grand de New York. Il a déménagé lui aussi vers le Bronx, dans un lieu ou vous n’irez jamais (sinon fuyez, pauvres fous !). Aujourd’hui South Street Seaport est donc un quartier entièrement touristique. C’est quand même sympa car c’est le seul lieu où l’on peut se projeter grandeur nature dans la ville telle qu’elle était à ses débuts. On y trouve des boutiques, restos et bars branchés et au milieu de cette débauche bobo, la Fraunces Tavern. Ce bâtiment là, mesdames et messieurs, est le plus ancien de New York. Évidemment après toutes ces rénovations il est sûrement plus récent que beaucoup de building de Midtown, donc le sujet fait débat parmi les new-yorkais, mais une chose est sûre, on ne peut pas lui enlever son aspect historique. C’est ici en 1783 que George Washington, juste après l’indépendance américaine, fît ses adieux à ses officiers dans le but de retourner vivre une vie paisible et rurale chez lui en Virginie. Perdu ! L’homme ne deviendra pas fermier comme il l’aurait souhaité mais le premier président de la nouvelle nation. Parfois le destin vous poursuit, qu’il en soit ainsi ! Faite comme lui, non ne partez pas en Virginie, venez à la Fraunces Tavern qui est toujours… une taverne-musée où l’on peut découvrir l’histoire du lieu. Pour en savoir plus sur le quartier vous irez au South Street Seaport Museum. Si ça ne vous intéresse pas plus que ça, il y a de bonnes chances que vous vous retrouviez au Pier 17, après être passé sous la FDR, sorte de périphérique démoniaque new-yorkais où mieux vaut prier de ne jamais s’y retrouver en voiture (ni à pied, ni à vélo ni rien d’ailleurs). Le Pier 17 est un mall, un centre-commercial, enfin… ça c’est du passé. Et oui, malheureusement ce mall assez sympathique est fermé depuis l’ouragan Sandy qui a fait beaucoup de dégâts à South Street Seaport. Le quartier a été bien restauré mais Pier 17 n’y a pas survécut. Il ne rouvrira pas mais on peut toujours y apprécier de belles vues sur Brooklyn et son célèbre pont depuis les berges aménagées de l’East River.

Brooklyn Bridge
Même si fort logiquement le Brooklyn Bridge (ou pont de Brooklyn en français) vous fera sortir de Manhattan (pour vous emmener à Brooklyn vous l’aurez compris, du moins je l’espère sinon votre sens de la déduction laisse à désirer) il n’en est pas moins indissociable de Downtown ne serait-ce que parcequ’il vous offre les meilleurs vues possibles sur les buildings de ce dernier. Le pont le plus connu de New-York (et certainement l’un des plus célèbre du pays avec le Golden Gate de San Francisco) est adoré par les new-yorkais, comme jamais vous pensiez qu’il était possible d’adorer un pont. Pour les visiteurs aussi c’est un incontournable. Tenez vous le pour dit, il est possible de laisser de côté la visite de la Statue de la Liberté mais ne pas arpenter le Brooklyn Bridge est une faute de goût touristique quasi impardonnable. Aujourd’hui l’un des nombreux pont enjambant l’East River, il fût en son temps une prouesse technologique mondialement reconnue. En 1883, lorsque le pont a ouvert, il s’agissait du premier à utiliser des câbles en acier et pendant 20 ans il à été le plus grand pont suspendu du monde. Maintenant ce mode de construction est tellement répandu aux Usa que les petits américains le dessine dès la maternelle. Désormais il n’est donc ni le plus grand ni le plus innovant mais son architecture particulière et les panoramas fantastiques sur la Grosse Pomme en font une étape classique d’un séjour à New-York. Les piétons et les voitures sont séparés. Une voie surélevée en bois permet de l’arpenter à pied en oubliant la circulation intense qui défile quelques mètres en dessous. Inutile de préciser qu’il faudra oublier la balade romantique car le pont est très fréquenté tout le temps. Enfin une petite précision, le pont est assez long il faut donc prévoir au moins une heure pour faire l’aller-retour jusqu’à Brooklyn. Cela dit tant que vous y êtes il serait vraiment dommage de ne pas continuer jusqu’au quartier de Brooklyn Heights pour faire une pause avant de reprendre le pont vers Manhattan.

Civic Center
En revenant du Brooklyn Bridge vous aurez sûrement besoin d’une petite pause car c’est tout de même une belle balade. Je vous invite donc à vous asseoir dans le City Hall Park si le temps le permet. C’est un grand square à l’angle de Broadway et de Park Row. De là observez les buildings autour de vous. Si vous doutiez encore du gigantisme de New-York, n’en doutez plus, tous les bâtiments que vous voyez ici forment la mairie de la ville et ses multiples ramifications. Cela vous donne une idée de certain casse-tête administratif auquel sont confrontés les new-yorkais lorsque vous êtes au 23e étage d’un immeuble et que l’on vous dit que le bureau que vous recherchez se trouve à 3 blocks de là au 36e étage d’un autre building. Mieux vaut prévoir son après-midi de libre rien que pour la marche ! Parmi ces buildings vous n’aurez aucun mal à repérer le plus connu, remarquable à sa ligne classique et à ses décorations gothiques, le Woolworth Building. Situé au 233, Broadway, le Woolworth est immanquable pour les férus d’architecture, au moins autant que les Empire State ou Chrysler Buildings. Ce bâtiment représente singulièrement les buildings new-yorkais et pour beaucoup il en est l’essence même. Il fût construit par un commerçant, Frank Woolworth, ayant fait fortune avec ses boutiques Woolworth  Great Five Cent Store (littéralement “les super boutiques Woolworth ou tout est à 5 cents”), des sortes de “tout à 1 euro” qui n’existe plus sous leurs formes originales mais qui ont fait des milliers d’émules dans le pays. Quoiqu’il en soit il avait amassé une telle fortune en vendant des bricoles variées qu’il s’était offert ce building en espèces. D’ailleurs l’immeuble respire la passion de l’argent et je vous encourage à regarder de plus près les reliefs, notamment dans le hall si vous pouvez y accèder. Vous ne rêvez pas ils représentent bien Mr Woolworth en train de compter sa fortune en pièces jaunes. La beauté du building évoque ce paradoxe américain où l’inspiration et le sens du visuel se mêle souvent au mauvais goût. En remontant en haut du City Hall Park via Broadway, vous arrivez au Civic Center officiel, c’est à dire tout les bâtiments administratifs dont je vous parlais ci-dessus. Au centre de ce mic-mac de buildings se trouve le City Hall (au coeur du City Hall Park bien nommé), le bâtiment central de la mairie (pas facile à suivre, je sais). Il y a peu de chance que vous le visitiez mais je vous en parle plutôt pour la symbolique. Les new-yorkais adorent ce qu’ils appellent les parades. Il y en aura sûrement une lors de votre visite car il y en très régulièrement. La moindre victoire sportive, la moindre bonne nouvelle impliquant un new-yorkais donne lieu à une parade. Celles-ci sont des marches joyeuses et souvent spectaculaires qui suivent Broadway et ont toutes pour destination le City Hall depuis que l’aviateur Charles Lindbergh y a été salué en héros en 1927. Donc si une équipe sportive new-yorkaise gagne un trophée ou un match important durant votre séjour, oubliez le shopping le lendemain sur Broadway (qui risque fort d’être bloqué dans tous les cas) et rendez-vous au City Hall pour apprécier l’expérience.

Chinatown
En passant le Civic Center au nord et en vous dirigeant vers l’East River (à l’est donc) vous arrivez à Chinatown. Inutile d’être guidé pour le deviner car Chinatown n’est pas un simple quartier chinois, c’est tout simplement la Chine déguisée en New-York. La communauté chinoise a commencé son immigration à Manhattan vers le milieu du 19e siècle. La plupart de ces immigrants avaient déjà travaillé dans l’ouest du pays, principalement dans la construction de chemin de fer ou dans les mines d’or de Californie. La vie rude et le mauvais sort qui leur était réservé les poussaient à chercher une vie meilleure sur la côte est. Pour beaucoup il ne s’agissait que d’une étape avant le retour vers la Chine. Au final peu d’entre eux sont rentré au pays et beaucoup sont restés et chinatown est devenu un quartier permanent. Bienvenue dans le quartier ethnique le plus vibrant et le plus immersif de Big Apple. Un quartier dont l’extension semble ne jamais finir, à l’image de la Chine finalement. Autrefois resserré autour de Mott et Pell Streets, Chinatown empiète désormais allègrement sur Little Italy (surnommé Chinataly) et sur le Lower East Side (qui deviendra probablement un jour le Upper Chinatown). Canal, Pell, Bayard, Doyers et Bowery streets sont les artères les plus marquantes du quartier. Un communauté forte de près de 150.000 chinois se concentre dans le district, et je ne compte pas les autres (et nombreuses) communautés asiatiques qui sont venus s’y greffer au fil du temps. Vous trouverez dans le quartier pas moins de sept journaux quotidiens sans un mot d’anglais (si ce n’est “New-York”) et au moins 200 restaurants proposant toutes les spécialités de l’extrême orient. Vous n’aurez jamais fait le tour de la Chine et de l’Asie aussi rapidement qu’ici ! Toutefois ce qui caractérise singulièrement Chinatown, et le place à part dans l’infinie mosaïque des quartiers new-yorkais, c’est sa vitalité économique – sur un périmètre assez restreint se trouve des centaines d’usines de confections et des milliers de boutiques – et sa stabilité sociale. Cependant d’un point de vue touristique on ne peut pas dire qu’il y ai beaucoup de sites incontournables à Chinatown. Il s’agit plutôt d’un quartier à envisager dans son ensemble, où se plonger dans un buzz et une énergie incroyable, où se frayer un chemin parmi la foule dans les rues et ruelles (le quartier est sûr, n’hésitez pas), où acheter de tout et n’importe quoi (souvent introuvable ailleurs à NYC) et où se retrouver téléporté dans l’arrière-salle d’un restaurant digne d’une ruelle de Guangzhou ou d’une avenue de Kuala Lumpur.

Little Italy
Au nord de Canal street, le long de Mulberry street, le quartier de la petite Italie d’aujourd’hui est à des années lumières de ce qu’il était autrefois. Peuplé à l’origine au 19e siècle par un afflux gigantesque d’immigrés italiens, Little Italy n’est désormais plus qu’une petite ombre de la mère patrie. La hausse immodérée des loyers et l’expansion inexorable de Chinatown ont poussé de nombreuse famille à quitter le quartier, principalement vers Belmont dans le Bronx. Paradoxalement avant qu’il ne devienne une parodie de lui même on voyait Little Italy d’un mauvais oeil à Manhattan. Maintenant qu’il est presque un parc d’attraction les touristes s’y rendent en masse. Une chose ne change pas, les new-yorkais n’y vont toujours pas car pour eux le quartier est passé de peu fréquentable à piège à touriste, à l’instar de Times Square. Malgré tout je vous avoue que j’aime bien cette rue. Sous la profusion de drapeaux italiens on y trouve quelques bonnes adresses, d’authentiques épiceries et du café fort, le tout dans une ambiance italo-new-yorkaise clichée. Bien sûr la plupart des restaurants sont trop touristiques et ne sont pas bon marchés mais si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas vous rendre dans le Bronx à Belmont (et je pense effectivement que vous ne pouvez pas et que vous ne voulez pas non plus) alors Little Italy mérite un petit détour ne serait-ce que pour voir. Si vous êtes à NYC au mois de septembre, vous pourrez assister à la Festa di San Gennaro, une grande fête souvent agitée où tout les italiens de la ville converge vers leur ancien quartier pour célébrer le saint patron de Naples et manger toutes les spécialités de leur pays sur un immense marché en plein air.

NoLiTa
Littéralement North of Little Italy (au nord de Little Italy), NoLita s’étend autour de Houston street entre Bowery et Lafayette street. A l’origine il s’agissait d’un quartier italien comme son grand frère au sud. Désormais les italiens sont presque tous partis mais à l’inverse de Little Italy, NoLita à choisi de se reconvertir dans ce qui marche le mieux à NYC, le mouvement hipster. C’est donc maintenant un petit quartier très branché (et sympathique) ou l’on trouve de nombreuses boutiques fashion, des restaurants hype, des cafés cool et plusieurs librairies, le tout dans de beaux immeubles en briques rouges à l’architecture typiquement new-yorkaise. Je vous conseil d’y faire un tour.

SoHo
Entre SoHo et NoLita (je ne vous avais pas menti en vous disant que les new-yorkais adorent les petits noms pour leurs quartiers) il n’y a qu’un pas, parfois c’est même un doux mélange. On ne sait pas trop quand commence SoHo et où fini NoLita, à vrai dire cela n’a pas grande importance car les deux sont le royaume incontesté des hipsters, les bobos new-yorkais. Depuis le début des années 1980, SoHo, South of Houston, littéralement le quartier au sud de la rue Houston, est un monde peuplé de galeries, de boutiques chics ou moins chics mais à la mode, de bars cosmopolites et de tout ce que Nyc compte comme faune branché et fashion (ou qui aimerai l’être tout du moins). Cela n’a pas toujours été le cas. Au début du 20e siècle, SoHo était un no-man’s land d’entrepôts et d’ateliers, peu fréquentable. Comme toujours à Big Apple c’est l’embourgeoisement d’un autre quartier (en l’occurence la montée des loyers à Greenwich Village) qui a favorisé le développement de SoHo. Les artistes sont venus s’y installés, poussé par les prix abordables de superbes loft typiquement new-yorkais. SoHo est devenu à la mode et ses nouveaux habitants ont déployé moult talent pour protéger leur nouveau home sweet home. A tel point que le quartier fût déclaré lieu historique, essentiellement pour la beauté de son architecture, mélange de briques et de fer forgé, un grand classique de Nyc qui vaut assurément le détour. Alors qu’en est-il aujourd’hui ? Et bien SoHo est toujours un quartier très commerçant et animé, toujours branché (mais pas trop), et toujours intéressant. C’est devenu l’un des grands secteurs touristiques de Lower Manhattan et un hot spot pour les restaurants et le shopping. Outre l’activité quotidienne et l’attrait de son architecture, vous pouvez également visiter à SoHo le New Museum of Contemporary Art (sur Broadway, entre Houston et Prince Street) qui est l’anti-chambre du MoMa. Concrètement vous y trouverez les oeuvres d’artistes qui seront peut-être demain les grands noms de l’art contemporain.

Tribeca
A l’inverse du quartier de SoHo voisin, TriBeCa n’est pas un secteur très touristique et ce n’est pas non plus un quartier très animé. Pourtant il est relativement connu des visiteurs, surtout de par les efforts immodérés de son plus célèbre résident pour le hisser au rang des quartiers qui compte dans la grosse pomme. Il s’agit bien sûr de Robert De Niro qui, en plus d’habiter le coin, y a installé sa société de production et ouvert un restaurant. Pour les fans ou les curieux il s’agit du TriBeCa Grill (au 375 Greenwich Street). Il est possible de voir l’acteur dans son restaurant mais c’est loin d’être une garantie. Revenons à TriBeCa. Prononcé “traille – becka”, le quartier est l’amalgame de Triangle Below Canal, qui signifie le triangle sous Canal Street. En réalité c’est plutôt un rectangle entouré par Canal et Chambers Street, Broadway et l’Hudson river. Quel que soit sa forme, le quartier était autrefois (un mot qui à NYC désigne toute la période industrielle de la ville) un secteur de vente en gros de vêtements. C’est aujourd’hui le lieu de résidence de nombreux artistes déçus ou déchus (ou les deux) de SoHo. Le quartier est pourtant au moins aussi cher que son grand voisin, d’autant que les surfaces habitables sont souvent vastes, s’agissant la plupart du temps d’anciens immeubles industriels. Si vous ne comptez pas investir, d’un point de vue purement touristique il n’y a pas vraiment grand chose à voir à TriBeCa mais le quartier compte quelques restaurants et bars réputés et s’y balader est loin d’être désagréable.

East Village
L’East Village est le quartier des initiés à Manhattan. Généralement les touristes lambda ne s’y aventurent pas car le secteur est mal desservi par le métro. Selon moi c’est fort dommage. Comme pas mal de quartier new-yorkais, l’East Village est né sur les marges. Il se différencie vraiment de son cousin de l’ouest (Greenwich Village), autant dans son ambiance que dans sa physionomie. Vous n’aurez aucun mal à percevoir l’aspect un peu plus rugueux de ce côté-ci de Broadway (la célèbre avenue marque la limite entre les quartiers West et East de Manhattan). Autrefois, tout comme le Lower East Side adjacent, l’East Village était un refuge pour les immigrants et le quartier de la classe ouvrière. Accueillant les non-conformistes de tous bords, il fût un temps le repère de ce que l’on appel la Beat Generation dont le fer de lance était Jack Kerouac, l’auteur de “Sur la route”. Ce mouvement littéraire et artistique désabusé et avide de liberté existe toujours dans le quartier, au moins dans l’esprit, Un peu plus tard l’East Village à de nouveau révélé son visage provocateur en inventant le punk-rock dans un club tout petit et insolent, le CBGB. Le groupe emblématique du quartier reste les célèbres et déjantés The Ramones.
Pour information le CBGB (sur Bowery street) existe toujours et se dédie toujours au bruyant punk-rock mais son heure de gloire est clairement derrière lui et l’ambiance risque de vous décevoir.
L’East Village s’organisait à ses débuts autour de Astor Place. Dans les années 1830 c’était le quartier le plus huppé de tout New-York et notamment Lafayette Street. Bien qu’elle ne soit plus aujourd’hui qu’une avenue lambda et pas forcément passionnante, Lafayette Street abritait à l’époque les demeures des grandes richesses de la ville, notamment John Jacob Astor. Ce business man peu scrupuleux n’était pas vraiment apprécié. Pour comprendre d’où lui venait sa mauvaise réputation et sa fortune, rendez-vous dans la station de métro Astor Place. Sur le quai les décorations évoquent le créneau de l’homme d’affaire : la fourrure de castor.
Désormais le centre névralgique de l’East Village s’est déplacé, fort logiquement, vers l’est et principalement le long de la 8e rue appelée St Mark’s Place. C’est l’une des rues les plus sympathiques de Manhattan, sorte de petit village au coeur de Big Apple. Les boutiques anarchistes, les clubs louches et les personnages rebels du début de l’East Village ont laissé place à une version beaucoup plus grand public de l’affaire avec des chaînes de cafés cozy et des magasins fashion mais la sauce prend toujours. C’est certainement l’un des meilleurs recoin de la ville pour ce qui est du choix des restaurants.
Si vous allez jusqu’au bout de St Mark’s Place vous arriverez à Tompkins Square Park, un square public qui marque le commencement d’un secteur de l’East Village que l’on appel Alphabet City. On donne ce nom à ce quartier car ici les avenues n’ont plus des numéros mais des lettres, A, B, C et D. C’est un lieu en plein chamboulement, les boutiques design, les restaurants japonais, les cafés et les magasins de musique ont trouvé leur place sur l’Avenue A (et certaine commencent à ouvrir jusque sur l’Avenue B), mais pour les new-yorkais l’évocation d’Alphabet City est encore synonyme de gangs, drogues et ghetto. En effet le quartier à longtemps été considéré comme l’un des plus dangereux et malfamé de la ville. Je peux affirmer que désormais l’Avenue A fait partie intégrante de l’East Village. Toutefois je peux également vous dire qu’il doit y avoir aussi peu de touriste qui arpente l’Avenue D à Manhattan que les rues de Kaboul. Alphabet City à réellement changé et continue sa mutation mais malgré tout si vous y aller n’oubliez pas l’adage new-yorkais suivant : “Avenue A, you’re all right, Avenue B, you’re brave, Avenue C, you’re crazy, Avenue D, you’re dead.” (Avenue A, tout va bien. Avenue B, vous êtes courageux. Avenue C, vous êtes fou. Avenue D, vous êtes mort.) Tout un programme.

Greenwich (West) Village
Pour beaucoup de visiteurs, Greenwich Village (ou simplement Le Village comme on l’appel souvent) est le quartier le plus apprécié de New-York, bien qu’il est perdu son indépendance radicale il y a bien longtemps maintenant. Malgré la prise de pouvoir des hipsters qui sont ici chez eux, l’image bohème du village persiste toujours (particulièrement pour les non new-yorkais) et le quartier compte toujours plusieurs points d’intérêts qui attire les foules, une vie sociale et nocturne très riche, la plus grande concentration de restaurant de Manhattan, de nombreux bars et boutiques et l’architecture typiquement new-yorkaise popularisée par les séries Friends ou Sex & the City. Au commencement, Greenwich Village était un peu la campagne new-yorkaise. On venait ici pour se reposer du rythme déjà effréné de la ville qui s’étendait alors autour de South Street Seaport au sud de Manhattan. Je vous l’accorde le sens du dépaysement était limité mais c’était pratique. Durant l’épidémie de fièvre jaune qui sévit à NYC en 1822, Greenwich Village est le seul refuge sûr, isolé des rues infectés de Downtown. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que le Village prend son tournant bohème. Les artistes sont attirés par l’architecture des townhouse (maisons de ville), par les faibles loyers et l’ambiance libertaire qui y règne. A l’époque de la Prohibition (entre 1920 et 1933, durant laquelle la vente et la consommation d’alcool ont été interdite aux USA) les speakeasies (bar et club clandestin où l’on trouvait de l’alcool) ont fleuries ici plus qu’ailleurs. Cet aspect clandestin et frondeur à largement perduré jusque dans les années 50. Le Village fût une scène novatrice pour l’ensemble de la ville et même du pays, avec de nombreux journaux et magazines indépendants qui s’y sont crées, des fêtes sensationnelles à l’aube du mouvement hippie, des cafés, des clubs et des théâtres off-broadway qui ont définis la contre-culture américaine.
Le coeur véritable de Greenwich Village est Washington Square Park. Ce n’est pas vraiment le plus beau parc de NYC (Central Park détient incontestablement ce titre, et pour cause) mais c’est l’un des plus connu avec comme emblème l’Arc de Triomphe construit en 1892. Le square est surtout intéressant considéré qu’il est la place centrale de NYU, l’université de New-York. Beaucoup des bâtiments qui entourent Washington Square font partie de l’université et dès que le climat le permet le parc est investi par la foule étudiante, par des performances de rues, des joueurs d’échecs, des stands de t-shirts originaux, des fans de football (US of course), des musiciens, le tout dans un joyeux désordre.
En empruntant n’importe quelle rue vers l’ouest depuis le square vous déboucherez forcement sur Bleecker Street (à un moment ou un autre car l’orientation dans le village est assez confuse et quoi qu’il arrive vous allez vous perdre, désolé !). Bleecker est une rue célèbre de New-York, au même titre que Wall Street ou Madisson Avenue, et c’est l’artère principale de Greenwich Village. Elle est remplie de bars, de cafés, de boutiques, de restaurants et de monde ! C’est néanmoins une très belle rue. Pour les amateurs d’architecture et pour découvrir le côté résidentiel très recherché du Village, rendez-vous un peu plus loin sur Bedford ou encore Grove Street. Les amateurs de séries Tv américaines trouveront ici de nombreux sites de tournages voire de vraie adresse comme Magnolia’s Bakery (une super pâtisserie de cupcakes rendues très populaire par la série Sex & The City).

Lower East Side
Situé sous l’East Village, au sud de la partie est de Houston Street, le Lower East Side (souvent abriévé en LES) est un quartier emblématique du melting-pot que constitue New-York. Son histoire débute à la fin du 19e siècle, à l’époque en tant que bidonville insalubre pour des centaines de milliers d’immigrants juifs. Depuis la physionomie du quartier à largement évoluée avec les vagues d’immigrations chinoises et latines, elles-même suivies par le récent engouement du LES auprès des étudiants, des artistes et des hipsters de tous poils. Le bidonville des débuts est aujourd’hui un quartier à la mode, peuplé de restaurant, de brunch archi-courus (il existe un brunch auquel je n’ai jamais eu l’occasion d’aller car la foule est toujours trop importante !) et de boutiques fashion. Le noyau de ce “nouveau” LES gravite essentiellement autour de Clinton Street. Outre pour ses brunch du week-end et pour le fameux deli’s Katz’ (une instution new-yorkaise, lieu emblématique du film “Quand Harry rencontre Sally”), le Lower East Side attire également pour ses possibilités de shopping. Héritage de ses jeunes années, on trouve toujours à peu près tout (et de plus en plus de n’importe quoi) dans le quartier à des prix toujours plus attractifs (tout est relatif cependant) que dans le reste de Nyc (hormis Chinatown et les faubourgs du Queens). A condition de venir au bon moment cependant car parfois le quartier est inexplicablement un peu désert… Le dimanche matin, un grand marché prend place le long d’Orchard Street. Les initiés ne le manquerai pour rien au monde. Une mise en garde toutefois, certaine rue du sud-est et des abords d’Alphabet City reste peu engageantes et vous n’aurez probablement pas trop envie d’y flâner.

Welcome to New York City, NY

New Jersey

Bruyante, complexe, débordante d’énergie, passionnante, New York City est bien plus qu’une ville, c’est une véritable symphonie, un hymne harassant au monde urbain, un univers en perpétuel évolution. La Grosse Pomme rebute autant qu’elle fascine. Poser un pied à NYC c’est comme plonger dans un film et devenir acteur sur une scène ou tout semble possible. Du coeur de Manhattan jusqu’au ruelles sombres du Bronx, New York est un mélange vertigineux et saisissant de cultures, de populations, d’influences et d’idées. Aujourd’hui New York est une quasi religion pour ses habitants et ses admirateurs. Oscillant littéralement entre le splendide et l’effrayant, la ville est un monde miniature ou traverser une rue revient parfois à passer une frontière. L’un des plus grands attraits de New York est son incroyable diversité qui se manifeste autant dans ses habitants que dans ses restaurants ou ses boutiques. La cité est un puits sans fond d’expériences toutes plus excitantes les unes que les autres. Parcourir les rues bondées de Chinatown, se tenir au milieu de Times Square, découvrir le berceau de l’esprit bobo dans l’East Village, prendre un brunch dans le Lower East Side, se balader dans Central Park, applaudir un spectacle à Broadway. Ce ne sont que quelques miettes du gâteau New Yorkais et le commencement d’une découverte qui n’a véritablement aucune limite. New York est une ville à peine croyable qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. C’est un univers sans commune mesure avec le reste des USA, à la fois quintessence et anomalie. Quand on me demande pourquoi NYC est à voir je ne sais pas franchement quoi répondre. Il y a bien quelques monuments emblématiques mais ils n’ont pas la porté ni l’histoire millénaire des monuments européens. New York c’est autre chose, c’est une immense somme d’expériences dans laquelle il faut plonger corps et âme et qu’il faut vivre intensément, à l’image des New Yorkais.

Quartiers de New York City
New York City est composée de l’île centrale de Manhattan et de quatre autres quartiers, appelés Borough, à savoir le Bronx, le Queens, Staten Island et Brooklyn. Pour la plupart des visiteurs, New York est synonyme de Manhattan. C’est évidement le lieu ou vous passerez le plus clair de votre séjour et où vous séjournerez. Manhattan est grossièrement divisée en trois grands quartiers, Downtown (sous la 14e rue), Midtown (entre la 14e et Central Park) et Uptown (au nord de la 59e). Tous partage un point commun : l’épine dorsale que représente Broadway, une avenue qui parcours l’île pratiquement du nord au sud. Il serait possible de passer une vie entière rien que pour découvrir ce quartier, le coeur de New-York, toutefois pour un séjour raisonnablement plus court, disons quelques jours, il y a des sites incontournables qu’il faudrait être fou pour manquer. Ceux-ci comprennent notamment les differents secteurs de la ville, Chinatown, les East et West Villages, SoHo, TriBeCa et Times Square. Bien entendu il y a aussi la célèbre architecture de Midtown et du Financial District, véritables forêts de gratte-ciels dont les emblèmes sont l’Empire State Building et le Chrysler Building. En haut de la liste on notera de même une poignée d’incroyables musées, le Metropolitan et le MoMa en tête, mais aussi le fantastique Musée d’Histoire Naturelle et d’innombrables autres plus petites collections qui tiendrai n’importe quel touriste en haleine pendant des semaines entières. Entre les visites il est possible, et indispensable, de déguster toutes les cuisines du monde, n’importe où, à n’importe quelle heure et pour tous les budgets. Vous pourrez également prendre un verre dans tous les types d’ambiances imaginables et avec tous les styles de personnes qu’il vous plaira de côtoyer. Le cinéma, la danse, le théâtre et la musique sont des arts qui ne sont nul part mieux représentés qu’ici. Enfin il y a le shopping, véritable tourbillon consumériste dont l’offre ne tiendrai pas dans une encyclopédie et qui vous emmènera toucher du doigt le coeur de la société capitaliste, même un dimanche à 1h du matin. Manhattan est, vous l’aurez compris, un phénomène qui n’a aucun équivalent et tenir la cadence n’est pas une mince affaire. Les quatre autres borough, plus résidentiels et moins compacts (donc où il est plus difficile de se déplacer à pied), sont évidement plutôt fade en comparaison. Mais c’est un bien grand mot car ils comprennent eux aussi des trésors et des quartiers qu’il faut découvrir et qui font l’identité de New-York au même titre que Times Square ou Central Park. Brooklyn, le plus visité des borough, compte de nombreux quartiers intéressants, l’artistique Williamburg, l’industriel Dumbo ou encore le bourgeois Brooklyn Height qui est incontestablement l’un des plus beau recoin de la ville. Le Queens, le plus grand des borough, compte de nombreux quartiers ethniques qui sont de véritables mini-nations telles Flushing ou Astoria. Le Bronx, dont la réputation n’est plus à faire, étonne par sa diversité, son authentique quartier italien, son zoo très renommé et même son petit port de pêche. Enfin Staten Island, le moins connu de tous et le moins urbain, mérite que l’on y mette un pied si ce n’est juste pour prendre le trajet retour vers Manhattan du Staten Island Ferry qui offre les plus belles vues gratuites sur la ville et la Statue de la Liberté.

Explorer NYC
Vous êtes prêt pour le grand bain ? Vous êtes peut-être même déjà dans l’avion qui traverse le Pond (l’étang, c’est ainsi que les new-yorkais surnomment l’océan Atlantique). Dans quelques temps vous serez à New-York. Mais par où commencer, il y a tant de chose à voir et à faire. Les cinqs boroughs (quartiers) de la Grosse Pomme ne sont pas très grand à l’échelle des USA mais ils concentrent tellement d’attractions que cela peut parfois vous submerger. Si c’est votre première visite concentrez-vous impérativement sur Manhattan qui est de très loin le quartier le plus frénétique et le plus passionnant de Nyc. Faites comme les new-yorkais, gardez sans cesse les yeux ouverts, tenez-vous à l’affût de la moindre nouveauté et arrêtez-vous dès que quelque chose vous paraît intéressant. Chaque block offre sont lot d’expériences. Enfin n’oubliez pas qu’à New-York il faut absolument marcher le plus possible. Il n’y a que comme ça que vous découvrirez le vraie visage de la ville, son architecture, ses boutiques, ses cafés et toute l’animation de cette fourmilière géante.

New York

New Jersey
Peu importe que vous y mettiez les plus belles forêts, les plus belles cascades, les plus beaux paysages et même s’il était possible d’y faire de la plongée en lagon tout en observant des éléphants en train de parcourir des forêts tropicales dominées par des volcans (ce qui n’est pas possible je le rappel ceci n’est qu’un exemple parfaitement fantaisiste), l’état de New York resterai invariablement dans l’ombre de la capitale du monde et ville la plus excitante des USA : New York City. Le simple mot New York fait immédiatement penser à d’immenses buildings, à la foule dans les avenues, au shopping dans les malls, à Times Square et aux banlieues infinies du Queens (parmi tant d’autres exemples), mais certainement pas aux immenses plages de Long Island, aux gigantesques fermes isolées, aux petits villages en bordure de lacs, aux villes typiquement américaines ou encore aux montagnes qui constituent tout ce qui n’est pas NYC dans l’état de New York et que l’on appel upstate New York. A une heure à peine au nord de New York City, la vallée de l’Hudson River, jouxtant le territoire sauvage des Catskill Mountains, offre un contraste saisissant avec le rythme effréné de la mégalopole. Plus sauvage encore et plus rude, les Adirondack Mountains, situées plus au nord, comptent certain des plus beaux paysages du pays et sont le terrain de jeu des amateurs de grande nature. A l’ouest, les fameux Finger Lakes sont répartis au milieu des fermes, des vergers et des vignobles qui constituent la portion central de ce vaste état. En tant que visiteur, obnubilé par NYC, on est également surpris de découvrir dans l’état de New York d’autres villes importantes. Parmi ces grandes villes seules Buffalo et Rochester présente un quelconque intérêt mais un passage dans une ville comme Syracuse fera le bonheur des amateurs des célèbres paysages post-industriels un peu dépressifs propre à l’Amérique. Parcourir l’état de New York c’est découvrir un monde bien éloigné de New York City. Dans cette région, des dynasties hollandaises régnaient quasiment en seigneurs sur des territoires gigantesques peuplés de fermiers. et ceci jusque bien après l’indépendance américaine. En 1825, la construction du canal d’Erie, reliant New York City avec les grands lacs, à permis le développement fulgurant des villes de l’intérieur, mais il reste toujours aujourd’hui certaine poche de l’état particulièrement rurale ou vous serez à des années lumières des néons de Broadway.

Les régions de l’état de New York

New York City et son agglomération : Oui, bah voilà c’est facile c’est la plus connue, je ne vous fais pas un dessin. C’est probablement le seul endroit que vous verrez dans l’état de New York, c’est même peut-être pour ça que vous venez aux USA (et c’est très bien !). D’ailleurs c’est probablement la raison de votre présence sur ce site pour 75% d’entre vous (les autres se sont surement trompés en tapant l’adresse). Bref, c’est Gotham City, la Big Apple, la seule, l’unique. On y pense moins mais l’agglomération new-yorkaise se sont aussi les belles plages de Long Island dont les célèbres et très chics Hamptons.

La Vallée de l’Hudson : Au nord de New York City, la vallée de l’Hudson suit le cours de la rivière du même nom. C’est une région assez bucolique, que les américains aiment bien comparer à la Nouvelle-Angleterre, en un peu moins beau. Albany, la capitale de l’état de New York (qui pour une raison qui échappe à tous le monde n’est pas New York City), se trouve au nord de la vallée.

Les Catskills : Un petit massif montagneux détaché des Adirondacks au nord. Tout proche de New York City, les Catskills sont une destination très à la mode pour un week-end dans la nature. On vient y faire du ski (en hiver), pêcher ou tout simplement se balader dans un environnement assez sauvage. Catskills signifie littéralement les « talents du chat », ce qui est quand même un drôle de nom.

Les Adirondacks : Justement voici donc les Adirondacks, le massif montagneux le plus important de l’état. C’est aussi la partie la plus sauvage de New York et de loin. Un immense parc naturel protège la région et les paysages y sont vraiment superbes. L’accès n’est pas forcément très simple et les conditions sont parfois rudes. C’est une région de randonnées et de grande nature.

Le North County : La région la plus au nord de l’état est déjà très canadienne dans l’esprit. C’est une zone très rurale et sans véritable intérêt touristique autre que la rivière Saint-Laurent et le fameux site des Milles Îles (Thousand islands).

Central New York : On ne va pas se mentir, la partie centrale de l’état est relativement plate dans tous les sens du terme. C’est surtout une région qu’on traverse via l’autoroute et que seuls les explorateurs chevronnés apprendront à connaître. On y trouve tout de même le temple mondial du baseball, Cooperstown, et la grande ville de Syracuse.

Les Finger Lakes : A l’ouest de New York, les Finger Lakes sont un groupe de 11 lacs qui ont la particularité d’être fin et donc de ressembler à des doigts géants (d’où le nom…). C’est une région de beaux paysages, également connue pour ses vins.

Le Southern Tier : Cette région très peu touristique et très peu visitée est en réalité très peu intéressante. Elle englobe toute la partie de l’état qui borde la Pennsylvanie au sud.

Niagara : Particulièrement célèbre pour ses chutes d’eaux spectaculaires, qui sont également sa première attraction touristique, la région de Niagara, à la frontière canadienne, est la deuxième partie la plus visitée de l’état après New York City. On y trouve également la grande ville de Buffalo, connue pour ses ailerons de poulets très épicés (Buffalo chicken wing) et pour ses hivers très neigeux.

Cape May, New Jersey

New Jersey
Si vous venez dans le New Jersey pour passer des vacances à l’océan, faites moi plaisir (et faites VOUS plaisir) et passez les à Cape May. Bon bien sur il faut venir en été, pas au milieu de l’hiver parce que là c’est pas si terrible. Incontestablement le seul véritable attrait touristique de l’état (en dehors de la kitchos Atlantic City), Cape May fût fondé en 1620 par le capitaine hollandais Mey sur une petite bande de terre entre l’Atlantique et la baie du Delaware à la pointe extrême sud de la côte. Remarquez d’ailleurs comme Mey est devenu May, c’est une particularité américaine de déformer les noms historiques des lieux même quand ils sont très simples. Après avoir été brièvement peuplée par des pêcheurs de baleines venus de Nouvelle-Angleterre à la fin des années 1600, Cape May est ensuite devenu une terre agricole durant le 18e siècle avant de se décider enfin à être la seule chose que l’endroit pouvait décemment offrir aux hommes, c’est à dire un lieu de vacances. Les riches habitants de Philadelphie sont séduits par l’air pur et iodé de la station dès les années 1750. Toutefois c’est plus d’un siècle plus tard qu’un incident marque le tournant dans le destin du cap. En 1878 un immense feu dévaste la quasi totalité des constructions et comme la mode est au style Victorien il est décidé de tout reconstruire dans ledit style. Après l’avènement du tourisme de masse et des plaisirs un peu plus olé-olé que la simple promenade sur la plage, Cape May est en quelques sortes tombée dans l’oubli au profit par exemple d’Atlantic City ou des stations balnéaires du sud du pays. Pendant des années l’endroit est donc comme figé dans le temps et constitue un anachronisme… qui fait aujourd’hui à nouveau son succès. Cape May est intégralement classé monument national historique, notamment pour ses centaines de bâtiments Victoriens, ses belles rues et ses jardins. La plage y est grandiose et à en plus l’avantage d’être restée très naturelle. Parfois Cape May tire un peu vers la parodie de station balnéaire du siècle dernier mais ce n’est pas, loin s’en faut, un attrape touriste. L’architecture excessive dans la coquetterie et la plage sont les attraits premiers (et les seuls finalement) de Cape May. Au passage je dois vous prévenir que la plage en question est payante en été et qu’il vous faudra porter un petit bracelet qui coûte tout de même 4$ par jour ou bien seulement 13$ pour toute la saison. Inutile d’être très bon en maths pour déceler rapidement la meilleure offre parmi les deux.

Dodo
La quasi totalité, ou en tout cas c’est qu’il semble, des maisons couleurs pastels de la ville semble en fait être des b&b de charmes. Il y en a donc à la pelle mais la station est très fréquentée en haut saison et vous feriez beaucoup mieux de réserver si vous ne souhaitez pas finir dans un motel beaucoup moins mignon d’Atlantic City (si vous voyez ce que je veux dire…). La plupart des guesthouse ont des porches avec des rocking-chair comme dans les films et certaines sont presque sur le sable.

Atlantic City, New Jersey

New Jersey
Approximativement au milieu du littoral du New Jersey, sur l’île d’Absecon, Atlantic City est la destination majeure du Jersey Shore. C’est un lieu touristique depuis la construction de la gare en 1854. Déjà à cette époque la ville était renommée pour sa vulgarité quasi hypnotique (sic). Le constat est toujours valable aujourd’hui, les dégâts de la société moderne en supplément. En terme de pop-culture Altantic City est un monument qui rivalise presque avec Los Angeles. Ce n’est ni plus ni moins que l’inspiration grandeur nature du Monopoly. C’est également le lieu du premier boardwalk construit aux USA, de la première grande roue (en 1892) et des premières cartes postales en couleurs (1893). Enfin c’est l’éternel lieu de l’élection de Miss America. Durant la Prohibition (époque où l’alcool était interdit à la vente sur le sol américain) la station était pleine à craquer de speakeasies (bars clandestins) et de casinos illégaux. Passé les années 1960 la concurrence des stations du sud (Floride notamment) a poussé Atlantic City sur la pente du déclin. Un destin bien visible aujourd’hui dans cette ville de 40.000 habitants. Contrairement à la croyance populaire qui fait de la ville un Las Vegas miniature depuis sa création, ce n’est qu’en 1976 que les autorités ont décidé de relancer la station en légalisant le jeu. Atlantic City n’est pas une ville désagréable, la plage est aussi belle que sur le reste du littoral (bien que parfois horriblement bondée), les casinos sont aussi extravagants (et identiques) qu’à Las Vegas (bon d’accord un peu moins mais c’est suffisant) et les néons y sont aussi lumineux. Inutile de nier par contre que la ville n’est pas pour tout le monde, à l’image toujours de Las Vegas. Enfin notez qu’il est de notoriété publique que plus on s’éloigne du bord de mer (le boardwalk) plus l’ambiance devient glauque. Vous êtes prévenu, bienvenue à Atlantic City.

Y Aller
Le moyen le plus efficace pour se rendre à Atlantic City (excepté la voiture bien entendu) sont les bus sponsorisés par les casinos. Ils partent de New-York ou de Philadelphie et emmènent directement vers un casino de la ville dans lequel vous bénéficierez de remise sur les repas et de réductions sur les jetons équivalentes au prix de votre billet.

Dodo & Miam-Miam
Concernant le logement, Atlantic City n’est pas Las Vegas. Oubliez les chambres discount dans des hôtels de luxe. La ville est chère et les prix grimpent encore les week-ends et pendant l’été. Évidemment les casinos sont les plus beaux hôtels (et les seuls valables) mais les motels le long de Pacific et Atlantic Avenue sont largement plus abordables (toutefois l’ambiance n’a rien à voir…).
Pour ce qui est des restaurants, la ville se caractérise par une abondance de fast-food. Les stands de pizzas et de burgers sont a peu près les seules alternatives aux restaurants des casinos (les plus importants en comptent plusieurs dizaines). Globalement la qualité est moyenne et on ne trouve aucun restaurant de grand chef à Atlantic City (contrairement à Las Vegas). Comme dans le Nevada, la ville propose aussi des buffets à volonté (les prix tournent généralement autour de 15$). La encore c’est la quantité qui prime sur la qualité. Certain buffets indépendants affichent des tarifs très peu élevé (5$ le buffet à volonté) mais n’oubliez pas qu’il n’y aura aucun miracle sur la qualité…

La ville et les casinos
La gare, élément constructeur d’Atlantic City, est désormais surplombée par l’immense Convention Center dans lequel se trouve des boutiques et des restaurants. C’est également un hôtel. Bien entendu la destination logique des nouveaux arrivants est le bord de mer et le boardwalk ou se concentre les casinos. Par ailleurs en dehors du boardwalk sachez qu’il n’y a pas grand chose à voir à Atlantic City et qu’il est déconseillé de se promener seul dans les avenues du centre (quoique la criminalité galopante des années 1990 ne soit qu’un lointain souvenir).
Le boardwalk d’Atlantic City est donc son attraction la plus connue. C’est une longue promenade en bois longeant la plage et bordée par des casinos, des boutiques et des fast-food. A l’origine la promenade fût construite comme une voie temporaire pour permettre aux promeneurs d’admirer l’océan et de ne pas faire rentrer de sable dans les hôtels. On trouve encore quelques beaux bâtiments de style Victorien le long du boardwalk, souvent occupés par un fast-food ou un magasins de souvenirs discount. En période de forte affluence la promenade est noire de monde. La jetée principale de la ville (Steel Pier) longue de 300 mètres, en face du casino Taj Mahal, abrite une fête foraine qui compte toutes les attractions classiques de la pêche aux canards jusqu’aux montagnes russes. A peine quelques mètres plus loin, la Central Pier (jetée centrale) accueille également toutes sortes de jeux et de stands forains dans la veine des « devinez votre poids au gramme près » ou encore « qui tapera le plus fort ». Un peu plus au sud une autre jetée a été transformé en centre commercial. La construction est censée ressembler à un bateau de croisière mais on peut être honnêtement dubitatif sur ce point. Au nord du boardwalk, là où il n’y a subitement plus grand monde, la Garden Pier apporte une petite touche culturelle dans ce grand carnaval. On y trouve deux musées gratuits, l’Art Center est une galerie d’art moyennement intéressante mais l’Historical Museum propose des collections plus attrayantes d’objets divers (photos, cartes postales) ayant pour thème Atlantic City ou Miss America. Dans tous les cas le kitsch semble être à l’honneur, ce qui est relativement amusant.
La plage d’Atlantic City est belle, propre et agréable. En réalité c’est certainement l’attrait premier de la ville même si ce n’est pas pour ça que les touristes s’y rendent. Un peu plus au sud dans les villes de Ventnor et de Margate, la plage est moins construite et le boardwalk continu (mais sans la foule ni les casinos). A Margate vous trouverez un monument du kitsch à l’américaine : Lucy the Margate Elephant. Cette éléphante géante en bois est une curiosité qui fût construite en 1881 et qui n’a jamais servi à rien. On aurait pu s’en douter vu qu’il s’agit, je le répète, d’une éléphante géante en bois. Au fil du temps elle fût donc utilisée comme restaurant et a même abrité un hôtel. Aujourd’hui le ventre de l’éléphante est occupé par un musée dédié à sa propre histoire et aux souvenirs (kitsch si possible) d’Atlantic City.
Alors vous vous dites, mais où sont les casinos ? J’y arrive… C’est évidement la raison d’être aujourd’hui d’Atlantic City. Une douzaine de casinos dignes de Las Vegas occupent le front de mer et surplombent le boardwalk. Tout comme à Vegas les casinos ont des thèmes différents mais l’ensemble est quand même très uniforme et la mise en scène est beaucoup moins poussé qu’à Sin City. Chaque casinos compte des salles de jeu, des allées infinies de machines à sous, des salles de spectacles, des restaurants et bien entendu un hôtel haut de gamme. Le plus impressionnant de tous est le Taj Mahal dont le thème est le Moyen-Orient dans toute sa splendeur la plus kitsch, à l’américaine (c’est à dire que ça n’a rien à voir avec le Moyen-Orient mais alors rien du tout). C’est l’un des plus grands casinos du monde. Non loin, le Bally’s propose un thème far west et une ambiance beaucoup plus débridée. A noter que face au Bally’s sur le boardwalk se trouve un Monopoly géant. Le monument est un hommage au célébrissime jeu de société qui a puisé son inspiration ici-même. Ne pas se prendre en photo devant est presque un crime à Altantic City. Un peu plus loin le Caesar’s est une reproduction du casino du même nom de Las Vegas. Le Tropicana, sur le thème des… tropiques, est le plus grand hôtel du New Jersey avec 2125 chambres (ce qui reste tout de même assez loin des 6000 chambres du MGM Grand de Las Vegas). Enfin on peut noter que le Borgata, sur le thème de la Toscane (comme le Bellagio de Vegas), est probablement le plus chic de tous les casinos d’Atlantic City. C’est aussi l’un des plus animés avec ses bars et ses clubs (malgré sa situation excentrée au nord du Convention Center). Quelque soit le casino que vous choisissez n’oubliez pas qu’il faudra montrer à tout bout de champs que vous avez plus de 21 ans alors n’oubliez pas votre pièce d’identité.

Shopping
Récemment la ville à développé tout un quartier entièrement voué au shopping. Situé entre Atlantic et Baltic Avenue, les Tanger Outlets comprennent sur environ 6 blocs toutes les chaînes de vêtements possibles et imaginables. Du pur consumérisme à l’américaine mais qui ravira les amateurs de bonnes affaires et qui insuffle un peu de vie à Atlantic City en dehors du Boardwalk.

Jersey Shore, New Jersey

New Jersey

La côte Atlantique

Le tourisme dans l’état du New Jersey est le plus développé sur la côte atlantique, un long ruban de sable presque ininterrompu sur près de 190 kilomètres. C’est une succession de stations balnéaires. Beaucoup sont désuètes, voire délabrées, certaines sont chics, d’autres sont naturelles et paisibles. Il y en a véritablement pour tous les goûts. Il n’y a jamais eu sur cette côte de véritable port ni même d’activité importante liée à la mer autre que la baignade et le bronzage. Les plages sont assez propres et pour certaine relativement charmantes avec leurs promenades en bois (les fameux “boardwalks”). La plus célèbre de ces promenades se trouve à Atlantic City, surnommée le Las Vegas de l’est et source d’inspiration du Monopoly originel. C’est évidemment la destination phare de la côte mais des sites moins connu et plus beaux comme Cape May mérite plus largement le détour.

Vers Atlantic City

La partie nord de la côte en descendant de New-York vers Atlantic City est un déroulement de stations balnéaires à peu près identiques les unes aux autres. Dans son ensemble cette partie du littoral risque de vous surprendre par la beauté de ses plages qui sont de vraies étendues océanes de sable fin. Par beau temps certain site sont particulièrement beaux. L’uniformité et l’intérêt limité des villes fait qu’il est difficile de citer un lieu plus indiqué qu’un autre pour faire un stop et une pause plage. Tout au nord la presqu’île sablonneuse de Sandy Hook est un espace naturel dont l’attrait majeur réside dans les vues lointaines sur les buildings de Manhattan. Plus au sud Spring Lake est la station la plus “huppée” de cette partie du littoral. Construite autour du lac du même nom, cette station possède une très belle plage et une sympathique boardwalk de près de 3 kilomètres de long. Ce n’est pas Newport Beach (Californie) soyons clair mais c’est beaucoup plus agréable que ce que vous imaginez probablement (en été tout du moins). A partir de Spring Lake commence ce que l’on appel les barrier islands, littéralement les îles barrières. C’est une caractéristique importante du littoral de l’est américain. Les barrier island sont des îles séparées du continent par des lagons. On retrouve ce type de littoral quasiment tout le long de la côte est à partir d’ici et jusqu’à Miami. La célèbre station de Miami Beach est d’ailleurs construite sur une barrier island. N’oubliez pas que ces îles ne sont parfois par reliées entre elles. Par exemple il est impossible d’aller à Altantic City depuis Spring Lake en longeant l’océan.

Best-of du Jersey Shore :

Outre Atlantic City et Cape May (voire les pages dédiées), le Jersey Shore compte de nombreux sites qui permettent d’apprécier de façons plus ou moins sympas les 170 kilomètres du littoral. Pour trouver de la nature sauvage et des grandes et belles plages il faut aller vers le sud dans la micro-région du South Shore (après Atlantic City).

Sandy Hook : Une longue péninsule qui marque l’entrée du port de New York. C’est un espace sauvage, très venteux, où les plages sont immenses. On y trouve notamment l’une des plus grandes plages naturistes du pays à Gunnison Beach. La pointe est protégé par un parc naturel, le Sandy Hook National Recreation Area dont l’entrée coûte 10$. Tout au bout se trouve le Fort Hancock, un fort de défense militaire abandonné et un site assez impressionnant. Ce qui est le plus impressionnant cela dit reste les vues (quand le temps le permet) sur les tout petits buildings de Manhattan (vue d’ici !) de l’autre côté de l’immense baie.

Red Bank : Une petite ville qui n’est pas au bord de la mer mais à 15 km à l’intérieur. Les locaux connaissent bien ce lieu et les new-yorkais apprécient d’y faire étape en route vers Atlantic City ou le sud du « Shore ». C’est une petite ville classique qui a gardé une sympathique Main Street pleine de boutiques et de restaurants sympas.

Asbury Park : Surtout connue pour être la ville de Bruce Springsteen et là où il fit ses premières armes de rocker (Born in the USA !!!), Asbury Park revient de loin. Sa situation au bord de l’océan ne l’a pas empêché de tomber littéralement en déclin total, avec trafic de drogue et tout le tableau des réjouissances. Aujourd’hui redécouverte par les hipsters de NYC, Asbury Park est de retour dans la course des stations balnéaires du Shore mais il reste encore des progrès à faire. On y trouve à la fois de bonnes adresses et des coins pas mal ainsi que des lieux beaucoup moins cool. A voir mais préférez une autre station pour poser vos bagages.

Ocean Grove : Certainement la plus mignonne des stations balnéaires du nord du littoral. Architecture victorienne, beaucoup de petites boutiques, de b&bs, des restos et de cafés. Et bien sur une belle plage !

Spring Lake : La station la plus chic du littoral (voir le petit texte ci-dessus).

Seaside Heights : Une station qui en donne pour tous les goûts avec ses parcs d’attractions, ses bars, sa grande plage et son boardwalk. C’est une station très classique et sans véritable charme mais c’est un endroit agréable pour quelques jours à la plage.

New Jersey

New Jersey

Le petit état côtier du New-Jersey figure rarement sur les circuit touristiques. Il faut dire qu’il est dans l’ombre de New-York City et que son image industrielle et polluée lui colle à la peau (et n’est pas sans fondements). Historiquement c’est un état important, avec des événements qui n’évoquent pas grand chose aux européens mais que tous les américains connaissent telle la bataille de Princeton. Au cours de la Guerre Civile, le New Jersey se rangea dans le camp de l’Union en partie pour préserver sa puissance industrielle. Une industrie qui rendra le New Jersey infiniment riche mais qui laissera son empreinte indélébile au coeur d’un état dont le surnom semble bien mal approprié car il s’agit du “Garden State”, l’Etat Jardin. En réalité se nom vient des intenses échanges agricoles qui ont lieux sur les marchés au centre de l’état. Pour le visiteur qui traverse le New Jersey en empruntant l’autoroute principale (la New Jersey Turnpike) le constat est effarant. L’état apparaît alors comme un enchevêtrement de bitume, d’embouteillages de camions long comme des trains, de champs d’industries grisâtres, de raffineries sombres et d’étendues d’entrepôts, le tout généralement enveloppé dans une épaisse couche de pollution et de fumée. Parfois ce paysage semble tout droit sorti d’un passage de Blade Runner. Bienvenue au pays de la misère ouvrière et des rêves perdus, comme le chantait l’enfant du pays Bruce Springsteen. Tout n’est pas si gris bien évidement mais pour ne rien arranger la capitale de l’état, Trenton, est à éviter et Newark où se trouve le 3e grand aéroport new-yorkais est aussi peu reluisante. Inutile de préciser que le New Jersey souffre de son image comme peu d’autre état dans le pays. Ceux qui auront l’envie de creuser un peu plus profond, au delà des industries et des usines, découvriront le principal (et pour ainsi dire le seul) intérêt de l’état, sa côte Atlantique. Atlantic City est réputée comme le Las Vegas de l’est mais c’est surtout pour Cape May qu’il faut venir, afin de trouver le visage plus avenant et naturel de cet état mal aimé.

Les régions du New Jersey

Dans ce petit état, peu touristique, on distingue principalement cinq régions.

Gateway : C’est littéralement « l’accès » au New Jersey, sous-entendu en venant de New-York. Concrètement ce n’est ni plus ni moins que la continuité de la banlieue de New York City. C’est ici que se trouve les plus grandes villes de l’état dont Newark, Jersey City et Hoboken. C’est une zone très peuplée et ethniquement très diverse. La sécurité n’est pas toujours top dans les villes et il faut faire attention, particulièrement à Newark qui a mauvaise réputation. Pour les habitants de NYC, la Gateway est surtout la région des immenses magasins d’usines et des embouteillages monstres pour y accéder le week-end.

The Skylands : Ce nom poétique désigne toute la partie nord-ouest de l’état. C’est une partie assez naturelle et relativement montagneuse du New Jersey. On y trouve assez peu de sites touristiques en dehors de la station de ski de Vernon et de quelques petites villes historiques comme Morristown ou Hackettstown.

La Delaware River : C’est toute la partie centrale et sud-ouest du New Jersey. C’est ici, le long des autoroutes, que se trouvent les immenses marchés de gros de légumes qui donnent à l’état son surnom « d’état jardin » (the Garden State). On y trouve également la célèbre ville universitaire de Princeton et la capitale de l’état, Trenton (toujours considérée aujourd’hui comme assez dangereuse).

Le Jersey Shore : La partie la plus connue de l’état, dont le nom a largement été répandu par une émission de la chaîne MTV. Le littoral du New Jersey fait presque figure de petit état à l’intérieur de l’état. L’endroit est réputé pour ses superbes plages océanes (et c’est une réalité les plages du New Jersey sont splendides) et pour son alignement de stations balnéaires qui s’animent furieusement lors du Spring Break. Le joyaux de la couronne est évidement la ville d’Atlantic City, très connue pour ses casinos et que l’on appel souvent le Las Vegas de l’est.

Le South Shore : La partie sud du littoral est une petite région à part, beaucoup plus calme et nature. Ici les stations balnéaires laissent la place à de petits villages dont le plus charmant est Cape May. C’est très probablement le plus beau recoin du New Jersey et sa meilleure destination touristique.